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Co-construire les notions du thème

1. En binôme, réfléchissez puis créez une perle « notion » à côté de l’illustration ou du texte qui lui...

Sommaire

De l’image à la notion
Les imagesLa loi de séparation des Églises et de l’ÉtatLes codes de l’indigénat - CarteLa rue Randon à AlgerLa réhabilitation d’Alfred Dreyfus

De l’image à la notion

1. En binôme, réfléchissez puis créez une perle « notion » à côté de l’illustration ou du texte qui lui correspond. Justifiez votre choix à votre binôme en précisant la partie du cours correspondante et l’exemple étudié.
2.Individuellement, définissez chaque notion, en vous aidant du coup de pouce, en la complétant directement en ligne. Au sein du binôme :
  • un élève choisit de définir laïcité, démocratie, libertés fondamentales et société coloniale ;
  • l’autre élève choisit de définir république, antisémitisme et colonisation.
3.En binôme, relisez l’ensemble des définitions et corrigez-les si nécessaire.
4.En binôme, présentez oralement la définition de deux termes au choix àl’ensemble de la classe.
5. Collectivement, la classe s’accorde sur une définition pour chaque terme.

Les images

La loi de séparation des Églises et de l’État

Titre Ier - Principes
Article 1er – La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public.
Article 2 – La République ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, à partir du 1er janvier qui suivra la promulgation de la présente loi, seront supprimées des budgets de l’État, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l’exercice des cultes. Pourront toutefois être inscrites aux dits budgets les dépenses relatives à des services d’aumônerie et destinées à assurer le libre exercice des cultes dans les établissements publics tels que lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prisons. […]
Titre V - Police des cultes
Article 27 - […] Les sonneries des cloches seront réglées par arrêté municipal, et, en cas de désaccord entre le maire et le président ou directeur de l’association cultuelle, par arrêté préfectoral. […]
Article 28 - Il est interdit, à l’avenir, d’élever ou d’apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l’exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions.
Article 31 - Sont punis de la peine d’amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe et d’un emprisonnement de six jours à deux mois ou de l’une de ces deux peines seulement ceux qui, soit par voies de fait, violences ou menaces contre un individu, soit en lui faisant craindre de perdre son emploi ou d’exposer à un dommage sa personne, sa famille ou sa fortune, l’auront déterminé à exercer ou à s’abstenir d’exercer un culte, à faire partie ou à cesser de faire partie d’une association cultuelle, à contribuer ou à s’abstenir de contribuer aux frais d’un culte.
Extraits de la loi de séparation des Églises et de l’État, 9 décembre 1905.

Les codes de l’indigénat - Carte

L’indigénat est le régime pénal spécial mis en place par les autorités françaises et appliqué à tout ou partie des populations « indigènes ». Il autorise les sanctions collectives, ce qui est interdit dans le droit français, et les déportations.
Le code de l’indigénat est conçu à partir de plusieurs pratiques développées dans les diverses colonies. Des codes de l’indigénat sont d’abord édictés en Cochinchine et en Algérie, avant d’être étendus à la plupart des autres colonies. Partout, le code de l’indigénat est un outil de domination qui veut voir aboutir une politique d’assimilation mais qui la rend impossible.
En Indochine en 1903, les sanctions disciplinaires sont confiées aux chefs indigènes.

La rue Randon à Alger

Alger, la rue Randon près de la place Rabbin Bloch.

La réhabilitation d’Alfred Dreyfus

À l’École militaire, le commandant Dreyfus (à droite) est décoré de la légion d’honneur le 21 juillet 1906. Il s’entretient ici avec le général Gillain (à gauche) et le commandant Targe (au centre).