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Étudier les chapitres V à VII

Dans le chapitre V, Formosante se rend en Chine accompagnée de sa femme de chambre.

Sommaire

J'étudie un extrait du chapitre V - QuestionsJ'étudie un extrait du chapitre V - Invention
J'étudie des extraits du chapitre V - QuestionsJ'étudie un extrait du chapitre V - Invention
J'étudie un extrait du chapitre VI - QuestionsJ'étudie un extrait du chapitre VI - Invention

J'étudie un extrait du chapitre V - Questions

Dans le chapitre V, Formosante se rend en Chine accompagnée de sa femme de chambre.
« Les licornes, en moins de huit jours, amenèrent Formosante, Irla et le phénix à Cambalu, capitale de la Chine. C'était une ville plus grande que Babylone, et d'une espèce de magnificence toute différente. Ces nouveaux objets, ces mœurs nouvelles, auraient amusé Formosante, si elle avait pu être occupée d'autre chose que d'Amazan. »
La Princesse de Babylone, Voltaire, 1768, chapitre V.
Questions
1. Imaginez la forme que pourrait prendre la « magnificence » de cette ville.
2. La découverte d'un lieu vous a-t-elle déjà causé de la stupéfaction ou de l'émerveillement ? Expliquez d'où ils sont venus en décrivant ce lieu.

J'étudie un extrait du chapitre V - Invention

Formosante apprend par le roi de Chine qu'Amazan lui reste fidèle grâce à ce billet adressé à la Princesse de Chine.
« Belle princesse de sang de la Chine, vous méritez un cœur qui n'ai jamais été qu'à vous ; j'ai juré aux dieux immortels de n'aimer jamais que Formosante, princesse de Babylone, et de lui apprendre comment on peut dompter ses désirs dans ses voyages ; elle a eu le malheur de succomber avec un indigne roi d’Égypte : je suis le plus malheureux des hommes, j'ai perdu mon père et le phénix, et l'espérance d'être aimé de Formosante ; j'ai quitté ma mère affligée, ma patrie, ne pouvant vivre un moment dans les lieux où j'ai appris que Formosante en aimait un autre que moi ; j'ai juré de parcourir la terre et d'être fidèle. Vous me mépriseriez, et les dieux me puniraient, si je violais mon serment ; prenez un amant, Madame, et soyez aussi fidèle que moi. »
La Princesse de Babylone, Voltaire, 1768, chapitre V.
Invention
1. Si Amazan était un lycéen du XXIesiècle, qu'écrirait-il ou que dirait-il ? Transposez ce billet à notre époque selon les modalités de votre souhait : écrit, vidéo, vocal… Le fond, la tonalité ainsi que le registre de langue doivent rester les mêmes mais le vocabulaire et la forme peuvent changer.
2. Imaginez la réponse que pourrait formuler Formosante si elle était une lycéenne du XXIesiècle.

J'étudie des extraits du chapitre V - Questions

Formosante décide alors de se remettre en route et arrive en Scythie. Voici la brève description de ce pays :
« Dès qu’elle fut en Scythie, elle vit plus que jamais combien les hommes et les gouvernements diffèrent, et différeront toujours jusqu’au temps où quelque peuple plus éclairé que les autres communiquera la lumière de proche en proche après mille siècles de ténèbres, et qu’il se trouvera dans des climats barbares des âmes héroïques qui auront la force et la persévérance de changer les brutes en hommes. Point de villes en Scythie, par conséquent point d’arts agréables. On ne voyait que de vastes prairies et des nations entières sous des tentes et sur des chars. Cet aspect imprimait la terreur. Formosante demanda dans quelle tente ou dans quelle charrette logeait le roi. On lui dit que depuis huit jours il s’était mis en marche à la tête de trois cent mille hommes de cavalerie pour aller à la rencontre du roi de Babylone, dont il avait enlevé la nièce, la belle princesse Aldée. "Il a enlevé ma cousine ! s’écria Formosante ; je ne m’attendais pas à cette nouvelle aventure. Quoi ! ma cousine, qui était trop heureuse de me faire la cour, est devenue reine, et je ne suis pas encore mariée !" Elle se fit conduire incontinent aux tentes de la reine […]
Aldée reconnut le phénix et la confidente Irla ; elle donna des fourrures de zibeline à sa cousine, qui lui donna des diamants. On parla de la guerre que les deux rois entreprenaient ; on déplora la condition des hommes que des monarques envoient par fantaisie s'égorger pour des différends que deux honnêtes gens pourraient concilier en une heure [...]. »
La Princesse de Babylone, Voltaire, 1768, chapitre V.
Questions
1. En quoi la Chine et la Scythie s'opposent-elles ?
2. Quelle critique politique Voltaire formule-t-il ici ?
3. Quelle vision des hommes formule t-il ?

J'étudie un extrait du chapitre V - Invention

Formosante retrouve sa cousine qui lui vient en aide :
« Aldée trouva que la princesse sa cousine était encore plus folle que son frère Amazan. Mais, comme elle avait senti elle-même les atteintes de cette épidémie, comme elle avait quitté les délices et la magnificence de Babylone pour le roi des Scythes, comme les femmes s'intéressent toujours aux folies dont l'amour est cause, elle s'attendrit véritablement pour Formosante, lui souhaita un heureux voyage, et lui promit de servir sa passion si jamais elle était assez heureuse pour revoir son frère. »
La Princesse de Babylone, Voltaire, 1768, chapitre V.
Invention
Imaginez ce que pourrait écrire Aldée à propos de cette rencontre dans son journal intime.

J'étudie un extrait du chapitre VI - Questions

La quête d'Amazan se poursuit et le voici désormais en Germanie.
« Ils traversèrent ainsi toute la Germanie ; ils admirèrent les progrès que la raison et la philosophie faisaient dans le Nord : tous les princes y étaient instruits, tous autorisaient la liberté de penser ; leur éducation n’avait point été confiée à des hommes qui eussent intérêt de les tromper, ou qui fussent trompés eux-mêmes : on les avait élevés dans la connaissance de la morale universelle, et dans le mépris des superstitions ; on avait banni dans tous ces États un usage insensé, qui énervait et dépeuplait plusieurs pays méridionaux : cette coutume était d’enterrer tout vivants, dans de vastes cachots, un nombre infini des deux sexes éternellement séparés l’un de l’autre, et de leur faire jurer de n’avoir jamais de communication ensemble. Cet excès de démence, accrédité pendant des siècles, avait dévasté la terre autant que les guerres les plus cruelles. »
La Princesse de Babylone, Voltaire, 1768, chapitre VI.
Questions
1. Qu'est-ce qui est ici loué par Voltaire ? Sur quelles marques stylistiques s'appuie l'éloge ?
2. À l'inverse, qu'est-ce qui est dénoncé ? À quoi les « vastes cachots » font-ils référence ?

J'étudie un extrait du chapitre VI - Invention

La quête d'Amazan se poursuit et le voici désormais en Germanie.
« Ils traversèrent ainsi toute la Germanie ; ils admirèrent les progrès que la raison et la philosophie faisaient dans le Nord : tous les princes y étaient instruits, tous autorisaient la liberté de penser ; leur éducation n’avait point été confiée à des hommes qui eussent intérêt de les tromper, ou qui fussent trompés eux-mêmes : on les avait élevés dans la connaissance de la morale universelle, et dans le mépris des superstitions ; on avait banni dans tous ces États un usage insensé, qui énervait et dépeuplait plusieurs pays méridionaux : cette coutume était d’enterrer tout vivants, dans de vastes cachots, un nombre infini des deux sexes éternellement séparés l’un de l’autre, et de leur faire jurer de n’avoir jamais de communication ensemble. Cet excès de démence, accrédité pendant des siècles, avait dévasté la terre autant que les guerres les plus cruelles. »
La Princesse de Babylone, Voltaire, 1768, chapitre VI.
Invention
Faites des recherches sur les sites de presse (Le Monde,Libération,Le Figaro…) et relevez des thématiques qui vous insurgent ou vous surprennent. Pour quelles causes contemporaines pourriez-vous ou voudriez-vous vous impliquer ? Expliquez ce qui vous révolte et les actions que vous pourriez mener afin de provoquer un changement.