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Transposer un texte en croquis

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Sommaire

Des milieux à valoriser et à protégerConsignesTextes à transposer en croquisFond de carteGrille d'évaluation du croquis
Des territoires traversés et remodelés par des mobilités complexesConsignesTextes à transposer en croquisFond de carteGrille d'évaluation du croquis

Des milieux à valoriser et à protéger

Consignes

Sur le fond de carte fourni, construisez un croquis correspondant au sujet suivant : "Comment les milieux sont-ils valorisés et ménagés en Afrique australe ?", accompagné d’une légende organisée.
Vous devez vous appuyer sur les trois textes fournis. Pour chacun :
  • soulignez les informations qui vous paraissent importantes, à représenter sur le croquis ;
  • choisissez les figurés les plus pertinents ;
  • passez à la réalisation du croquis à proprement parler.
Aides
En géographie, un croquis est une représentation simplifiée de la réalité du terrain. Un croquis complet comporte un titre et une légende organisée.
Les trois types de figurés : les surfaces, les traits (lignes et flèches, notamment) et les formes géométriques. Les couleurs ont un sens ; ainsi, on ne représente pas une forêt en noir mais en vert, un littoral non en marron mais en bleu.

Textes à transposer en croquis

Comment les milieux sont-ils valorisés et ménagés en Afrique australe ?
Texte 1 -Des milieux et une diversité diversifiés
L’Afrique australe est une région caractérisée par une grande diversité de milieux et par une biodiversité remarquable. Les forêts tropicales s’étendent de l’Angola au deux tiers nord du Zimbabwe et du Mozambique. Les savanes couvrent une large part du Botswana, de l’Afrique du Sud (au nord et à l’est) ainsi que le sud du Zimbabwe et du Mozambique. Les prairies du Lesotho et du Malawi offrent également des paysages variés et propices à l’élevage dans une large bande au centre de l’Afrique du Sud et du Lesotho. Les déserts et zones semi-arides couvrent le sud-ouest de l’Angola et du Botswana, la Namibie et la moitié ouest de l’Afrique du Sud. La pointe sud de l’Afrique du Sud est caractérisée par un milieu méditerranéen.
Afin de préserver ces écosystèmes, de nombreuses aires protégées ont été créées, comme des parcs nationaux et des réserves naturelles, visant à concilier conservation et développement durable. Ces aires protégées couvrent le littoral sud-ouest de l’Angola et l’ouest de la Namibie. Les aires protégées sont situées principalement près des zones frontalières à l’est de la Namibie, au nord et au sud-ouest du Botswana, au nord-est de l’Afrique du Sud, à l’ouest et au Nord du Zimbabwe, au sud et à l’est de la Zambie.
Texte 2 -Des ressources exploitées et intégrées à la mondialisation
Cette région est également riche en ressources naturelles, qui sont largement exploitées et intégrées à la mondialisation. Le pétrole offshore en Angola constitue une source majeure de revenus par les exportations. Les mines, dans lesquelles sont extraits notamment du platine, des diamants, de l’or, du fer, du charbon et du cuivre, permettent le développement économique, mais constituent également une source de pollution importante pour les régions du sud-ouest de la RDC, du nord-est de l’Angola, des régions frontalières du Zimbabwe, le nord et l’est de la Namibie, et les trois-quarts nord de l’Afrique du Sud. La Copper Belt, une zone minière transfrontalière entre la Zambie et la République démocratique du Congo, est un espace stratégique dans le commerce mondial des minerais. Ces mines représentent 70 % des exportations de la Zambie.
Pour permettre l’acheminement de ces ressources, des voies ferrées relient les zones d’exploitation aux principaux ports comme ceux de Durban, du Cap, de Port Elizabeth en Afrique du Sud, de Maputo et de Beira au Mozambique. Ces voies ferrées se croisent et maillent le territoire de l’Afrique australe du port de Dar es Salam en Tanzanie en passant par la Copper Belt, Johannesburg jusqu’à Port Elizabeth en Afrique du Sud. Les infrastructures ferroviaires créent également un réseau d’ouest en est, de Walvis Bay à Maputo. Ces infrastructures soutiennent d’importants flux d’exportation, principalement à destination de la Chine, de l’Europe et de l’Amérique du Nord.
Texte 3 : Des environnements valorisés par le tourisme
Les milieux sont également valorisés par le tourisme. Les parcs naturels comme le parc du Grand Limpopo, symbole de la coopération transfrontalière de l’Afrique du Sud, du Zimbabwe et du Mozambique, ou le delta de l’Okavango au Botswana, attirent chaque année des milliers de visiteurs internationaux. Les chutes Victoria, à la frontière entre la Zambie et le Zimbabwe, sont un site emblématique du tourisme africain. Le littoral, notamment en Afrique du Sud, dans l’est du Mozambique et au nord de Madagascar, offre des plages très prisées, tandis que le tourisme culturel métropolitain (Le Cap, Johannesburg, Durban, Luanda, Maputo, notamment) valorise le patrimoine historique et contribue aussi à l’attractivité de la région. Ces atouts génèrent des flux de touristes internationaux extra-africains (européens, étatsuniens, chinois) et participent à l’économie tout en favorisant la préservation des milieux.

Fond de carte

Grille d'évaluation du croquis

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Des territoires traversés et remodelés par des mobilités complexes

Consignes

Sur le fond de carte fourni, construisez un croquis correspondant au sujet suivant : "Pourquoi les inégalités de développement expliquent-elles les mobilités internationales en Afrique australe ?", accompagné d’une légende organisée.
Vous devez vous appuyer sur les trois textes fournis. Pour chacun :
  • soulignez les informations qui vous paraissent importantes, à représenter sur le croquis ;
  • choisissez les figurés les plus pertinents ;
  • passez à la réalisation du croquis à proprement parler.
Aides
En géographie, un croquis est une représentation simplifiée de la réalité du terrain. Un croquis complet comporte un titre et une légende organisée.
Les trois types de figurés : les surfaces, les traits (lignes et flèches, notamment) et les formes géométriques. Les couleurs ont un sens ; ainsi, on ne représente pas une forêt en noir mais en vert, un littoral non en marron mais en bleu.

Textes à transposer en croquis

Pourquoi les inégalités de développement expliquent-elles les mobilités internationales en Afrique australe ?
Texte 1 -L’Afrique du Sud au centre des migrations régionales
L’Afrique du Sud est le pays qui attire le plus de migrants en Afrique australe. Plusieurs centaines de milliers de personnes originaires de tous les autres pays d’Afrique australe, et surtout du Zimbabwe, du Mozambique et du Lesotho, viennent en Afrique du Sud avec l’espoir d’une vie meilleure et d’un emploi dans les mines ou dans l’agriculture. Les migrants peuvent être victimes de violences xénophobes par les populations locales. Le Botswana, pays stable, attire des migrants en provenance du Zimbabwe et de la Zambie, même si le pays contrôle rigoureusement ses frontières. Le Botswana est un pays d’accueil, de transit et de destination. L'Angola et la Zambie sont des pays de départ et de destination pour les migrants des pays limitrophes. Les Zambiens migrent vers des pays comme l'Afrique du Sud et le Botswana pour des raison économiques, tandis que la Zambie accueille des migrants qui fuient la guerre et la famine en République démocratique du Congo, au Rwanda ou au Burundi. L’instabilité politique est également un facteur d’explication de l’émigration à partir du Mozambique et du Zimbabwe. Au Lesotho, au Malawi et au Mozambique, les catastrophes naturelles (sécheresses, inondations) peuvent entraîner des migrations vers l’Afrique du Sud.
En Afrique australe, plusieurs frontières sont partiellement délimitées par des clôtures, principalement pour des raisons de sécurité, de santé animale et de contrôle migratoire. Entre l’Afrique du Sud et le Zimbabwe, une clôture avait été érigée pendant l’Apartheid, notamment pour empêcher l’immigration. Depuis 1994, cette barrière physique n’est plus électrifiée mais 40 kilomètres de clôture ont été rétablis en raison de la pandémie de Covid-19. À la frontière entre l’Afrique du Sud et le Mozambique, des clôtures existent dans certaines zones stratégiques, comme c'est le cas près du Parc national Kruger pour empêcher le braconnage, la contrebande et le passage des animaux. Ces barrières sont également un moyen de lutter contre les entrées irrégulières. Entre le Botswana et le Zimbabwe, une clôture de 2,5 mètres de hauteur a été érigée sur 500 kilomètres.
Texte 2 -Un facteur déterminant : les inégalités de développement
Les migrations régionales s’expliquent principalement par des inégalités de développement très fortes en Afrique australe, que ce soit entre les pays ou à l’intérieur de ces pays. L’Afrique du Sud, puissance émergente, possède l’IDH le plus élevé de la zone mais, comme dans tous les pays émergents, les inégalités sociales y sont très fortes (110erang mondial pour l’IDH sur 193 pays). Le Botswana, pays riche en minerais (notamment en diamants), possède également un IDH élevé. Ces deux pays ont développé une économie diversifiée, ainsi que des infrastructures, des services de santé et d’éducation efficaces, bien que les inégalités – héritées de l’Apartheid – persistent. L’Eswatini, la Namibie, l’Angola, la Zambie et le Zimbabwe ont un IDH moyen, malgré des ressources minières importantes, à cause de crises économiques, politiques et/ou sanitaires récurrentes. Le Malawi, le Mozambique et le Lesotho ont des IDH faibles en raison d’une pauvreté multidimensionnelle élevée. L’accès à la santé, à l’éducation, à l’eau potable est limité et l’économie est en grande partie dépendante de l’agriculture. L’IDH du Mozambique est très faible (183e rang mondial). Cette situation s’explique par une économie très dépendante de l’agriculture et de conditions sanitaires (système de santé défaillant, importance du VIH, paludisme) défavorables.
Texte 3 -Les mobilités touristiques
L’Afrique du Sud accueille environ 9 millions de touristes internationaux, dont plus de la moitié sont originaires des pays limitrophes (Zimbabwe, Mozambique, Lesotho) et l’autre moitié provient d’Europe, des États-Unis et de la Chine. L’Afrique du Sud est également le principal pays émetteur de touristes vers les autres pays de la région. La Zambie et le Zimbabwe accueillent plus d’un million de touristes, et la Namibie environ 800 000 par an. L’Eswatini, le Mozambique et le Malawi reçoivent chaque année 500 000 touristes qui viennent visiter les parcs naturels et réaliser des safaris. L’Angola, le Botswana et le Lesotho ont une fréquentation touristique internationale inférieure, entre 100 000 et 300 000 visiteurs étrangers.
L’aménagement d’aéroports internationaux dans les métropoles permet de développer les flux de touristes. Les aéroports les plus importants se situent à Johannesburg, au Cap, à Durban et à Port Elizabeth en Afrique du Sud, à Luanda en Angola, à Maputo au Mozambique, à Windhoek en Namibie, à Lusaka en Zambie et à Harare au Zimbabwe. À l’exception de Luanda, la fréquentation de ces aéroports reflète l’attractivité touristique de ces pays.

Fond de carte

Grille d'évaluation du croquis