Chronologie
22-25 février 1848 : une révolution renverse la monarchie et établit la Deuxième République.
4 mars 1848 : l’esclavage est aboli dans les colonies.
11 décembre 1848 : Louis-Napoléon Bonaparte est élu président de la Deuxième République.
2 décembre 1851 : à la suite du refus de l’Assemblée de prolonger son mandat de président, Louis-Napoléon Bonaparte organise un coup d’État* ; environ 26 000 personnes sont arrêtées, d’autres s’exilent, comme Victor Hugo.
20-21 décembre 1851 : Louis-Napoléon Bonaparte fait approuver par un plébiscite le coup d’État qui vient de se dérouler (7,5 millions pour ; 646 000 contre).
17 février 1852 : la liberté de la presse est restreinte et encadrée.
1852 : adoption d’une nouvelle constitution qui renforce le pouvoir personnel de l’empereur et s’inspire très largement de celle de 1799.
Novembre 1852 : le retour à l’empire est approuvé par un plébiscite avec 7,8 millions de oui.
* Coup d’État : prise du pouvoir par la force en dehors de l’État de droit.
L’assemblée constituante - Schéma
La répression des opposants
La loi de sûreté générale
La loi de sûreté générale, adoptée le 19 février 1858, permet de condamner sans procès toute personne ayant déjà fait l’objet d’une condamnation politique depuis 1848. Elle donne donc un cadre « légal » à la lutte contre tous les opposants politiques de Napoléon III.
Le devenir des opposants au Second Empire
- Environ 45 000 prisonniers politiques en métropole.
- 20 000 déportés dans les bagnes de Guyane et de Nouvelle Calédonie, principalement condamnés pour faits politiques.
- 2 500 opposants politiques exilés, à l’instar d’Henri Rochefort, d’Edgard Quinet ou de Victor Hugo.