1. Badinter oppose le débat « abstrait » sur la peine de mort à la décision « concrète » des jurés qui doivent décider de la mort d'un homme. Il met ainsi les jurés face à leurs responsabilités, non sur la question de la culpabilité de Patrick Henry, mais sur la peine à lui infliger. Il arrive à les convaincre d'une condamnation à perpétuité.
2. Badinter apparaît à la télévision dans sa robe d'avocat et utilise un ton grave et posé qui donne de la solennité à son discours. On a l'impression qu'il prononce une plaidoirie. Le cadrage resserré sur son visage (avec un mouvement de zoom avant) accentue encore sa présence à l'écran et la puissance de son argumentation sur les valeurs.
3. Badinter parle d'une étape historique sur le chemin vers l'abolition mais ce n'est absolument pas synonyme de la fin de la peine de mort. Ce n'est qu'une décision particulière de la justice qui n'est pas équivalente à une loi. L'opinion publique française reste en 1977 favorable à la peine de mort. Elle n'est pas encore acquise à l'idée de son abolition par une évolution législative.
Synthèse d'un débat
Chanson de Michel Sardou
- Public concerné : grand public.
- Objectif de l’auteur : exprimer une opinion, une critique à l’égard des partisans du refus de la peine de mort.
- Nature des arguments (domaine de la passion et des sentiments) : appel à la vengeance ou à la « loi du talion » à l’égard des meurtriers d’enfants.
- Opposition des arguments (les critiques à l’égard des opposants à la peine de mort) : la mort est la seule peine valable pour venger la mort d’un enfant.
Discours de Robert Badinter
- Public concerné : les députés en séance appelés à voter l’abolition de la peine de mort.
- Objectif de l’auteur : convaincre les députés de voter l’abolition de la peine de mort.
- Nature des arguments (domaine de la raison et des valeurs) : démontrer l'iniquité de la peine de mort au nom de la morale universelle et de son inefficacité à lutter contre le crime.
- Opposition des arguments (arguments opposés à la peine de mort) : condamner à mort n’a aucune valeur de dissuasion à l’égard des meurtriers et donne à l'État le droit de disposer de la vie de ses citoyens.