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Coup de pouce

Comprendre les logiques ayant présidé à la construction de la fonction sociale des "salonnières" suppose,...

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Coup de pouce pour les question sur les documentsCoup de pouce pour la consigne générale

Coup de pouce pour les question sur les documents

Comprendre les logiques ayant présidé à la construction de la fonction sociale des "salonnières" suppose, dans un premier temps, de revenir sur le projet de société donnant aux femmes un rôle civilisateur, consistant à polir les mœurs, à servir d’arbitre du "goût". Dans le cadre de la sociabilité particulière des salons, ce sont elles qui recrutent les participants selon des critères qui leur appartiennent.
Dans un second temps, ces salons mixtes se constituent au gré des opportunités et/ou des concurrences entre salonnières. L'exemple du salon de Madame de Geoffrin révèle ainsi une construction du lieu en trois temps, sa mise en place faisant suite à une succession d'événements favorables pour la salonnière. Sa singularité tient par ailleurs à la qualité des invités fréquentant son salon plutôt qu'à sa position sociale antérieure.

Coup de pouce pour la consigne générale

Les salons sont des lieux dans lesquels une nouvelle hiérarchie s'invente, où l'homme du monde détrône le courtisan. Ceci doit être lié à la redéfinition des valeurs de la noblesse qui s'y opère : les qualités guerrières passent au second plan, au profit de celles de "l'homme du monde". Cette redéfinition intervient sous l'effet des règles que font respecter les salonnières, garantes d'une mission de civilisation des mœurs.
Les salons participent du même coup à la réévaluation partielle du rôle des femmes dans la société du XVIIIe siècle. Les salons sont en lien avec la politique du siècle : non seulement parce que les idées et les opinions politiques s'y confrontent, mais aussi parce que les participants jouent une partie de leur crédit politique en ces lieux.
Enfin, il serait exagéré de voir dans les salons un lieu égalitaire : les distinction sociales demeurent en leur sein, même si les idées des Lumières s'y diffusent.