Parler des sociétés civiles dans la Grande Guerre conduit à aborder deux fronts (qui sont à distinguer du front de l’avant, lieu de l’affrontement entre soldats).
Le « front occupé » est celui des populations sous le joug des armées ennemies en Belgique, dans les régions du nord et de l’est de la France, ou encore celles du sud-est de l’Europe, militairement dominées et économiquement exploitées.
Le « front de l’arrière » ouheimatfront/homefrontenglobe les civils s’appuyant sur tous les moyens mis à disposition (agricoles, industriels, politiques, culturels, etc.) pour mener la guerre.
Crime contre l’humanité
La notion de crime contre l’humanité a été formulée après la Seconde Guerre mondiale mais elle est également utilisée pour qualifier des événements de la Première Guerre mondiale.
Ce terme juridique désigne un crime commis contre une population civile (en temps de paix ou de guerre), pour des motifs d’ordre politique, racial, national, ethnique, culturel, religieux ou sexiste. Il se reconnaît lorsque les trois critères suivants se conjuguent :
- le déplacement forcé, la réduction en esclavage, le meurtre, l’extermination de civils ;
- l’usage de la violence à grande échelle et de manière méthodique ou systématique ;
- le fait de viser une partie ou la totalité d’une population.