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PPO - Alphonse de Lamartine en 1848

1833 : Alphonse de Lamartine est élu député ; il occupe ce poste jusqu’en 1851.

Sommaire

DocumentsChronologieÉléments biographiquesUne vision idyllique du vote au suffrage universel masculinLa question de l’esclavageLamartine vu par Tocqueville
ParcoursObjectifQuestionnementCompléter une carte mentaleCarte mentale

Documents

Chronologie

1833 : Alphonse de Lamartine est élu député ; il occupe ce poste jusqu’en 1851.
1842 : il devient une figure de l’opposition dans le régime de la monarchie de Juillet.
Février 1848 : il participe aux journées révolutionnaires puis entre au gouvernement provisoire.
Avril 1848 : il est élu député de façon triomphale et s’investit dans la rédaction de la Constitution. Il signe le décret sur l’abolition de l’esclavage.
Juin 1848 : il ne s’oppose pas à la répression du général Cavaignac.
Décembre 1848 : il est battu très largement à l’élection présidentielle.

Éléments biographiques

Alphonse de Lamartine naît dans une famille de la petite noblesse en 1790. En 1820, son recueil de poésie,Les Méditations métaphysiques,connaît un très grand succès. En 1829, il est élu à l’Académie française.
En 1833, sous le régime de la Monarchie de Juillet, il débute sa carrière politique en tant que député. À partir des années 1840, il devient un membre remarqué de l’opposition.
En 1848, il est au premier plan de la Révolution de février. Il participe aux journées révolutionnaires et à la proclamation de la République le 24 février. Il s’illustre le lendemain en imposant le drapeau tricolore face au drapeau rouge. Entré au gouvernement provisoire en tant que ministre des Affaires étrangères, il dispose alors d’une très grande popularité et s’engage notamment dans le combat pour l’abolition de l’esclavage et en faveur du suffrage universel masculin, mais il ne s’engage pas beaucoup sur les questions sociales. Lors des élections législatives d’avril 1848, il est élu député de façon triomphale. Il est très actif lors des débats pour la rédaction de la Constitution, et le texte du 4 novembre 1848 reprend en grande partie ses idées.
À la suite des journées de juin, il est mal perçu à gauche comme à droite de l’échiquier politique. Il est écrasé lors de l’élection à la présidence de la République par Louis Napoléon Bonaparte. Il termine sa vie plus ou moins dans l’oubli et meurt en 1869 à Paris.

Une vision idyllique du vote au suffrage universel masculin

« Au lever du soleil, les populations recueillies et émues de patriotisme se formèrent en colonnes à la sortie des temples, sous la conduite des maires, des curés, des instituteurs, des juges de paix, des citoyens influents, s’acheminèrent par villages aux chefs-lieux d’arrondissement, et déposèrent dans les urnes, sans autre impulsion que celle de leur conscience, sans violences […], les noms des hommes dont la probité, la vertu, le talent et surtout la modération leur inspiraient le plus de confiance pour l’avenir de la République. »
Alphonse de Lamartine, Histoire de la révolution de 1848, Paris, 1849.

La question de l’esclavage

« Vous aurez payé pour retenir dans les fers, dans l’oppression, dans l’immoralité, dans le concubinage, dans la privation de tout ce qui constitue l’humanité, trois cent mille esclaves ! Plus qu’il ne vous en aurait coûté pour appeler toute une race d’hommes à la liberté, au travail volontaire, à la famille, à la religion, à la civilisation et à la vertu ! Voilà, Messieurs, l’inévitable effet de ces ajournements éternels des principes qui, en perpétuant le mal dans le présent, ruinent la conscience des peuples, ruinent les mœurs, ruinent le trésor et rendent le remède plus impossible dans l’avenir. »
Discours prononcé à la Chambre des députés le 23 avril 1835.
L’arrivée de Louis-Philippe en 1830 marque le renouveau du mouvement abolitionniste français. En 1834 est créée la Société française pour l’abolition de l’esclavage, avec à sa tête Alphonse de Lamartine. Celui-ci mène le combat politique à la Chambre des députés.
Nommé président du gouvernement provisoire de la Deuxième République française après la révolution de février 1848, il nomme Arago ministre des Colonies. Ce dernier fait appel à Victor Schoelcher pour rédiger le décret de l’abolition définitive de l’esclavage que Lamartine et tous les ministres signent et promulguent le 27 avril 1848, donnant la liberté à plus de 250 000 esclaves des colonies françaises.

Lamartine vu par Tocqueville

« Tous les députés qui arrivaient à Paris avec le désir de réprimer les excès de la révolution et de lutter contre le parti démagogique le considéraient d’avance comme leur unique chef et s’attendaient à ce qu’il allât se mettre sans hésiter à leur tête pour attaquer et abattre les socialistes et les démagogues ; ils s’aperçurent alors qu’ils se trompaient [...]
Il suivait alors cette voie tortueuse qui devait le conduire si tôt à sa perte, s’efforçant de dominer les Montagnards sans les abattre et de ralentir le feu révolutionnaire sans l’éteindre. »
Alexis de Tocqueville,Souvenirs, 1893 (publication posthume).

Parcours

Objectif

Vote objectif est de compléter une carte mentale pour répondre à la question suivante : « Au nom de quelle vision de la République Alphonse de Lamartine s’engage-t-il en 1848 ? Avec quels effets ? »

Questionnement

1.Identifiez le contexte à l’aide de la chronologie et des éléments biographiques.
2.En vous appuyant sur le tableau de Félix Emmanuel Philippoteaux, précisez quand et comment Alphonse de Lamartine proclame la République.
3.Quelle est la position de Lamartine à propos de l’esclavage ?
4.À partir de la chronologie et du texte d’Alexis de Tocqueville, précisez quelles sont les limites de son engagement au moyen d’une citation.

Compléter une carte mentale

Recopiez et complétez la carte mentale en prenant soin de mentionner d’où proviennent les informations que vous reportez dans chacun des items.

Carte mentale