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Les notions clés

Ce terme désigne la diffusion d’un nouveau mode de production dans lequel l’usage de nouvelles énergies,...

Sommaire

IndustrialisationUrbanisationHaussmannisation
LibéralismeUne action du Crédit mobilier
Socialisme et mouvement ouvrierLa grève du Creusot

Industrialisation

Ce terme désigne la diffusion d’un nouveau mode de production dans lequel l’usage de nouvelles énergies, telles que le charbon, et l’emploi massif de machines – la mécanisation – transforment de façon radicale le monde du travail. Les artisans deviennent des ouvriers, les ateliers cèdent le pas aux usines, la domination de la production agricole dans l’activité économique est supplantée par la domination de la production industrielle.
L’industrialisation transforme aussi le monde agricole avec la mécanisation des travaux des champs.
Ce nouveau processus de production entraîne des mutations sociales majeures avec la constitution d’une bourgeoisie d’affaires qui domine le monde ouvrier.

Urbanisation

Ce terme désigne le processus au cours duquel les villes augmentent en nombre et en taille. Ce processus est alimenté par l’exode rural, c’est-à-dire par le départ des populations rurales à destination des centres urbains. Le processus d’urbanisation est concomitant de celui d’industrialisation.
Dans les campagnes, la mécanisation entraîne une diminution des besoins en main d’œuvre tandis que dans les villes se concentrent de nouveaux emplois générés par les usines, mais aussi par un nouveau modèle de distribution qu’incarnent notamment par les grands magasins. 
L’urbanisation est portée aussi par une modernisation des villes, ce qu’illustre l’haussmannisation de Paris.

Haussmannisation

Ce terme désigne l’ensemble des grands travaux menés par le baron Haussmann, préfet de la Seine, et par ses successeurs qui ont mis en œuvre le projet de Napoléon III de restructuration de la capitale. Le baron a proposé un plan d’urbanisation d’ensemble qui marque encore aujourd’hui largement la ville de Paris et lui donne une unité architecturale caractéristique.

Libéralisme

Au XVIIe siècle, les théories économiques privilégiaient l’intervention de l’État pour créer une modernisation et une prospérité (cf. étude sur le colbertisme en seconde). À partir du XVIIIe siècle et surtout au XIXe siècle, la pensée économique évolue et favorise le développement :
  • des initiatives privées portées par une bourgeoisie d’affaires, à l’instar des frères Pereire ;
  • d’une propriété privée des moyens de production. Celle-ci est facilitée par le développement des banques et de la bourse ;
  • d’une concurrence libre et d’une limitation des interventions de l’État. C’est dans cette logique que s’inscrit le traité de libre-échange franco-anglais de 1860.

Une action du Crédit mobilier

Certificat provisoire nominatif de 5 actions de 500 francs de la Société générale de Crédit mobilier, signé de la main d’Émile Pereire.
Le Crédit mobilier est créé en 1852 pour financer le tissu industriel français. Son capital initial de 60 millions de francs est divisé en 120 000 actions de 500 francs (titres qui représentent un partie du capital). Tous les épargnants peuvent acquérir des actions. En 1866, les frères Pereire tentent de relancer les investisseurs mais le Crédit mobilier fait faillite en 1867.

Socialisme et mouvement ouvrier

Face aux très fortes inégalités sociales qui accompagnent l’industrialisation (constitution d’une bourgeoisie d’affaire face à une population ouvrière qui se paupérise), de nouvelles idéologies, comme le socialisme, se développent.
Elles permettent de penser ces inégalités et proposent aussi d’y apporter des solutions concrètes pour améliorer la condition ouvrière : hausse des salaires, diminution du temps de travail, limitation du travail des enfants et des femmes, amélioration de la sécurité sur les lieux de travail...
Le mouvement ouvrier peut prendre la forme de manifestations et de grèves, mais celle-ci restent interdites jusqu’en 1864.

La grève du Creusot

La grève du Creusot « Les troupes, à leur arrivée, se forment sur la place de l’église du Creusot »,Le Monde illustré, 29 juillet 1870.