Objectif :Répondre à une question problématisée. Cela signifie que vous devez construire une réponse organisée, qui développe des idées claires, appuyées sur des exemples précis.
Sujet à traiter :Pourquoi le développement ne permet-il pas toujours de réduire les inégalités ?
Consigne :rédigez un texte structuré (introduction, développement en 2 ou 3 parties, conclusion). Vous pouvez vous aider :
- du cours étudié en classe ;
- des documents et vidéos fournis dans ce manuel (cartes, données IDH, études de cas, documents sur les pays étudiés etc.).
Objectifs d’apprentissage
- Comprendre que le développement ne suit pas une trajectoire unique.
- Être capable de mobiliser des exemples variés (à différentes échelles).
- Rédiger une réponse argumentée.
- Travailler la clarté, la logique et l’illustration des idées.
Attendus
- Une introduction avec la définition des termes et l’annonce du plan.
- Deux ou trois parties avec des idées claires, des exemples précis et des connecteurs logiques.
- Une conclusion qui répond à la question et propose une ouverture.
- Une réponse d’environ 300 à 400 mots (1 page maximum).
Répondre à une question problématisée - Fiche méthode
Objectif :rédiger un texte structuré, argumenté, fondé sur le cours et les ressources documentaires.
Structure attendue
1. Introduction (6 à 8 lignes)
- Définir les notions clés du sujet (développement, inégalités).
- Expliquer pourquoi le sujet est important.
- Poser la problématique clairement.
- Annoncer le plan du devoir.
2. Développement (2 à 3 parties équilibrées)
Chaque partie doit :
- Présenter une idée principale.
- S’appuyer sur un ou deux exemples précis issus du cours ou des documents.
- Utiliser des connecteurs logiques : "Tout d’abord", "De plus", "En revanche", "Par exemple", "Cependant", etc.
3. Conclusion (4 à 5 lignes)
- Rappeler brièvement les arguments.
- Répondre clairement à la problématique.
- Proposer une ouverture (exemple : alternatives au modèle actuel, développement durable…).
Conseil :ne pas recopier le cours mot à mot, mais organiser les idées. Travailler la clarté et l’enchaînement logique.
Élèves à besoins spécifiques - Version différenciée
Formulation adaptée de la question :est-ce que le développement profite de la même façon aux habitants aux États‑Unis, au Brésil et en Russie ?
Structure guidée pour la rédaction
Partie 1 – Progrès du développement
Phrase amorce : "Dans certains pays comme…"
Exemples attendus
- États-Unis : un des IDH les plus élevés au monde, infrastructures et accès aux soins développés.
- Russie : amélioration après l’ère soviétique, hausse du PIB, accès aux services dans les grandes villes.
- Brésil : réduction de la pauvreté entre les années 2000 et 2010 grâce à des programmes sociaux (Bolsa Família).
Partie 2 – Inégalités qui persistent
Phrase amorce : "Pourtant, tout le monde ne bénéficie pas de ces progrès…"
Exemples attendus
- États‑Unis : précarité persistante dans certaines régions, grande inégalité de revenus.
- Brésil : bidonvilles (favelas) autour de grandes villes (Rio, São Paulo), inégalités nord/sud.
- Russie : richesse concentrée dans les villes comme Moscou ou Saint‑Pétersbourg, régions rurales oubliées.
Partie 3 – Développement insuffisant pour réduire toutes les inégalités
Phrase amorce : "Le modèle de développement actuel ne suffit pas car…"
Exemples attendus
- États‑Unis : politiques publiques moins redistributives comparées à d’autres pays riches.
- Brésil : dépendance des matières premières, crise économique récente, déséquilibre territorial.
- Russie : forte dépendance aux exportations d’hydrocarbures, corruption, investissements inégaux.
Lexique simplifié à fournir
- Développement : amélioration de la vie.
- Inégalités : écarts entre habitants.
- IDH : indicateur de niveau de vie (santé, éducation, revenus).
Réponse rédigée (axée sur États-Unis, Brésil, Russie) - Éléments de corrections
Introduction
Le développement désigne l’amélioration des conditions de vie (santé, éducation, revenu), mesurée par des indicateurs comme l’IDH. Pourtant, même dans des pays développés ou émergents, les inégalités perdurent. Pourquoi le développement ne permet-il pas toujours de les réduire ? Nous analyserons d’abord des progrès visibles, puis les inégalités persistantes et enfin les limites du modèle économique.
I. Des progrès réels dans plusieurs pays
Les États-Unis affichent l’un des IDH les plus élevés au monde, avec des infrastructures solides et un bon accès aux soins. La Russie a connu des avancées après l’effondrement soviétique : hausse du PIB et accès amélioré aux services dans ses grandes métropoles. Le Brésil, grâce à des programmes sociaux commeBolsa Famíliadans les années 2000, a permis à des millions de familles de sortir de la pauvreté, marquant un véritable progrès social.
II. Des inégalités marquées à l’intérieur même de ces pays
Aux États-Unis, malgré la richesse du pays, la précarité et la pauvreté persistent, notamment dans certaines régions rurales ou quartiers défavorisés, signalant de fortes inégalités de revenus. Au Brésil, lesfavelasautour de Rio ou São Paulo illustrent les contrastes entre quartiers riches et zones très défavorisées ; les différences Nord/Sud du pays sont également flagrantes. En Russie, la richesse est largement concentrée à Moscou et Saint‑Pétersbourg, tandis que les populations des régions rurales ou de Sibérie restent en retrait, tant en matière d’accès aux services qu’au niveau de vie.
III. Le modèle de développement ne garantit pas la justice sociale
Dans ces trois pays, le modèle économique repose sur la croissance, mais sans redistribution suffisante. Aux États-Unis, les politiques fiscales restent peu redistributives par rapport à d’autres pays développés. Le Brésil reste tributaire des matières premières et des cycles de prix, ce qui fragilise malgré les progrès. La Russie dépend largement des exportations de gaz et pétrole : cette rente facile profite surtout à une élite urbaine, laissant les régions rurales dans la stagnation économique.
Conclusion
Le développement apporte des vies meilleures à certains, mais, sans actions politiques fortes et redistribution, les inégalités demeurent. On observe bien que ces trois pays, bien que développés ou émergents, n’échappent pas aux écarts socio-territoriaux. Pour qu’un développement soit équitable, il faut repenser les modèles économiques afin d'inclure toutes les populations, partout sur le territoire.