Revenir
Revenir

Français

L’obstacle cognitif global d’une double-page classique de manuel scolaire de français est la surcharge...

Sommaire

Identifier les aménagement possibles à partir d’un manuel scolaireSurcharge cognitive globaleManque d’aménagement pour la compréhension syntaxiqueManque d’aménagement pour la compréhension grammaticaleManque d’aménagement pour la compréhension des consignesManque d’aménagement pour répondre aux consignes
Adapter les cours et documentsRendre accessible une séance de grammaireLecture d’une affiche ou d’une image de propagandeLecture d’un dessin de presse
Exemples de leçons de françaisAdaptation d’une séance de grammaire
Adaptation d’un cours de conjugaison
Rendre accessible une interprétation littéraire
Rendre accessible l’écriture poétique
Je travaille les figures de style
Comprendre les voix passive et active
Exemples de mises en activitéCrée une bande dessinée pour présenter son activitéJouer à Feelings pour se préparer au monde professionnelJouer pour travailler les attitudes professionnellesJouer à Duplik pour travailler les plans / les outilsJouer pour travailler le lexique professionnelRendre compte de son stage à l’oral

Identifier les aménagement possibles à partir d’un manuel scolaire

Surcharge cognitive globale

L’obstacle cognitif global d’une double-page classique de manuel scolaire de français est la surcharge informationnelle.
Dans sa mise en page, la double page regroupe trop d’éléments hétérogènes sur un même espace :
  • sur le fond : règles théoriques + exemples + exercices + pièges + explications ;
  • sur la forme : styles visuels multiples (encadrés, couleurs, flèches, smileys, typographies différentes).
Au sein de l’encadré (page de gauche) : présence de 3 encadrés denses en petit texte. Cela surcharge visuellement et empêche la compréhension linéaire.
L’utilisation de smileys, sans fonction pédagogique claire, distrait plus qu’elle n’explicite.

Manque d’aménagement pour la compréhension syntaxique

Les difficultés dans la compréhension syntaxique sont les suivantes :
  • les mots voix active, voix passive, voix pronominale sont abstraits ;
  • le vocabulaire utilisé dans les explications inclut : « sujet reçoit directement l’action » ; « verbe réfléchi » ; « agent complément ».
Ces termes impliquent de comprendre la structure syntaxique d’une phrase, ce qui est difficile pour des élèves faibles lecteurs ou non francophones.
  • Trop de termes grammaticaux en même temps, sans aide concrète
Le langage employé demande une bonne autonomie​.

Manque d’aménagement pour la compréhension grammaticale

Il y a un risque d’obstacle de conceptualisation grammaticale, avec une confusion entre formes et fonctions.
Pourquoi ? Car l’élève est exposé à des phrases avec des formes conjuguées complexes (passé composé, auxiliaires). Il doit reconnaître à la fois :
  • la forme verbale (temps, voix) ;
  • la fonction du groupe (sujet ou complément) ;
  • la nature du verbe (pronominal, transitif…).
Cette triple tâche grammaticale est difficile pour des élèves en difficulté.
Conséquence : l’élève se trompe d’objectif (exemple : il conjugue au mauvais temps ou modifie les mots inutiles).
Les flèches ne permettent pas d’établir un lien logique entre les 3 voix. 

Manque d’aménagement pour la compréhension des consignes

L’élève doit réfléchir à ce qu’il doit faire sans consigne claire​.
Consignes complexes et peu explicites :
  • trop de tâches à réaliser sans guidage clair, et des termes comme « pronominaliser » non explicités ;
  • absence de modèle.

Manque d’aménagement pour répondre aux consignes

L’élève fait face à un obstacle syntaxique par la densité des exemples et le manque de guidage.
Pourquoi ? Car les phrases données dans les exercices sont :
  • longues (parfois 12-15 mots) ;
  • abstraites (ex : critiques, spectateurs, musiciens…) ;
  • sans lien personnel ou affectif.
Il n’y a aucune phase de modelage explicite :
  • pas de phrase transformée étape par étape ;
  • l’élève doit directement appliquer une transformation sans démonstration.
Conséquences :
  • les élèves ne savent pas comment s’y prendre pour transformer une phrase ;
  • ils copient sans comprendre ou restent bloqués dès la première phrase.

Adapter les cours et documents

Rendre accessible une séance de grammaire

Quelques préconisations pour rendre une séance de grammaire accessible
Alléger la charge cognitive
  • Travailler une seule notion grammaticale à la fois.
  • Limiter la quantité d’informations sur la page : 1 règle, 1 exemple, 1 application.
  • Éviter les doubles pages complexes et les fiches trop denses.
Clarifier les notions grammaticales
  • Remplacer les termes techniques par des questions simples : qui fait l’action ? Qui reçoit l’action ? Est-ce que le sujet fait l’action sur lui-même ?
  • Utiliser un code couleur constant : sujet (vert), verbe (rouge), complément (bleu).
Utiliser des phrases simples et concrètes
  • Choisir des phrases courtes, proches des élèves et imagées (éviter les noms abstraits).
  • Exemples : « Lucas mange une pomme » ; « Le chien regarde le chat ».
Guider la transformation pas à pas
  • Donner des exemples modélisés avec des couleurs, des flèches ou des pictogrammes.
  • Utiliser des phrases à trous guidées et progressives.
  • Créer des cartes à manipuler (sujet, verbe, complément) à replacer dans la phrase.
Travailler l’oral avant l’écrit
  • Faire lire les phrases à haute voix.
  • Proposer des reformulations orales avant de passer à l’écrit.
  • Encourager les transformations à l’oral en binôme ou avec l’enseignant.
Structurer les consignes et les exercices
  • Formuler une consigne à la fois (ex : « Mets la phrase au passif »).
  • Donner un exemple corrigé avant chaque série d’exercices.
  • Utiliser des étapes numérotées pour guider la démarche.
Adapter la présentation visuelle
  • Utiliser des polices sans empattement (Arial, OpenDyslexic), taille 14 minimum.
  • Ne pas justifier les textes (alignement à gauche).
  • Sauter une ligne entre chaque phrase ; espacer les mots si besoin.
Appuyer les notions avec le visuel et la manipulation
  • Afficher les règles sous forme de schémas, tableaux ou pictogrammes.
  • Construire des affiches avec des exemples colorés. Cela aide à manipuler les éléments de la phrase avec des étiquettes, des cartes ou des blocs.

Lecture d’une affiche ou d’une image de propagande

Parler avec les yeux : comprendre les images pas à pas - Fiche méthode simplifiée
1. Je présente l’affiche
  • Qui a fait cette affiche ? Quand ? Pour qui ?
  • Est-ce pour convaincre, pour vendre, pour informer ?
2. Je regarde l’image
  • Qu’est-ce qu’on voit ? Des couleurs ? Des symboles ? Des personnages ?
  • Qu’est-ce qui est devant (1er plan), au milieu (2e plan), au fond (arrière-plan) ?
3. Je lis le texte
  • Quel est le slogan ? Qu’est-ce qu’il veut dire ?
  • Est-ce que le texte aide à comprendre l’image ?
4. Je cherche le message
  • Que veut dire l’affiche ? Est-ce qu’elle est pour ou contre quelque chose ?
  • Est-ce qu’on veut me faire penser quelque chose ?
5. Je fais une conclusion simple : l’affiche veut me faire comprendre que...
Source : inspiré de la revue Galiena, D., & Morvan, S.,5 langages graphiques décodés : Dessin de presse, publicité, infographie, bande dessinée, caricature, Canopé éditions, 2020.

Lecture d’un dessin de presse

Lire un dessin de presse comme une caricature - Fiche méthode simplifiée
1. Je regarde le dessin
  • Que représente-t-il ? Des personnes ? Des objets ? Des drapeaux ?
  • Est-ce exagéré ? Comique ?
2. Je cherche les symboles
  • Que veulent dire les objets ou les animaux ?
  • Est-ce que je reconnais un pays ou une idée ?
3. Je cherche le sens caché
  • Que veut dire ce dessin ? Quelle idée critique-t-il ?
  • Est-ce une blague ? Une critique ?
4. Je réponds à la question : que veut dire ce dessin ?
Source : inspiré de la revue Galiena, D., & Morvan, S.,5 langages graphiques décodés : Dessin de presse, publicité, infographie, bande dessinée, caricature, Canopé éditions, 2020.

Exemples de leçons de français

Adaptation d’une séance de grammaire

La grammaire par l’enquête, comme dansLa Plume empoisonnéed’Agatha Christie. La grammaire peut devenir un terrain d’enquête, de jeu et de réflexion, où les élèves déduisent, testent, formulent des hypothèses, comme de véritables détectives du langage.
Inspirée de l’ouvrageEnquêtes orthographiques. Déjouer les pièges du françaisde N. Laurent (2022), cette approche place les élèves dans une posture active et curieuse.
Voici quelques pistes concrètes.
Privés de repères
  • On propose un texte entièrement dépourvu de ponctuation.
  • En essayant de le lire à voix haute, les élèves se rendent vite compte qu’ils ne savent plus où s’arrêter ni comment comprendre le sens.
  • Ce moment d’impasse devient le déclencheur d’une réflexion sur l’importance de la ponctuation, non comme une contrainte, mais comme un véritable « code de la route » du langage.
Une virgule et tout change
La puissance d’une virgule : en comparant deux phrases comme « Il faut manger, maman ! » et « Il faut manger maman ! », les élèves découvrent de manière ludique à quel point un seul signe peut tout changer.
Tester leurs hypothèses : les élèves peuvent ensuite mettre à l’épreuve leurs découvertes sur différents textes, réintroduire la ponctuation, formuler des règles ou encore corriger des phrases piégées. Cette démarche permet non seulement de renforcer les compétences grammaticales, mais aussi de développer la logique, l’attention au détail et le plaisir d’apprendre.

Adaptation d’un cours de conjugaison

Objectif : conjuguer un verbe facilement
1. Comprendre les 3 choses importantes d’un verbe
  • Le sujet = Qui fait l’action ? Je, tu, il, nous…
  • Le temps = Quand ? Présent, passé, futur.
  • Le groupe = Comment il se termine ? -er, -ir, -re.
2. Les 3 étapes pour conjuguer un verbe
Étape 1 : Je trouve l’infinitif du verbe (forme du dictionnaire).
C’est la forme de base.
Exemples : manger, finir, prendre.
Étape 2 : Je coupe la fin (-er, -ir, -re).
Je garde le radical (la racine du mot).
Exemples :
- manger→mang-
- finir→fin-
​​​​​​​- prendre→prend-
Étape 3 : Je choisis le bon sujet et la bonne terminaison.
J’utilise une grille (voir ci-dessous).
3. Grille des terminaisons au présent – Groupe 1 (-ER)
Sujet - Terminaison - Exemple avec « aimer »
  • Je ; -e ; j’aime
  • Tu ; -es ; tu aimes
  • Il/Elle ; -e ; il aime
  • Nous ; -ons ; nous aimons
  • Vous ; -ez ; vous aimez
  • Ils/Elles ; -ent ; ils aiment
4. Aides visuelles
Astuce pour mémoriser
  • Je/il/elle = -e → facile !
  • Nous = -ons → comme « on est ensemble ».
  • Vous = -ez → comme un zzz de « vous êtes plusieurs ».
  • Ils/elles = -ent → on ne l’entend pas, c’est muet !
Matériel possible
  • Cartes à manipuler : sujet + radical + terminaison à assembler.
  • Couleurs :
    - sujet = bleu ;
    - radical = noir ;
    - terminaison = rouge.
  • Conjugaison en puzzle ou dominos : associer des formes.
Entraînement guidé. Exercice : Conjugue le verbe « parler » au présent.
  • Infinitif ? → parler
  • Radical ? → parl-
  • Je choisis le sujet → tu
  • Terminaison ? → -es
    Réponse : tu parles.

Rendre accessible une interprétation littéraire

Objectifs adaptés
  • Permettre aux élèves d’exprimer une compréhension personnelle d’un texte littéraire.
  • Utiliser des supports visuels et sensoriels pour accéder au sens.
  • Construire une posture de lecteur qui a le droit de ressentir, dire, interroger un texte.
Méthodologie adaptée (enseignement explicite + pédagogies alternatives)
1. Lecture expressive + repérage simplifié (enseignant)
  • L’enseignant lit le texte à voix haute.
  • Les élèves suivent avec un texte guidé visuellement :
    - symboles pour chaque idée : rêve / difficulté / solution ;
    - possibilité d’écoute audio + version allégée si besoin.
Matériel
  • Fiche texte avec pictogrammes dans la marge.
  • Code couleur pour les émotions.
2. Carnet dialogique simplifié, « Mon carnet d’interprétation » à compléter individuellement.
3 cases à remplir
  • Ce que j’ai compris (avec choix guidés ou image à coller).
  • Ce que ça m’a fait ressentir (choix d’une émotion).
  • Ce que j’ai envie de dire à ce texte / à l’auteur.
L’élève peut remplir les cases avec les éléments suivants :
  • utiliser des vignettes à coller ;
  • autoriser le dessin ou l’expression orale au lieu de l’écrit ;
  • phrases à trous guidées ;
  • support de lexique émotionnel visuel.
3. Interprétation graphique
Objectif : traduire par le dessin ou les couleurs une compréhension du texte.
Consigne : dessine ce que tu vois dans ta tête quand tu entends ce texte. Ou encore : dessine ce que ressent Isabelle Carré dans cette scène.
4. Partage entre pairs
En binôme ou en petit groupe :
  • chaque élève montre son dessin / carnet ;
  • un camarade reformule : « Tu as dessiné ça parce que tu penses que... »
L’enseignant modélise :
  • « tu as raison de dire cela parce que… » ;
  • « une autre élève pense autrement, on va comparer ».
5. Structuration collective
« Tu as dessiné ça parce que tu penses que... »
  • Quels mots reviennent ?
  • Quelles émotions ont été ressenties ?
  • Qu’est-ce que le texte dit sur le rêve ? sur l’échec ? sur l’art ?
L’enseignant reformule les interprétations des élèves en phrases construites, avec des mots-clés.
D’après les travaux de Stéphanie Lemarchand.

Rendre accessible l’écriture poétique

Les objectifs
  • Je dois créer une comparaison poétique simple.
  • Je dois rédiger un court poème descriptif et imagé.
4 activités possibles
1. Je dis ce qui me vient par la tête…
2. Je choisie une partie du corps
J’associe une partie du corps à un objet agréable. Liste de mots possibles : 🎈ballon / ❤️cœur / 🎁cadeau / 🔥flamme / 🌳artichaut / 🍑pêche / 🌸fleur.
Mots à associer pour préparer l’écriture :
  • 👄 Sa bouche est comme une (cerise 🍒 / fleur 🌸/ ?) ;
  • ✋ses mains sont pareils à (plume 🪶 / soleil ☀️) ;
  • son cou est semblable à une (colline douce / foulard en soie 🧣).
3. Je prépare ma sérénade
Ex : la bouche. « Sa ___ est comme ___ »
  • J’ajoute un adjectif de couleur.
  • J’ajoute un adjectif sur la texture.
  • J’ajoute un adjectif sur la forme.
Quels supports ?
  • Fiche poème à compléter.
  • Images à choisir/coller.
  • Gabarit de dessin.
  • Carnet de lecture.
  • Liste d’idées pour comparaison.
  • Modèle de poème à suivre Outils communs à mobiliser.
4. Tout un fromage
Le texte a été mangé par mimi la petite souris, je dois compléter pour retrouver ma déclaration poétique.
But : aider à organiser les idées et contourner les blocages d’expression.
Exemple de structure guidée
  • « J’aime sa ________ (main, bouche, etc.), elle est comme un(e) ___________ (objet, chose belle). »
  • « Quand je la/le regarde, je pense à __________. »

Je travaille les figures de style

Objectifs pédagogiques : travailler les comparaisons, les périphrases et l’écriture théâtrale.
Objectif général : développer la créativité, la précision lexicale et l’expression écrite et orale à travers des jeux narratifs adaptés.
Objectifs spécifiques
  • Utiliser des comparaisons riches et expressives dans une production orale ou écrite.
  • Créer des périphrases évocatrices pour décrire des images, des objets ou des personnages.
  • Écrire un dialogue théâtral avec didascalies, voix et intention.
  • Coopérer, écouter, imaginer et s’amuser autour de récits communs.
Notions travaillées
  • Figures de style : comparaison, métaphore, périphrase.
  • Langue française : enrichissement du lexique, travail de la précision.
  • Genre théâtral : didascalie, réplique, ton, intention, construction dramatique.
  • Communication orale : clarté, expressivité, écoute active.
  • Expression écrite : structuration d’un dialogue, cohérence d’une scène, formulation.
Intérêt pédagogique principal : par le jeu
  • Dixit : développer la capacité à imaginer et exprimer des comparaisons visuelles et symboliques. Permet de détourner les images et de mobiliser un lexique émotionnel et poétique.
  • Ici Londres : travailler la périphrase et la précision d’expression. Les élèves doivent formuler un message codé, ce qui les oblige à mobiliser des synonymes, des détours lexicaux, et la compréhension des champs sémantiques.
  • Petits meurtres entre amis : créer un dialogue vivant et crédible entre personnages, avec des intentions différentes. Le jeu stimule l’invention, la gestion du suspense, le double-sens et la dramatisation, tout en respectant les codes du théâtre.
Intérêts didactiques
  • Ancrage ludique : le jeu permet une mise à distance des difficultés, une implication forte même des élèves en difficulté et un apprentissage implicite.
  • Différenciation naturelle : chacun participe selon son niveau ; les élèves RAI peuvent s’exprimer plus librement ou avec des aides (cartes, lexiques, phrases à trous).
  • Pluridisciplinarité possible : ces jeux peuvent s’ancrer dans une séquence avec les arts appliqués (dessin d’une scène), l’histoire (contexte de guerre ou d’enquête) ou l’EMC (coopération, écoute, expression des émotions).
  • Développement de la compétence « écrire pour être lu / entendu », essentielle en CAP.
Exemple réalisé par des élèves à l’aide de ces outils
Au camping des Flots Bleus, un sadique pique les fesses à travers les toiles de tente.
Inspecteur — Michel Saint-Joseph !
Michel Saint-Joseph — Oui, c’est moi, le meilleur chasseur au monde ! On m’accuse de quelque chose que je n’ai pas commis ! C’est injuste, c’est pitoyable, c’est monstrueux !
Inspecteur — Vous êtes habitué au palace, vous ne descendez pas au camping, normalement. On me rapporte que vos habitudes de chambre sont parfois suspectes. C’est vous qui avez piqué les fesses de la pauvre dame ?
Michel Saint-Joseph — Non, madame ! Et en plus, ce rituel, ce n’est pas moi ! J’étais en train de chasser, comme un trappeur qui marchait désespérément à la recherche de petits lapins pour mon repas. Je n’aurais jamais piqué les fesses des pauvres mémés qui n’arrivent même plus à avancer. J’ai un cœur, quand même ! Je ne vois pas pourquoi vous m’accusez, je ne comprends pas... J’allais aider ces pauvres mémés, je leur ramenais de bons lapins frais du cerf. Enfin, je ne comprends vraiment pas... Je suis très... Vous devriez avoir honte de m’accuser d’une chose pareille...

Comprendre les voix passive et active

Un exemple concret pour comprendre comment passer de la voix active à la voix passive grâce à la structure de l’araignée.

Exemples de mises en activité

Crée une bande dessinée pour présenter son activité

Objectif : créer une bande dessinée pour présenter la mini-entreprise du jardin
1. Je prépare mes idées (activité de tri/mémo visuel)
  • Qui travaille ? (Moi, mes camarades)
  • Qu’est-ce qu’on fait ? (au jardin, à l’atelier carterie, à la vente...)
  • Qu’est-ce qu’on veut faire ? (jardinières, poèmes, coin détente…)
Astuce : je peux utiliser des cartes avec pictos (jardin, râteau, fleurs, vente…).
2. Je choisis une case pour chaque idée
Case BD = sujet + action (verbe) + complément
  • 1    Moi    Ratisse    les feuilles
  • 2    Sofia    Plante    des salades
  • 3    On    Prépare    des cartes
  • 4    Nous    Vendons    au marché
  • 5    On    Veut planter    des fleurs comestibles
  • 6    On    Imagine    un coin repos
Objectif : 1 phrase = 1 case = 1 activité
3. Je parle avec des bulles
Exemple :
Personnage : Moi
Texte bulle : « Je plante de la menthe ! »
Conseil : toujours utiliser la première personne (« je », « nous »).
4. Je dessine ou je colle une image
Tu peux :
  • dessiner ;
  • découper dans des magazines ;
  • imprimer une image ;
  • faire un collage numérique.
5. Je relis et je vérifie
  • Une action par case.
  • Une phrase complète (sujet + verbe + complément).
  • Des phrases simples.
  • Des bulles lisibles.

Jouer à Feelings pour se préparer au monde professionnel

Objectif : utiliser une version adaptée du jeu Feelings pour développer chez les élèves :
  • des compétences psychosociales utiles au travail en équipe ;
  • une posture professionnelle ajustée ;
  • une capacité à nommer, reconnaître, gérer leurs émotions ;
  • des compétences de communication orale utiles dans le monde pro.
Le jeu Feelings, version professionnelle adaptée
But du jeu : exprimer une émotion face à une situation professionnelle, écouter les autres, comprendre les écarts d’émotions.
Matériel adapté :
  • cartes « situations pro » : « Ton collègue arrive en retard tous les jours », « Le patron te félicite », « Un client s’énerve contre toi sans raison », « Tu travailles bien en binôme »... ;
  • cartes émotions simplifiées : content, fier, triste, stressé, gêné, en colère, fatigué, inquiet… (avec pictos et codes couleurs).
Pourquoi utiliser Feelings en français professionnel ?
Travailler les compétences psychosociales (CPS)
  • Identifier ses émotions face à une situation de travail.
  • Se mettre à la place de l’autre (empathie professionnelle).
  • Comprendre les différences de réactions dans une équipe.
  • Apprendre à réagir de manière régulée et adaptée.
Renforcer la posture professionnelle
  • Apprendre à nommer une émotion sans agressivité.
  • S’entraîner à écouter activement, sans jugement.
  • Travailler la neutralité émotionnelle dans les échanges clients/chefs/équipes.
  • Favoriser la coopération dans des situations tendues.
Mobiliser le langage oral
  • Formuler : « Dans cette situation, je me sentirais... car... »
  • Écouter et reformuler les ressentis des autres.
  • S’entraîner à justifier une émotion avec des mots simples et professionnels.
Déroulé d’une séance type
1. Présentation des émotions (avec pictos)
  • Travail explicite : on nomme, on mime, on dessine chaque émotion.
  • On crée ensemble une « fiche outil » : Je suis… quand…
2. Tirage d’une carte situation professionnelle
Ex. : « Un collègue te critique devant le chef. »
3. Chaque élève choisit une émotion et la justifie
  • Phrase modèle : « Je me sens… car… »
  • Il peut pointer une image, puis lire une phrase préparée.
  • Il formule oralement ou par écrit.
4. On vote (à la manière du jeu) sur l’émotion probable de chacun.
5. Discussion professionnelle guidée
  • Est-ce une réaction attendue dans le monde du travail ?
  • Quelle réaction serait plus efficace, plus professionnelle ?
  • Quels mots pourrait-on utiliser dans ce contexte ?
Pourquoi c’est puissant ?
  • Développement de l’intelligence émotionnelle : meilleure gestion de conflits.
  • Apprentissage du langage émotionnel et professionnel : meilleure communication orale.
  • Création d’un cadre d’écoute et d’empathie : climat de classe plus serein.
  • Répétition de situations proches du réel : transfert possible en stage.
Astuce d’un prof de français pro
  • À la fin de la séance, faire écrire un petit « journal d’émotion pro » : « Aujourd’hui, j’ai appris qu’en cas de stress, je peux... »
  • En CCF ou oral pro, réinvestir cette compétence pour parler de ses qualités humaines.

Jouer pour travailler les attitudes professionnelles

Objectifs
  • Travailler les attitudes professionnelles dans des situations concrètes.
  • Jouer un rôle (client, collègue, patron, fournisseur…) en respectant un comportement.
  • Exprimer, observer, commenter une scène professionnelle.
Matériel
  • Cartes rôles dessinées (voir documents fournis ci-dessous).
  • Cartes situations professionnelles (adaptées au métier des élèves).
  • Tableau d’aide aux phrases.
  • Grille d’observation spectateur (facultatif).
Déroulé de l’activité
1. Préparation
Chaque élève tire :
  • une carte rôle (ex. : collègue coopératif, client directif…) ;
  • une carte situation (ex. : installer un appareil, gérer un conflit…).
2. Jeu de rôle à 3
  • Un groupe de 3 joue la scène devant les autres.
  • Durée : 2 à 3 minutes.
  • Objectif : jouer son rôle de façon crédible.
3. Retour collectif guidé
La classe commente :
  • ce qui est possible ou non ;
  • ce qui pourrait être amélioré ;
  • ce qui était professionnel.
Adaptation
Cartes : dessin + mot simple + émotion.
Préparation : élève aidé par l’adulte ou un binôme.
Langage : phrases à lire ou répéter.
Expression : mime ou pictogramme autorisé.
ou
Cartes : mot + situation décrite simplement.
Préparation : tableau à remplir pour anticiper la scène.
Langage : phrases modèles proposées.
Expression : jeu libre mais court, retour en groupe.

Jouer à Duplik pour travailler les plans / les outils

Objectifs pédagogiques « Décris-moi ton plan » avec Duplik.
Français pro
  • Utiliser un lexique précis pour décrire une consigne technique.
  • Comprendre une description orale ou écrite pour reproduire une tâche.
  • Savoir demander une clarification (je ne comprends pas / tu peux répéter ?).
Pro / techno
  • Reproduire un schéma technique simple à partir d’une consigne orale.
  • Identifier les contraintes de transmission d’informations dans un travail en binôme ou en équipe.
Matériel
  • Jeu Duplik (ou version maison : dessins techniques / objets métiers / pictos).
  • Feuilles blanches / tableau.
  • Fiche « dictée de plan » avec espaces à compléter pour structurer les consignes.
Déroulement de la séance (45 min – 1 h)
Phase 1. Je découvre et je nomme (10 min)
  • Présentation des formes / objets / symboles techniques utilisés dans les schémas.
  • Pour chaque symbole :
    - nom écrit et oral ;
    - geste associé (mime) ;
    - exemple métier (ex. : « cette flèche, c’est un sens de courant »).
Outils :
  • planche avec images + mots à pointer ;
  • tableau des mots techniques utilisables.
Phase 2. Je dicte, tu dessines (20 min)
1. Un élève voit un schéma simple (en technique ou imaginaire).
2. Il doit le décrire oralement à ses camarades (sans montrer le dessin).
Avec une fiche guide si besoin : « En haut, il y a un carré. À droite du carré, une flèche vers un cercle... »
3. Les camarades dessinent ce qu’ils entendent.
Aide :
  • description ultra-guidée avec phrases modèles à trous ;
  • description libre mais encadrée (liste de mots autorisés).
Phase 3. On compare et on améliore (10 min)
  • Mise en commun : on affiche les productions.
  • On compare avec le modèle.
  • On repère les erreurs liées à des mots mal compris, mal utilisés.
  • Discussion :
    - Qu’est-ce qui a été compris ?
    - Qu’est-ce qu’on aurait pu mieux dire ?
    - Quels mots techniques ont aidé ?

Jouer pour travailler le lexique professionnel

Je transforme un jeu existant et le mets au service de l’apprentissage du lexique professionnel (ex : Concept).
Dominante : lexique professionnel
Objectifs pédagogiques
  • Savoir reconnaître, associer et expliquer un mot professionnel en utilisant des icônes visuelles.
  • Apprendre à faire deviner ou deviner un mot pro à partir d’indices simples (image, couleur, fonction, lieu).
  • Développer le vocabulaire métier de manière ludique, accessible et coopérative.
Matériel nécessaire
  • Jeu Concept (ou version imprimée des icônes principales).
  • Cartes mots professionnels (images + mots).
  • Fiche de vocabulaire métier illustrée.
  • Planche des icônes choisies.
  • Tableau de phrases à trous.
Déroulement de la séance (45 min à 1 h).
Phase 1. Je découvre les pictos (10 min)
  • Présentation de 10-15 icônes utiles (ex. : outil, main, tête, bâtiment, couleur, chiffre, flèche…).
  • Pour chaque picto :
    - nom oral + écrit ;
    - geste associé ou mime ;
    - une phrase simple avec exemple pro : → « Ce picto = 'main' → Je travaille avec les mains. »
Activité : tri d’icônes par thème (outil / lieu / personne / action)
Phase 2. Entraînement guidé (15 min)
  • L’enseignant montre un mot professionnel (ex. : « casque »).
  • Ensemble, les élèves choisissent les icônes qui correspondent : sécurité, tête, jaune, objet.
  • Ensemble, ils disent la phrase : « Ce mot est un objet. Il est sur la tête. Il protège. Il est jaune. »
  • L’élève devine, ou coche parmi 4 propositions illustrées.
Phase 3. Jeu en binôme ou petit groupe (20 min)
Règle du jeu adaptée « Mot Pro Mystère »
  • L’élève tire une carte « mot pro ».
  • Il place les pions sur les pictos correspondants.
  • Le binôme ou le groupe devine.
  • L’élève valide et reformule avec la phrase modèle : « Mon mot était gants car j’ai mis main + sécurité + objet + travail. »

Rendre compte de son stage à l’oral

Méthode pour rendre compte de son stage à l’oral.
Présentation globale
  • Nom / prénom.
  • Classe.
  • Date du stage.
  • Nom de l’entreprise.
  • Adresse de l’entreprise.
  • Nom du tuteur.
Activités de l’entreprise : ses caractéristiques
  • Raison sociale.
  • Présentation rapide de l’entreprise.
  • Ce qu’elle vend/produit.
  • Activités de l’entreprise.
Activités pendant le stage
  • …
Ce que j’ai appris
  • …
Je décris une journée type de l’entreprise
  • Le matin.
  • Le midi.
  • L’après midi.
  • Le soir.
Description d’une activité
  • Activité principale.
  • Qualité nécessaire.
  • Niveau d’étude demandé.
  • Salaire.
  • Horaire.
  • Lieu.
  • Avantages.
  • Inconvénients.
  • Perspectives d’avenir.
Points positifs
  • …
Points négatifs
  • …
Évaluation et appréciation du tuteur
  • Autocritique.
  • Ce qui a été.
  • Ce qui n’a pas été.
Évaluation de mon projet
  • …