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Perles à ranger selon les tonalités

Vise à susciter la pitié et la terreur face à un destin inéluctable.

Sommaire

IntentionIntentionIntention
ProcédésProcédésProcédés
Genre littéraireGenre littéraireGenre littéraire
AuteursAuteur et œuvresAuteur et œuvres
ExtraitExtraitExtrait

Intention

Vise à faire rire.

Intention

Vise à susciter la pitié et la terreur face à un destin inéluctable.

Intention

Vise à rendre sensibles des émotions et des sentiments intimes et intenses.

Procédés

Le lexique du destin, de la mort, du malheur ; les répétitions, les hyperboles (exagérations), les parallélismes de construction, l'antithèse pour souligner un dilemme...

Procédés

Les marques de la première personne « je », le lexique des sentiments, la ponctuation expressive, les effets musicaux (les répétitions, le rythme binaire/ternaire, les sonorités).

Procédés

Lesmots(répétitions, jeux de mots, décalage niveau de langue/situation, ironie, humour...), lesgestes(répétitions, mimiques, coup de bâton...), lasituation(renversement de situation, quiproquo, coup de théâtre), lecaractère(exagération des défauts des personnages, caricature...).

Genre littéraire

Le théâtre : la comédie 

Genre littéraire

La poésie

Genre littéraire

Le théâtre : la tragédie 

Auteurs

Pierre de Ronsard
Victor Hugo
Paul Verlaine

Auteur et œuvres

Jean Racine :Andromaque(1667),Bérénice(1670),Iphigénie(1674)

Auteur et œuvres

Molière :L'Avare(1668), Les Fourberies de Scapin(1671),Le Malade imaginaire(1673), Le Bourgeois Gentilhomme(1670).

Extrait

Phèdre, 1677
Théramène relate la mort d'Hippolyte dont Thésée est le père.
THÉRAMÈNE. – [...]
J'ai vu, Seigneur, j'ai vu votre malheureux fils
Traîné par les chevaux que sa main a nourris.
Il veut les rappeler, et sa voix les effraie ;
Ils courent. Tout son corps n'est bientôt qu'une plaie.
[...]
J'arrive, je l'appelle ; et me tendant la main,
Il ouvre un œil mourant, qu'il referme soudain.
« Le ciel, dit-il, m'arrache une innocente vie.
Prends soin après ma mort de la triste Aricie1.
Cher ami, si mon père un jour désabusé
Plaint le malheur d'un fils faussement accusé,
Pour apaiser mon sang et mon ombre plaintive,
Dis-lui qu'avec douceur il traite sa captive ;
Qu'il lui rende... » À ce mot, ce héros expiré
N'a laissé dans mes bras qu'un corps défiguré,
Triste objet, où des dieux triomphe la colère,
Et que méconnaîtrait l'œil même de son père.
1.Aricie : princesse amante d'Hippolyte.

Extrait

George Dandin, 1668
George Dandin, paysan fortuné, a épousé la fille d’une famille noble et désargentée. Son épouse lui est infidèle et ses beaux-parents, Monsieur et Madame de Sotenville, le méprisent.
« GEORGE DANDIN – Puisqu’il faut parler catégoriquement, je vous dirai, Monsieur de Sotenville, que j’ai lieu de...
M. DE SOTENVILLE – Doucement, mon gendre. Apprenez qu’il n’est pas respectueux d’appeler les gens par leur nom, et qu’à ceux qui sont au-dessus de nous il faut dire Monsieur tout court.
GEORGE DANDIN – Hé bien, Monsieur tout court, et non plus Monsieur de Sotenville, j’ai à vous dire que ma femme me donne...
M. DE SOTENVILLE – Tout beau. Apprenez que vous ne devez pas dire ma femme, quand vous parlez de notre fille.
GEORGE DANDIN – J’enrage. Comment, ma femme n’est pas ma femme ?
MME DE SOTENVILLE – Oui, notre gendre, elle est votre femme, mais il ne vous est pas permis de l’appeler ainsi, et c’est tout ce que vous pourriez faire, si vous aviez épousé l’une de vos pareilles.
GEORGE DANDIN – Ah ! George Dandin, où t’es-tu fourré ? Et de grâce, mettez pour un moment votre gentilhommerie à côté et souffrez que je vous parle maintenant comme je pourrai. Au diantre soit la tyrannie de toutes ces histoires-là. Je vous dis donc que je suis mal satisfait de mon mariage.
M. DE SOTENVILLE – Et la raison, mon gendre ?
MME DE SOTENVILLE – Quoi, parler ainsi d’une chose dont vous avez tiré si grand avantage ?
GEORGE DANDIN – Et quels avantages, Madame, puisque Madame y a ? L’aventure n’a pas été mauvaise pour vous, car sans moi, vos affaires, avec votre permission, étaient fort délabrées, et mon argent a servi à reboucher d’assez bons trous ; mais moi de quoi y ai-je profité, que d’un allongement de nom, et au lieu de George Dandin, d’avoir reçu par vous le titre de Monsieur de la Dandinière ? »

Extrait

« Le Soir », 1818
« En vain l'Aurore
Qui se colore, 
Annonce un jour 
Fait pour l'Amour : 
De ta pensée 
Toute oppressée, 
Pour te revoir 
J'attends le Soir. 
[...]
Un voile sombre
Ramène l'ombre : 
Un doux repos
Suit les travaux. 
Mon sein palpite, 
Mon cœur me quitte...
Je vais te voir 
Voilà le Soir ! »
Marceline Desbordes- Valmore, « Le Soir »,Romances, 1818.