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Éléments de généralisation

Il existe trois types d’activités principales des espaces forestiers : les pratiques traditionnelles,...

Sommaire

Les forêts dans le monde recouvrent environ 31 % de la surface terrestre, dont 45 % sont des forêts tropicales.Les forêts primaires tropicales - Carte interactiveExploiter les forêts dans le mondeVers une disparition des forêts primaires tropicales ?Peut-on éviter la disparition des forêts primaires ? - ActivitéÉléments de correction
L'eau douce : une ressource essentielleLes populations face au stress hydrique - CarteLes usages majoritaires de l'eau douce - CarteL'eau douce : une ressource essentielleL'eau douce : des dynamiques régionales
L'eau douce : les perspectives
La consommation d'énergie dans le mondeUn enjeu majeurLes énergies fossiles et les énergies renouvelablesLes enjeux liés à la consommation d’énergieUne consommatique dépendante du développement

Les forêts dans le monde recouvrent environ 31 % de la surface terrestre, dont 45 % sont des forêts tropicales.

Les forêts primaires tropicales - Carte interactive

Exploiter les forêts dans le monde

Il existe trois types d’activités principales des espaces forestiers : les pratiques traditionnelles, l’exploitation du bois et l’utilisation touristique.
Traditionnellement, les forêts sont mises en valeur par les communautés paysannes qui combinent l’agriculture, l’élevage et l’exploitation du bois. Dans les pays en développement, la pratique la plus répandue est l’agroforesterie, qui permet les cultures vivrières tout en préservant les sols même dans le cadre de l’agriculture sur brûlis. Au Costa Rica, la plantation de cacaotiers est associée à la protection des arbres.
L’exploitation du bois ou sylviculture regroupe l’ensemble des activités d’exploitation et de gestion d’une forêt dans le but de réaliser une exploitation commerciale du bois. La déforestation est souvent la conséquence de la transformation de la forêt en espace de pâturage pour l’élevage extensif ou en champs pour l’agriculture (soja ou maïs au Brésil, par exemple). Dans le cadre de la mondialisation, la commercialisation du bois met en relation la déforestation à l’échelle locale et les marchés mondiaux du bois. L’utilisation du bois pour chauffer des bâtiments ou produire de l’énergie contribue à la déforestation tout en étant perçue comme une "énergie verte" promue par les politiques publiques. L’Europe, le Japon et la Chine se fournissent auprès de fournisseurs situés en Amérique du Sud ou en Afrique.
La mise en tourisme de la forêt provient d’un changement de la perception de la forêt au XIXe siècle. La forêt est devenue un paysage attractif, symbole de nature, et n’est plus perçue comme un milieu hostile. En Amérique du Nord, l’image de la "nature sauvage" contribue à la valorisation culturelle des forêts canadienne étatsunienne. Certaines de ces forêts sont protégées en étant patrimonialisées et sanctuarisées, tandis que d’autres sont exploitées comme bois de construction.
La disparition de la biodiversité entraîne une prise de conscience mondiale de la valeur environnementale et politique des forêts. Cette prise de conscience entre en conflit avec la volonté d’exploiter les forêt pour produire des richesses. La valorisation des forêts primaires tropicales oscille entre ces deux stratégies.

Vers une disparition des forêts primaires tropicales ?

Le rôle évaporatoire de la forêt est très marqué dans les forêts tropicales humides, la moitié de l’eau de pluie est remise en circulation dans l’atmosphère par la végétation. Pour la forêt amazonienne, le recyclage de l’eau est estimé entre 50 et 75 %. 25 % des pluies s’écoule vers les cours d’eau. Une diminution de 50 % de la forêt amazonienne aurait pour conséquence une réduction de 30 % des précipitations à l’échelle du globe. Les forêts jouent un rôle de régulation du climat à l’échelle locale. La déforestation contribue au changement climatique en favorisant le réchauffement du climat.
L’avènement de l’anthropocène a amplifié les menaces sur les écosystèmes du monde. La déforestation s’explique différemment selon les régions du monde. En Amérique du Sud et en Indonésie, où la forêt primaire dense pourrait disparaître totalement d’ici 2067, la déforestation est causée par l’exploitation des matières première agricoles, minière ou énergétiques. Partout dans le monde, l’urbanisation constitue une cause de perte massive et durable de forêts. L’agriculture itinérante (une agriculture extensive et temporaire) et les coupes forestières au sein de forêts aménagées et de plantation sont également à l’origine de nombreuses déforestations dans le monde. Les feux de forêts contribuent fortement à la déforestation au Canada ou en Australie où la forêt pourrait avoir complètement disparu en 2057.
Sur la carte fournie, nous pouvons observer que certaines forêts humides primaires sont menacées de disparition dans les quinze prochaines années au Mexique, au Nicaragua, en Inde, au Cambodge. En Côte d’Ivoire, l’action d’ONG, de l’Unesco et du gouvernement pour créer des parcs nationaux a permis de sauvegarder des zones de forêt primaire. Les scientifiques considèrent qu’il faut plus de 20 ans d’inaction des hommes pour que la forêt primaire renaisse.

Peut-on éviter la disparition des forêts primaires ? - Activité

Question :peut-on éviter la disparition des forêts primaires dans le monde ?
La moitié de la classe développe des arguments pour répondre "oui" et l’autre moitié des arguments pour répondre "non". Ensuite, chaque élève essaie de convaincre trois autres élèves de rejoindre son camp.

Éléments de correction

Arguments en faveur du "oui" :au rythme de la croissance économique et des besoins en ressources à l’échelle mondiale, oui. Le déboisement permet le développement économique notamment par l’exportation des ressources exploitées. Question de la souveraineté de chaque État, qui peut faire le choix d’exploiter et d’exporter ses ressources dans le cadre de la mondialisation.
Arguments en faveur du "non" :il faut développer un autre mode de consommation qui prend davantage en considération les enjeux environnementaux et l’idée que les ressources sont finies sur une Terre qui est finie. Cela implique des choix politiques et démocratiques. Rôle de consommateur de chaque citoyen.

L'eau douce : une ressource essentielle

Les populations face au stress hydrique - Carte

Les usages majoritaires de l'eau douce - Carte

L'eau douce : une ressource essentielle

L’agriculture exploite 72 % des volumes d’eau prélevés dans le monde, suivie par l’industrie (15 %) et les usages domestiques. Entre 2000 et 2021, les prélèvements mondiaux d’eau douce ont augmenté de 14 %. La plus forte augmentation concerne les usages agricoles pour l’irrigation, l’élevage et l’aquaculture. Les volumes d’eau douce prélevés par l’industrie ont diminué d’environ 20 % au cours de la même période.
L’utilisation de l’eau douce varie selon le taux de développement économique du pays. Les pays développés utilisent davantage d’eau pour l’industrie tandis que les pays à faible revenu utilisent 90 % de leurs ressources en eau douce pour l’irrigation agricole.
L’augmentation de la demande en eau se concentre dans les villes, et dans les pays et régions à développement économique rapide, notamment dans les puissances émergentes. Les pays où la consommation en eau par habitant est la plus faible, notamment plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, sont souvent ceux dont la population augmente le plus rapidement.
25 pays, représentant 25 % de la population mondiale, sont exposés à un stress hydrique extrêmement élevé. La disponibilité en eau varie en fonction de la saison et de la région ; les moyennes annuelles peuvent masquer de graves pénuries d’eau certains mois de l’année.

L'eau douce : des dynamiques régionales

Selon les estimations, les ressources en eau douce de l’Afrique représentent près de 9 % des ressources mondiales. Ces ressources sont inégalement réparties. Les six pays les plus riches en eau d’Afrique centrale et d’Afrique de l’Ouest détiennent 54 % de l’ensemble des ressources en eau du continent, mais les 27 pays les plus pauvres en eau n’en possèdent que 7 %. L’Afrique est le deuxième continent le plus sec au monde après l’Australie. Les zones arides et semi-arides couvrent les deux tiers du territoire. Près d’un tiers de la population du continent manque d’accès à un service d’eau potable de base (400 millions sur 1,3 milliard d’habitants).
En Europe, l’utilisation de l’eau par l’industrie et des variations saisonnières importantes entraînent une pression importante sur les ressources en eau et des situations de stress hydrique. Le changement climatique accentue ce phénomène notamment dans le sud de l’Europe (Espagne, Italie, Grèce, Portugal, sud de la France), en Europe centrale et de l’Est (certaines régions de la Hongrie, de la Bulgarie et de la Roumanie). L’Union européenne favorise la gestion partagée de l’eau entre État par des politiques de coopérations transfrontalières.
L’Amérique latine et les Caraïbes constituent une région où la ressource en eau est abondante. La dotation moyenne en eau est évaluée à près de 28 000 m3par habitant et par an, ce qui est quatre fois supérieure à la moyenne mondiale. Le Pantanal est la zone humide la plus vaste du monde. Néanmoins, les ressources en eau sont inégalement réparties. L’eau se trouve principalement dans les zones rurales de l’Amazonie tandis que les zones urbaines en expansion se situent dans des zones arides ou semi-désertiques (comme Lima, Buenos Aires ou Santiago) ou dans des zones de haute altitude (comme Bogota, Mexico et Quito), ce qui rend difficile un accès stable à l’eau pour les populations locales. Le stress hydrique dans ces régions exacerbe le nombre de conflits d’usage entre différents secteurs d’activités comme l’agriculture, l’exploitation minière, la production d’hydroélectricité et l’accès à l’eau potable.
La région Asie et Pacifique concentre 60 % de la population mondiale mais ne dispose que de 36 % des ressources en eau de la planète. La croissance démographique, l’urbanisation et l’industrialisation accrue entraînent une concurrence importante pour l’eau. La production agricole, la sécurité alimentaire et la qualité de l’eau se trouvent menacées par cette pression croissante sur les ressources. On observe ainsi un stress hydrique en raison de la demande pour l’irrigation dans la Grande Plaine de Chine du Nord et dans le nord-ouest de l’Inde. La pollution de l’eau atteint des niveaux élevés, 80 % des eaux usées produites dans les pays en développement de l’Asie ne sont pas traitées.
Au Moyen-Orient, 86 % de la population vit dans des conditions de pénuries d’eau. 12 pays de la région utilisent plus de 100 % de leurs ressources en eau douce disponibles.

L'eau douce : les perspectives

Le changement climatique augmente la variabilité saisonnière. La pollution, la dégradation des sols et des écosystèmes ainsi que les risques peuvent entraîner des perturbations dans la disponibilité en eau douce, ce qui affecte les populations et les économies régionales.
La gestion intégrée des ressources en eau (GIRE) est une approche qui prend en compte les besoins de tous les usagers (agriculture, industrie, population) et cherche à équilibrer les usages tout en préservant les ressources.
Le Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe (2015-2030) est un accord international adopté par les États membres de l’ONU en mars 2015 à Sendai, au Japon. Il vise à réduire les pertes humaines, sociales, économiques et environnementales causées par les catastrophes naturelles ou d’origine humaine (séismes, inondations, sécheresses, pandémies, etc.). Cet accord affirme que la gestion de l’eau est centrale pour la réduction des risques de catastrophes.
Le sixième objectif de développement durable (ODD 6) vise à garantir la disponibilité et la gestion durable des ressources en eau et de l’assainissement. En 2024, la coopération internationale et transfrontalière sur l’eau est en régression. Les objectifs d’efficacité d’utilisation des ressources en eau, de qualité de l’eau, d’accès à l’eau potable (2,2 milliards de personnes n’ont pas un accès sûr à cette ressource) n’ont connu que peu de progrès durant la même année.

La consommation d'énergie dans le monde

Un enjeu majeur

La consommation d’énergie mondiale est un enjeu majeur du XXIe siècle, au cœur des défis environnementaux, économiques et géopolitiques. Elle désigne l’ensemble des ressources énergétiques utilisées pour alimenter les activités humaines : le transport, l'industrie, le chauffage, l’agriculture mais aussi la production d’électricité (centrales thermiques).

Les énergies fossiles et les énergies renouvelables

Les sources d’énergie se divisent en deux grandes catégories : les énergies fossiles (pétrole, gaz naturel, charbon) et les énergies renouvelables (solaire, éolien, hydraulique, biomasse, géothermie). À ce jour, les énergies fossiles représentent encore environ 80 % de la consommation mondiale.
Le pétrole est la principale source d’énergie, notamment dans les transports. Le charbon, très polluant, reste encore fortement utilisé, notamment en Chine et en Inde. Le gaz naturel, considéré comme une énergie de transition, est en croissance.
Les énergies renouvelables progressent, surtout dans la production d’électricité. L’éolien et le solaire se développent rapidement grâce à la baisse des coûts technologiques et aux politiques publiques incitatives. L’hydroélectricité est la première source renouvelable utilisée.

Les enjeux liés à la consommation d’énergie

D’un point de vue environnemental, la combustion des énergies fossiles émet d’importantes quantités de gaz à effet de serre, contribuant au changement climatique. La transition énergétique vise à réduire cette dépendance.
D’un point de vue économique, la hausse des prix de l’énergie influe sur le pouvoir d’achat, la compétitivité industrielle et les équilibres commerciaux. Les tensions géopolitiques autour des ressources énergétiques accentuent ces enjeux.
L’amélioration de l’efficacité énergétique, l’électrification des usages et le stockage de l’énergie sont des leviers clés pour une transition énergétique. Enfin, les politiques publiques internationales (Accord de Paris, COP) et les objectifs climatiques nationaux influencent profondément les stratégies énergétiques. La transition énergétique est ainsi au cœur des choix de société pour les décennies à venir. Les pays de l’ASEAN (Association des nations de l’Asie du Sud-Est) se sont fixés pour objectif d’atteindre 25 % d’énergies renouvelables dans leur mix énergétique en 2025. L’objectif de développement durable n° 7 est d’atteindre un accès universel à des services énergétiques fiables et modernes, à un coût abordable tout en augmentant nettement la part de l’énergie renouvelable. En Afrique, il s’agit de fournir de l’électricité à plus de 570 millions de personnes qui n’y ont pas accès aujourd’hui. Lors de la COP 28, les États ont décidé de tripler la capacité mondiale en énergies renouvelables. L’Afrique détient 60 % des meilleures ressources solaires du monde mais n’attire que 3 % des investissements mondiaux dans le domaine de l’énergie. Face à la difficulté d’étendre rapidement les réseaux électriques nationaux, les États d’Afrique subsaharienne misent sur le déploiement de solutions renouvelables décentralisées (mini-réseaux solaires, systèmes solaires domestiques, micro-éoliennes, etc.) pour électrifier les zones rurales et isolées, où vivent la majorité des personnes non connectées.
La transition énergétique et l’augmentation de la consommation mondiale obligent également les sociétés à repenser leur modèle de consommation.

Une consommatique dépendante du développement

La croissance économique s’accompagne d’une augmentation continue de la consommation d’énergie. Les pays industrialisés consomment d’importantes quantités d’énergie, tandis que les pays en développement connaissent une hausse rapide de leur demande énergétique.
La consommation d’énergie varie fortement selon les régions. Les États-Unis, la Chine et l’Union européenne sont les plus gros consommateurs. Cependant, la Chine est devenue le premier consommateur mondial depuis les années 2010.
Aux États-Unis et au Canada, la consommation très élevée d’énergie par habitant s’explique par une économie très fortement industrialisée et des habitudes de consommation énergivores (logement individuel spacieux situé en périphérie, voiture pour les déplacements, chauffage en hiver et climatisation en été).
L’Australie et la Nouvelle-Zélande ont une consommation similaire à l’Amérique du Nord pour les mêmes raisons. L’Australie se distingue par une dépendance aux énergies fossiles, notamment le charbon.
En Europe de l’Ouest, les pays comme la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont une consommation d’énergie élevée, généralement inférieure à celle de l’Amérique du Nord. Cela est dû à une industrie avancée et à des infrastructures très développées, mais aussi à des efforts pour améliorer l’efficacité énergétique et intégrer des sources d’énergie renouvelable. Certains pays d’Europe de l’Est ont une consommation d’énergie plus modérée, souvent en raison de niveaux de vie plus bas et d’infrastructures moins développées.
En Asie, le Japon et la Corée du Sud ont une consommation similaire à l’Europe du fait de leur forte industrialisation. Ces deux pays sont également fortement dépendants aux importations d’énergie. Ils importent la quasi-totalité de leur pétrole, gaz naturel liquéfié, charbon et uranium. La consommation d’énergie par habitant est moins importante en Asie du Sud et du Sud-Est, mais en croissance rapide. Cette évolution s’explique par une urbanisation croissante, ainsi qu’une volonté d’améliorer l’accès à l’électricité dans les zones rurales par l’utilisation du charbon ou du gaz naturel dans les centrales thermiques.
En Amérique du Sud, la consommation d’énergie fossile varie en fonction du niveau de développement économique et de la production d’hydroélectricité.
La plupart des pays d’Afrique subsaharienne ont une consommation d'énergie par habitant très faible.Cette situation s’explique par des niveaux de développement économique inférieurs, un accès limité à l’électricité et une dépendance aux combustibles traditionnels (bois, charbon) pour la cuisson et le chauffage. Nous pouvons également constater des disparités très importantes entre les métropoles et les zones rurales.