Relisez l'ensemble des discours prononcés par nos oratrices Louise Michel, Gisèle Halimi, Simone Veil, Virginie Despentes et Amanda Gorman et répondez aux questions suivantes.
1. Parvenez-vous dans les différents discours étudiés à trouver une tonalité/un registre dominant pour chacun d'entre eux ?
2. Quels discours peuvent être rapprochés du point de vue de leur tonalité dominante (ou registre) ?
3. Quel(s) discours joue(nt) sur le plus grand nombre de tonalités (ou registres) ? À votre avis pourquoi ?
4. D'après l'ensemble de vos réponses, pouvez-vous dire qui sont les oratrices qui jouent plus de l'art de convaincre ou de l'art de persuader ?
Quelques tonalités - Coup de pouce
On définit traditionnellement le registre ou la tonalité comme l'effet produit par le texte sur le lecteur. Dans un discours, le texte est fait pour être oralisé1, et il est fréquent évidemment que l'orateur joue avec les effets qu'il veut produire sur son destinataire.
Il sera utile de rappeler les différents types de registres ou tonalités, l'ensemble des effets qu'ils produisent et les indices qui permettent parfois de les repérer dans les textes.
- Pathétique : il inspire la pitié ou l'émotion triste.
- Tragique : il inspire la terreur ou la pitié face au sentiment d'une fatalité, d'une situation sans issue.
- Comique : il inspire le rire au destinataire ou au spectateur.
- Didactique : l'auteur du texte cherche à enseigner, instruire, transmettre un savoir ou une morale.
- Polémique : ce terme vient du grecpolemosqui signifie le « combat » ; l'auteur cherche à introduire une « guerre » des idées dans ses mots. Il attaque, dénonce par les mots.
1.Il existe aussi des discours qui ont été en partie improvisés et qui ne possédaient pas de trame écrite. Ils ont pu alors être portés à l'écrit une fois qu'ils ont été prononcés.