SCAPIN,lui remet la tête dans le sac.
Prenez garde, en voici un autre qui a la mine d'un étranger.
(Cet endroit est de même que celui du Gascon pour le changement de langage et le jeu de théâtre.)
« Parti, moi courir comme une Basque, et moi ne pouvre point troufair de tout le jour sti tiable de Gironte. »
(À Géronte, avec sa voixordinaire.)
Cachez-vous bien.
«Dites-moi un peu, fous, Monsir l'homme, s'il ve plaît, fous savoir point où l'est sti Gironte que moi cherchair ? — Non, Monsieur, je ne sais point où est Géronte. — Dites-moi-le, fous, frenchemente, moi li fouloir pas grande chose à lui. L'est seulemente pour le donnair une petite régal sur le dos d'une douzaine de coups de bâtonne, et de trois ou quatre petites coups d'épée au trafers de son poitrine. — Je vous assure, Monsieur, que je ne sais pas où il est. — Il me semble que j'y fois remuair quelque chose dans sti sac. — Pardonnez-moi, Monsieur. — Li est assurément quelque histoire là-tetans. — Point du tout, Monsieur. — Moi l'avoir enfie de tonner ain coup d'épée dans sti sac. — Ah ! Monsieur, gardez-vous-en bien. — Montre-le-moi un peu, fous, ce que c'être là. — Tout beau ! Monsieur. — Quement ? tout beau ? — Vous n'avez que faire de vouloir voir ce que je porte. — Et moi, je le fouloir foir, moi. — Vous ne le verrez point. — Ah ! que de badinemente ! — Ce ne sont que des hardes qui m'appartiennent. — Montre-moi fous, te dis-je. — Je n'en ferai rien. — Toi ne faire rien ? — Non. — Moi pailler de ste bâtonne dessus les épaules de toi. — Je me moque de cela. — Ah ! toi faire le trôle ! (Donnant des coups de bâton sur le sac et criant comme s'il les recevait.) — Ahi ! ahi ! ahi ! Ah ! Monsieur, ah ! ah ! ah ! — Jusqu'au refoir. L'être là un petit leçon pour li apprendre à toi à parlair insolentemente. » — Ah ! Peste soit du baragouineux ! Ah !