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Éléments de correction

1.Entre 1990 et 2019, le nombre de touristes internationaux a fortement et continuellement augmenté,...

Sommaire

Nombre de touristes internationaux en Méditerranée - RéponsesLa Méditerranée : une mer en danger - RéponsesComment préserver les calanques du surtourisme - RéponsesChaque année 600 000 tonnes de plastique sont rejetées dans la mer Méditerranée - Réponses pour l'article résuméChaque année 600 000 tonnes de plastique sont rejetées dans la mer Méditerranée - Réponses pour l'article intégral

Nombre de touristes internationaux en Méditerranée - Réponses

1.Entre 1990 et 2019, le nombre de touristes internationaux a fortement et continuellement augmenté, passant de 113 millions à 400 millions. Cela montre une croissance massive du tourisme mondial pendant ces 30 ans. Calcul : 400 millions / 113 millions ≈ 3,5. Le nombre de touristes a été multiplié par environ 3,5 entre 1990 et 2019.
2.En 2020, il y a eu une chute brutale et spectaculaire du nombre de touristes internationaux. Le nombre est passé de 400 millions en 2019 à seulement 100 millions en 2020. Cela représente une division par 4 (ou une baisse de 75 %). La cause probable de cette rupture est la pandémie mondiale de Covid-19, qui a entraîné la fermeture des frontières, des restrictions de voyage et des confinements dans de nombreux pays.
3.Le chiffre de 2023 (~330 millions) montre une forte reprise du tourisme international par rapport au point bas de 2020 (100 millions). Cependant, il n'atteint pas encore le niveau de 2019 (400 millions). Il manque encore environ 70 millions de touristes pour retrouver le niveau d'avant la pandémie (400−330 = 70). La reprise est donc en cours, mais n'est pas encore complète.

La Méditerranée : une mer en danger - Réponses

1.La Méditerranée relie 22 États et territoires riverains rassemblant 512 millions d'habitants. Un tiers d'entre eux habitent sur les côtes.
2.Oui, la vidéo mentionne des chiffres concernant la présence de touristes. À la forte pression démographique s'ajoutent les quelque 360 millions de touristes par an, ainsi que les 26 millions de croisiéristes.
3.Oui, la Méditerranée souffre aussi d'un trafic intense. La mer Méditerranée est le point de passage entre l'Asie et les Amérique, avec le canal de Suez et Gibraltar. Elle est aussi la porte de sortie des biens en provenance d'Europe centrale et d'Asie centrale à travers la mer Noire. Ce trafic intense est lié à des porte-conteneurs et des navires de croisière.
4.Selon la vidéo, la forte présence humaine (habitants et touristes) sur le littoral méditerranéen a pour conséquences l'excès de l'urbanisme et une forte pression démographique. Cela conduit à l'artificialisation du littoral.
5.L'exemple précis d'artificialisation donné est le développement d'infrastructures de transport, des ports, des aéroports touristiques, des hôtels, des casinos et des grands projets d'urbanisme. L'exemple de Villeneuve-Loubet plage avant et après le projet de Marina dite "Marina Baie des Anges" est montré. En 2023, 35 % du littoral du département des Alpes-Maritimes est artificialisé. Les conséquences de ce phénomène sur l'environnement sont une baisse de la biodiversité et la destruction irréversible de certaines espèces qui ne parviennent pas à s'adapter.
6.Le type de pollution particulièrement mis en avant est le plastique. Une étude estime qu'il y a entre 150 000 et 600 000 tonnes de plastique rejetées chaque année dans la mer.
7.Cette pollution plastique n'est pas uniquement le fait des zones côtières. Elle provient aussi de certains pays qui ne bordent pas la Méditerranée mais qui font partie de son système fluvial. Les exemples donnés sont le Soudan avec le Nil et la Suisse avec le Rhône. Ces fleuves transportent les déchets vers la mer. Les pays avec les taux de rejet de plastique les plus élevés en tonnes par an sont l'Italie, la Turquie, l'Égypte et l'Algérie.
8.L'impact du trafic maritime intense sur l'environnement marin inclut le déversement d'hydrocarbures, les déchets, le bruit sous-marin et les collisions avec les mammifères marins.
9.Oui, le dérèglement climatique est présenté comme une menace pour la Méditerranée. Le bassin méditerranéen est l'une des régions au monde les plus touchées par le réchauffement. Les manifestations incluent des périodes de sécheresse de plus en plus longues, des incendies et la température de l'eau qui grimpe. Quand la température de la Méditerranée dépasse 25°C, cela a des conséquences sur l'écosystème marin. Cela favorise aussi la formation de médicane.
10.La vidéo "La Méditerranée, une mer en danger" illustre le caractère "massif" des flux et la diversité de leurs "impacts territoriaux" en montrant qu'une grande quantité d'humains vivent sur les côtes, qu'il y a des centaines de millions de touristes et croisiéristes chaque année, ainsi qu'un trafic maritime intense. Ces présences et déplacements massifs entraînent une artificialisation du littoral, une pollution considérable (notamment plastique) provenant de la région et de l'amont des fleuves, des impacts du trafic maritime, et sont également affectés par le changement climatique. La vidéo se concentre sur les impacts environnementaux de ces flux et de cette présence humaine.

Comment préserver les calanques du surtourisme - Réponses

1.Le Parc national des Calanques, créé en 2012, est unique en France car il est très proche d'une grande métropole, Marseille. Cette spécificité fait de lui un espace périurbain récréatif très prisé pour des usages touristiques et citadins, incluant le VTT, l'escalade, la randonnée et la baignade. Sa situation au sein même d'une des plus grandes métropoles de France le soumet à des pressions très importantes. Bien que son attractivité soit forte aujourd'hui, elle n'a pas toujours été aussi marquée. Le parc joue un rôle fondamental pour la conservation de la biodiversité et la valorisation du patrimoine culturel et des activités compatibles avec la nature.
2.La fréquentation des Calanques, historiquement prisées, s'est nettement accélérée depuis le début de la crise sanitaire. Un exemple frappant est la Calanque d'En-Vau, qui a atteint des pics à 3 500 visiteurs par jour à l'été 2020, ce qui représente deux fois plus que l'année précédente. De plus, la fréquentation en dehors des périodes estivales, comme en novembre et décembre, a parfois été proche des niveaux de l'été. Le parc national cherche donc activement des solutions pour préserver ces espaces protégés face à cette augmentation.
3.Le problème principal n'est pas tant le nombre total de visiteurs, estimé à 3 millions par an pour l'ensemble du parc. La difficulté majeure réside dans la concentration de ces visiteurs sur des sites spécifiques et à certaines périodes de l'année. Cette concentration crée des phénomènes inhabituels, comme faire la queue pour accéder à la baignade à En-Vau, ou des plages accueillant jusqu'à 6 personnes au mètre carré par jour. La question fondamentale devient alors de savoir comment mieux répartir cette fréquentation dans le temps et dans l'espace, et limiter les dégradations sur les sites les plus sollicités.
4.L'hyperfréquentation a des conséquences directes et néfastes sur la faune et la flore, qui constituent le patrimoine naturel exceptionnel pour lequel le parc a été créé. Les habitats, qui sont fragilisés, sont particulièrement touchés par le piétinement. Ce piétinement est souvent lié à une méconnaissance de la végétation, d'autant que le terrain est très calcaire avec une végétation rase, ce qui fait qu'on ne perçoit pas toujours l'importance des habitats présents. Le parc a pour enjeu fondamental d'éviter que ces sites ne soient davantage dégradés.
5.La forte fréquentation, ou hyperfréquentation, diminue la satisfaction des visiteurs. L'expérience de visite est amoindrie par la présence de la foule dans certains sites. Pour les habitants vivant à proximité ou même à l'intérieur du parc, les conséquences se manifestent par un trafic extrêmement dense aux entrées du parc, entraînant des embouteillages de plusieurs heures pour entrer ou sortir. Ces embouteillages posent également des problèmes de sécurité et rendent la circulation très difficile pour les résidents.
6.Plusieurs mesures sont envisagées ou testées pour réguler la fréquentation. L'une des solutions discutées pour le Parc national des Calanques est un système de jauge quotidienne avec réservation. D'autres pistes incluent des applications pour mesurer la fréquentation en temps réel afin de décourager l'afflux. Il est également possible de mettre en place des systèmes de quotas avec réservations, comme cela a été fait au Parc national de Port-Cros pour limiter le nombre de passagers transportés par bateau vers Porquerolles lors des jours de forte affluence. Dans certains pays, l'accès aux parcs nationaux peut être payant. Cependant, un principe fondamental de la politique publique de conservation en France est que l'accès aux parcs nationaux est libre à tous, sans ticket d'entrée, et cela est considéré comme extrêmement important. La limitation de l'accèsviaun système de jauge et de réservation, tout en maintenant la gratuité, est donc une des options envisagées pour concilier préservation et accessibilité.

Chaque année 600 000 tonnes de plastique sont rejetées dans la mer Méditerranée - Réponses pour l'article résumé

1.Le pays qui produit le plus de déchets plastiques en Méditerranée est la France, avec 4,5 millions de tonnes de déchets plastiques produits en 2016, soit 66,6 kilos par personne. 76 % de ces déchets sont incinérés ou enfouis, et seulement 22 % sont recyclés.
2.Les principaux facteurs qui contribuent aux rejets de plastiques en mer Méditerranée sont les activités côtières (79 %), les fleuves (12 %) et les activités maritimes (9 %). Ces activités contribuent à la pollution des écosystèmes et menacent la survie des espèces.
3.Selon le texte, le pourcentage des déchets plastiques rejetés par la France qui restent en surface après un an est de 66 %.

Chaque année 600 000 tonnes de plastique sont rejetées dans la mer Méditerranée - Réponses pour l'article intégral

1. Chaque année, environ 600 000 tonnes de plastique sont déversées dans la mer Méditerranée. Cette pollution provient en grande partie de la mauvaise gestion des déchets, de la surconsommation de plastique et de l’impact du tourisme de masse, notamment en haute saison. Par exemple, la France produit à elle seule 4,5 millions de tonnes de déchets plastiques par an, dont une partie finit dans la mer.
2. Le surtourisme accentue fortement la pollution plastique, notamment en été. La forte fréquentation des plages, ports et zones littorales multiplie les déchets, en particulier les emballages et objets à usage unique. Faute de moyens de collecte suffisants, une partie de ces déchets finit dans la mer, aggravant la situation.
3. La pollution plastique menace gravement la biodiversité marine. Les tortues, poissons et oiseaux marins ingèrent ou s’emmêlent dans les plastiques, ce qui cause blessures, troubles de santé ou mort. Les microplastiques se retrouvent dans les organismes vivants, contaminant la chaîne alimentaire et perturbant les équilibres écologiques.
4. Les conséquences économiques sont lourdes. Le plastique dans la mer abîme les filets et équipements de pêche, diminue les captures et ternit l’image des destinations touristiques. Selon WWF, les pertes économiques pour la flotte de pêche de l’UE s’élèveraient à 61,7 millions d’euros par an à cause des déchets plastiques marins.
5. WWF propose des mesures concrètes : instaurer des accords internationaux contraignants, améliorer la gestion des déchets dans les zones touristiques, réduire l’usage des plastiques jetables, encourager l’économie circulaire et sensibiliser les populations locales et touristes. L’objectif est de réduire significativement les rejets de plastique d’ici 2030.