Le serment du Jeu de paume
« L’Assemblée nationale,
Considérant que […] rien ne peut empêcher qu’elle ne continue ses délibérations dans quelque lieu qu’elle soit forcée de s’établir, et qu’enfin partout où ses membres sont réunis, là est l’Assemblée nationale ;
Arrête* que tous les membres de cette Assemblée prêteront, à l’instant, serment solennel de ne jamais se séparer, et de se rassembler partout où les circonstances l’exigeront, jusqu’à ce que la Constitution du royaume soit établie et affermie sur des fondements solides, et que ledit serment étant prêté, tous les membres, et chacun en particulier, confirmeront par leur signature cette résolution inébranlable. »
20 juin 1789, Versailles, salle du Jeu de paume.
* Arrête = décide.
La prise de la Bastille - Vidéo
La population parisienne apprend avec stupéfaction le renvoi du ministre Necker qu’elle considère comme favorable à une évolution du régime. Elle y voit le début d’un mouvement de répression de Louis XVI pour rétablir la monarchie absolue.
La population cherche alors à se défendre et prend la forteresse royale de la Bastille qui est à la fois un symbole de l’oppression monarchique et un lieu où elle espère trouver des armes (fusils et poudre).
Olympe de Gouges, pionnière du féminisme
Olympe de Gouges est la fille naturelle du marquis le Franc de Pompignan. Mariée à dix-sept ans, elle devient veuve à vingt ans. Cette femme de lettres affirme son indépendance en refusant de se remarier.
La lutte contre l’esclavage est la première cause qu’elle défend, notamment dans son livreRéflexions sur les hommes nègres.
Lors de la Révolution, elle s’engage au nom de la lutte pour l’égalité en droits des femmes, c’est-à-dire sur les plans politique, économique et social, et rédige, en 1791 laDéclaration des droits de la femme et de la citoyennepour interpeller ses contemporains sur les limites de l’universalisme de laDéclaration des droits de l’homme et du citoyen.
Elle participe à de nombreux débats sur l’abolition de l’esclavage, sur la question des enfants illégitimes... Proche du groupe des Girondins, elle s’affirme par sa modération notamment vis-à-vis de Louis XVI. Elle multiplie à l’inverse des pamphlets contre la politique conduite par les Montagnards et particulièrement contre Robespierre. Elle est arrêtée pour avoir placardé sur les murs de Paris un texte s’opposant à la politique des Montagnards. Elle est guillotinée le 3 novembre 1793.
La nuit du 4 août 1789
Assemblée nationale - abandon de tous les privilèges à Versailles, séance de la nuit du 4 au 5 août 1789.
Alors que la rupture révolutionnaire prend de l’ampleur au cours de l’été 1789, l’Assemblée nationale vote l’abolition des privilèges, pendant une séance qui se déroule la nuit du 4 août 1789.