Les roches sédimentaires, archives de l’environnement de la sédimentation
Le principe d’actualisme (doc. 1) postule que les lois régissant les phénomènes géologiques actuels étaient également valables dans le passé. Ainsi, la découverte d’un fossile dans une roche sédimentaire peut nous indiquer l’environnement de dépôt des sédiments : par exemple, si les espèces actuelles parentes de l’espèce fossile vivent actuellement en milieu marin côtier, alors on peut faire l’hypothèse que la roche sédimentaire s’est formée en milieu marin côtier.
La mise en relation des docs 2 à 5 permet de reconstituer le paléoenvironnement de dépôt sédimentaire à Chamarande au Rupélien entre −33,9 Ma et −28,4 Ma.
Dans les sables de Pierrefitte d’âge Rupélien, à proximité de Chamarande, on trouve des fossiles deGlobocerithium petrafixenze, mollusques gastéropodes de la famille des cérithes, deKaupitherium, mammifères siréniens, et deChelonia, tortues vertes (doc. 2). Or, toutes les espèces parentes actuelles vivent de nos jours en milieu marin (docs 3 à 5), dans des mers peu profondes, littorales, tempérées à tropicales. On peut donc affirmer, en appliquant le principe d’actualisme, que la région de Chamarande était occupée par une mer chaude de faible profondeur au Rupélien.
La cartographie de l’extension du Rupélien (doc. 6), étage caractérisé par le même contenu fossilifère, permet de confirmer cette extension géographique. La carte rend bien compte des limites, c’est-à-dire des rivages et de l’étendue de la mer qui a envahi le Bassin parisien au Rupélien.
Reconstitution de l’environnement de Pierrefitte au Rupélien, à quelques kilomètres de Chamarande
Source: Réserve naturelle nationale des sites géologiques de l’Essonne @Mazan