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Rédiger la conclusion du commentaire

1. La synthèse : rappeler les étapes du commentaire (parties et éventuellement sous-parties) et répondre...

Sommaire

Les étapes de la conclusion du commentaire - MéthodeRédiger la conclusion - Astuces
Jean Racine, Phèdre, Acte I, scène 3, 1677 - L'aveu à ŒnoneS'exercer à rédiger la conclusion d'un commentaire - Consignes

Les étapes de la conclusion du commentaire - Méthode

1. La synthèse : rappeler les étapes du commentaire (parties et éventuellement sous-parties) et répondre à la question posée par la problématique.
2. L’ouverture : il s’agit d’élargir la réflexion :
  • en faisant un rapprochement avec un autre texte qui aurait un thème, un genre, une idée, une démarche identique (expliquer en quoi les textes comparés ont des similitudes), pour cela se servir des textes proposés dans le corpus qui vous est proposé ou de ceux étudiés en classe.
  • en replaçant le texte dans un contexte littéraire ou historique.
3. Rédiger entièrement la conclusion au brouillon. 
Attention : il est fréquent que les conclusions, dans les devoirs, soient négligées (très brèves ; plates, etc.). Essayez d’éviter ce défaut ! Laissez une bonne impression finale à votre lecteur-correcteur.

Rédiger la conclusion - Astuces

Rédiger entièrement la conclusion au brouillon : ne pas laisser une impression d’inachevé.
Si possible, rédiger la conclusion avant le développement, pour vérifier que l’on répond bien à la problématique.
De plus, en cas de mauvaise gestion du temps, il est pratique d’avoir une conclusion toute prête plutôt que de céder à la précipitation.

Jean Racine, Phèdre, Acte I, scène 3, 1677 - L'aveu à Œnone

Phèdre, épouse du héros Thésée, s'apprête à révéler à sa confidente le terrible secret qu'elle porte.
                                                ŒNONE.
         Madame, au nom des pleurs que pour vous j'ai versés ;
         Par vos faibles genoux que je tiens embrassés,
         Délivrez mon esprit de ce funeste doute.
                                                PHÈDRE.
         Tu le veux. Lève-toi.
                                                ŒNONE.
                                              Parlez : je vous écoute.
                                                PHÈDRE.
5       Ciel ! que lui vais-je dire ? et par où commencer ?
                                                ŒNONE.
         Par de vaines frayeurs cessez de m’offenser.
                                                PHÈDRE.
         Ô haine de Vénus ! ô fatale colère !
         Dans quels égarements l’amour jeta ma mère !
                                                ŒNONE.
         Oublions-les, madame ; et qu’à tout l’avenir
10     Un silence éternel cache ce souvenir.
                                                PHÈDRE.
         Ariane, ma sœur ! de quel amour blessée
         Vous mourûtes aux bords où vous fûtes laissée !
                                                ŒNONE.
         Que faites-vous, madame ? et quel mortel ennui
         Contre tout votre sang vous anime aujourd’hui ?
                                                PHÈDRE.
15    Puisque Vénus le veut, de ce sang déplorable
         Je péris la dernière et la plus misérable.
                                                ŒNONE.
         Aimez-vous ?
                                                PHÈDRE.
                                  De l’amour j’ai toutes les fureurs.
                                                ŒNONE.
         Pour qui ?
                                                PHÈDRE.
                           Tu vas ouïr le comble des horreurs…
         J’aime… À ce nom fatal, je tremble, je frissonne.
20    J’aime…
                                                ŒNONE.
                       Qui ?
                                                PHÈDRE.
                                 Tu connais ce fils de l’Amazone,
         Ce prince si longtemps par moi-même opprimé…
                                                ŒNONE.
         Hippolyte ? Grands dieux !
                                                PHÈDRE.
                                                          C’est toi qui l’as nommé !
                                                ŒNONE.
         Juste ciel ! tout mon sang dans mes veines se glace !
         Ô désespoir ! ô crime ! ô déplorable race !
25     Voyage infortuné ! Rivage malheureux,
         Fallait-il approcher de tes bords dangereux !
                                                PHÈDRE.
         Mon mal vient de plus loin. À peine au fils d’Égée
         Sous les lois de l’hymen je m’étais engagée,
         Mon repos, mon bonheur semblait être affermi ;
30     Athènes me montra mon superbe ennemi :
         Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue ;
         Un trouble s’éleva dans mon âme éperdue ;
         Mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler ;
         Je sentis tout mon corps et transir et brûler :
35     Je reconnus Vénus et ses feux redoutables,
         D’un sang qu’elle poursuit tourments inévitables !
         Par des vœux assidus je crus les détourner :
         Je lui bâtis un temple, et pris soin de l’orner ;
         De victimes moi-même à toute heure entourée,
40     Je cherchais dans leurs flancs ma raison égarée :
         D’un incurable amour remèdes impuissants !
         En vain sur les autels ma main brûlait l’encens !
         Quand ma bouche implorait le nom de la déesse,
         J’adorais Hippolyte ; et, le voyant sans cesse,
45     Même au pied des autels que je faisais fumer,
         J’offrais tout à ce dieu que je n’osais nommer.
Jean Racine,Phèdre, Acte I, scène 3, 1677

S'exercer à rédiger la conclusion d'un commentaire - Consignes

Voici le brouillon d'une conclusion de commentaire portant sur la scène 3 du premier acte dePhèdrede Jean Racine (1677).
Reformulez ces éléments afin d'obtenir une conclusion cohérente et entièrement rédigée.
  • Perso tragique suscitant horreur + pitié. 
  • Spectateur découvre une passion destructrice +  complicité entre la confidente et l'héroïne
  • Annonce déjà une fin tragique pour le duo.