Mai-juillet 1859 : guerre contre l’Autriche qui s’achève par la victoire de l’alliance franco-piémontaise.
Novembre 1859 : rattachement de la Lombardie au Piémont-Sardaigne.
Mars 1860 : les patriotes des États d’Italie centrale votent leur rattachement au royaume de Piémont-Sardaigne.
Mai 1860 : Garibaldi lance l’expédition des Mille vers la Sicile et Naples.
Novembre 1860 : le Royaume des Deux-Siciles vote son rattachement au Piémont.
1861 : Victor-Emmanuel II devient roi d’Italie à Turin puisque Rome, défendue par des troupes françaises, n’est pas passée sous son contrôle.
1866 : l’Autriche concède le rattachement de la Vénétie, faute d’être capable de s’y opposer militairement.
1870 : les troupes françaises quittent Rome ; achèvement de l’unité avec la conquête du Latium et de Rome.
1871 : Rome devient officiellement la capitale du Royaume d’Italie.
Vocabulaire
Chemises rouges : nom donné aux partisans de Garibaldi qui s’engagent dans l’unité italienne en prenant les armes et particulièrement en participant à l’expédition des Mille qui débute en mai 1860.
Risorgimento(renaissance) : période où un mouvement national se développe en Italie autour des figures de Mazzini, Garibaldi, Cavour, Victor-Emmanuel II. Nom donné au mouvement lui-même.
La politique de Napoléon III
« Français ! L’Autriche en faisant entrer son armée sur le territoire du Roi de Sardaigne, notre allié, nous déclare la guerre. Elle viole ainsi les traités, la justice et menace nos frontières. […] Le Piémont ayant accepté les conditions qui devaient assurer la paix, on se demande quelle peut être la raison de cette invasion soudaine ? […]
Jusqu’ici la modération a été la règle de ma conduite, maintenant l’énergie devient mon premier devoir. Que la France s’arme et dise résolument à l’Europe : je ne veux pas de conquête, mais je veux maintenir sans faiblesse ma politique nationale et traditionnelle ; j’observe les traités à condition qu’on ne les violera pas contre moi, je respecte le territoire et les droits des puissances neutres, mais j’avoue hautement ma sympathie pour un peuple dont l’histoire se confond avec la nôtre et qui gémit sous l’oppression étrangère. [...]
Le but de cette guerre est donc de rendre l’Italie à elle-même et non de la faire changer de maître, et nous aurons à nos frontières un peuple uni qui nous devra son indépendance. […]
Napoléon, palais des Tuileries, le 3 mai 1859, proclamation publiée le 4 mai 1859 dansLe Moniteur universel.
« Rien n’est absolu. Seule l’autorité spirituelle du Pape est immuable. Il faut que la ville de Rome et le patrimoine de Saint Pierre soient garantis au souverain pontife par les grandes puissances. [...]
Quand la France s’est prononcée pour l’Italie, ce grand intérêt du salut de la papauté a été certainement une de ses préoccupation les plus sérieuses [...]. »
Arthur de La Guéronnière,Le Pape et le Congrès, 1859.
Arthur de la Guéronnière est un homme politique français, proche de Napoléon III, pour qui il rédige plusieurs textes,L’Empereur Napoléon III et l’Italie,Le Pape et le CongrèsetLa France, Rome et l’Italie, afin de justifier et d’expliquer sa politique étrangère. Il s’agit ici de rassurer les soutiens catholiques traditionnels de l’empereur qui craignent que l’unification de l’Italie ne se fasse aux dépens du pape et de l’Église.
Nabucco, le chœur des esclaves - Vidéo
Cet extrait de l’opéra de VerdiAidacorrespond au Nabucco, le chœur des esclaves hébreux prisonniers des Égyptiens (épisode raconté dans la Bible). Il a été le chant de ralliement de tous les patriotes italiens.