Revenir
Revenir

Les notions clés

La diplomatie désigne en politique les relations entre les États, et particulièrement la représentation...

Sommaire

DiplomatieGuerre
Nation et mouvement des nationalitésGiuseppe Garibaldi

Diplomatie

La diplomatie désigne en politique les relations entre les États, et particulièrement la représentation des intérêts d’un pays à l’étranger. Elle s’occupe de l’administration des affaires internationales et de l’organisation de négociations entre États.
Sous le Second Empire, Napoléon III souhaite redonner à la France une place prépondérante dans les relations européennes, perdue selon lui depuis la chute du Premier Empire et le congrès de Vienne. Il accorde donc une grande importance à la politique étrangère.

Guerre

« La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens. » Cette citation de Carl Von Clausewitz illustre le fait que la guerre est soumise à des objectifs politiques et géopolitiques. Il ne s’agit pas d’anéantir l’ennemi, mais d’utiliser la force et un conflit ouvert pour obtenir ce que la diplomatie ne permet pas d’obtenir.
Ces guerres dites « réelles » prennent fin lorsque l’intérêt des belligérants est de trouver une issue au conflit et qu’ils sont prêts à négocier, ou lorsque l’un des belligérants n’est plus capable d’assumer ce conflit ouvert.
Il existe donc un rapport dialectique entre la guerre et la paix, illustré par cette phrase de Napoléon III, le 18 juillet 1859 (un mois après la bataille de Solférino) : « Pour servir l’indépendance italienne, j’ai fait la guerre contre le gré de l’Europe ; dès que les destinées de mon pays ont pu être mises en péril, j’ai fait la paix. »

Nation et mouvement des nationalités

Le terme de nation désigne une communauté qui se sent unie par un même territoire, une histoire, une culture et une langue communes.
Si la France est un vieil État-nation, des mouvements de nationalité s’affirment dans toute l’Europe au XIXe siècle, en particulier au détriment des empire multinationaux comme l’empire d’Autriche-Hongrie. Cet élan se manifeste notamment en 1848-1849 ; on parle alors de Printemps des peuples.
Mais l’intrication sur un même territoire de populations représentant des nationalités diverses porte le germe de nombreux conflits ultérieurs.

Giuseppe Garibaldi

Giuseppe Garibaldi lors du débarquement à Marsala, Girolamo Induno, 1861.
Giuseppe Garibaldi est né à Nice (ville alors italienne) en 1807. Très jeune, il fréquente les milieux nationalistes italiens dans le cadre du mouvement « Jeune Italie » de Mazzini. Après une période d’exil, il rentre en Italie en 1848 lors du Printemps des Peuples et combat ceux qui s’opposent à l’unification de l’Italie, notamment l’Autriche puis la France.
En 1860, il organise une grande expédition dite des Mille pour chasser la famille régnante des Bourbons de la Sicile et de Naples et il se met au service du roi Victor-Emmanuel II. Il échoue en revanche contre la papauté, qui possède alors des terres en grand nombre.
Garibaldi et ses « chemises rouges » sont des acteurs majeurs durisorgimento, terme italien qui désigne le mouvement en faveur de l’indépendance et de l’unification de l’Italie.