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Ce concept vise à comparer l’idéologie (-isme) national-socialiste en Allemagne, fasciste en Italie et...

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NotionsTotalitarismesGénocide et crime contre l'humanitéRésistance et collaboration
RévisionsNotions : totalitarismes et Seconde Guerre mondiale - ExerciceTotalitarismes et Seconde Guerre mondiale - ExerciceRepères chronologiques - ExerciceTotalitarismes et Seconde Guerre mondiale - Bilan en imageTotalitarismes et Seconde Guerre mondiale - Bilan téléchargeable

Notions

Totalitarismes

Ce concept vise à comparer l’idéologie (-isme) national-socialiste en Allemagne, fasciste en Italie et communiste ou bolchévique en URSS. Le terme rejoint celui de « régime totalitaire » qui analyse les structures étatiques et sociales au sein de ces trois États, lorsque ces mouvements étaient au pouvoir. Les points communs essentiels identifiés entre les trois régimes et idéologies sont les suivants :
  • un mouvement révolutionnaire ;
  • la volonté de forger un homme nouveau ;
  • la militarisation de la société ;
  • le culte de la personnalité ;
  • la répression des opposants politiques ;
  • la mise au pas de la société au travers d’un parti unique et d’organisations de masse.
Ce concept demeure pourtant largement débattu :
  • parce que les régimes politiques nazi, fasciste ou stalinien étaient profondément différents et s’appuyaient sur des structures sociales différentes ;
  • parce que la chronologie comparative conduit à comparer des régimes en temps de paix et des régimes en temps de guerre ;
  • parce que les trois régimes politiques ne s’appuyaient pas sur une pensée politique homogène comparable.
Le terme de totalitarisme peut aussi se comprendre comme un modèle autoritaire, radical et exclusif de construction de l’État, en opposition aux démocraties libérales, à un moment historique donné, c’est-à-dire les années 1930-1945.

Génocide et crime contre l'humanité

Génocide: l’Organisation des Nations unies (ONU) définit depuis 1946 comme génocide toute tuerie de masse pour détruire intentionnellement tout ou en partie d’un groupe national, ethnique, racial ou religieux. En grec ancien,genossignifie « origine » ou « peuple » et le -cidelatin vient du verbecaederesignifiant « massacrer ». Un génocide est établi lorsque au moins l’un des faits suivants est prouvé :
  • meurtre de membres du groupe ;
  • atteinte grave à l'intégrité physique ou mentale de membres du groupe ;
  • soumission intentionnelle du groupe à des conditions d'existence devant entraîner sa destruction physique totale ou partielle ;
  • mesures visant à entraver les naissances au sein du groupe ;
  • transfert forcé d'enfants du groupe à un autre groupe.
Crime contre l’humanité : cette notion juridique a été définie à la fin de la Seconde Guerre mondiale pour juger certains crimes particulièrement graves, considérés contraire à l’humanité. Le tribunal militaire international de Nuremberg (1945-1946) le définit ainsi comme « l’assassinat, l’extermination, la réduction en esclavage, la déportation, et tout autre acte inhumain commis contre toutes populations civiles, avant ou pendant la guerre, ou bien les persécutions pour des motifs politiques, raciaux ou religieux ». Les crimes contre l’humanité, contrairement aux autres crimes, sont imprescriptibles. Cela signifie qu'ils peuvent être poursuivi en justice sans limite de temps, comme les procès Barbie en 1987, Touvier en 1994 ou Papon en 1997-1998. Le crime contre l’humanité a été reformulé en 1998 lors du statut de Rome, qui a créé la Cour pénale internationale. Si le crime contre l’humanité intègre le crime de génocide, il regroupe aussi l’esclavage et les persécutions.

Résistance et collaboration

Résistance : la résistance est une force qui s’oppose à une situation considérée comme illégitime. C’est un ensemble d’attitudes – individuelles ou collectives, violentes ou pacifiques – qui impliquent de transgresser volontairement des normes pour renverser un ordre établi. Ces actions sont des choix et des engagements individuels. Du point de vue de l’ordre établi, les résistants sont considérés comme des criminels.
La résistance durant la Seconde Guerre mondiale désigne toutes les formes d’oppositions au régime nazi et à ses collaborateurs. En France, la résistance voit le jour avec l’occupation allemande au printemps 1940. Elles sont multiples dans leurs motivations, idéologies, mais aussi dans leurs modes d'action : association aux forces de la France libre, organisation d'attentats, établissement en maquis, refus de participer au service du travail obligatoire (STO), publications, transmission d’informations, etc. La résistance implique des risques majeurs : au total 20 000 résistants tués au combat, 30 000 fusillés, 60 000 déportés.
La Résistance (avec une majuscule) est un terme politique qui désigné la volonté d’unir les mouvements de résistance dans une seule organisation. L’appel du 18 juin 1940 peut être considéré comme la première tentative d’unification. En 1943, Jean Moulin parvient à réunir les différents groupes (communistes, socialistes, gaullistes, syndicalistes, etc.) au sein du Conseil national de la Résistance (CNR).
Collaboration : la collaboration désigne l’ensemble des attitudes participant et contribuant à la domination allemande en Europe. Le terme apparaît dans l’armistice du 22 juin 1940 et Philippe Pétain en fait une politique publique de l’« État français » (régime de Vichy) en octobre 1940. Peuvent se distinguer :
  • la collaboration d’État, qui décrit l’aide apportée par le régime de Vichy à l’occupation allemande (maintien de l’ordre, répression, persécution et déportation des juifs, aide économique, service du travail obligatoire, etc.) ;
  • le collaborationnisme, qui désigne l’ensemble des Français partageant l’idéologie nazie et ayant activement participé à l’occupation allemande (au sein de la milice, de la « légion des volontaires français », dans la presse, etc.).

Révisions

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