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L'intelligence artificielle, quelle révolution du monde du travail ?

Les outils constituent les réponses produites par l'homme aux problèmes qu'il se pose. Comment trancher...

Sommaire

Pourquoi parler d'une révolution technologique ?L'homme et ses outilsRobotisation du travail : demain, tous chômeurs ? - Extrait vidéoUn peu d'économie : la création destructriceL’innovation au cœur de la dynamique du capitalisme selon Schumpeter - Pour aller plus loinEnquête de terrain
Cerner le problème : L'homme, le temps et l'argentL'homme, le temps et l'argentDocument et questions - Est-il légitime que l'État accompagne l'usage de l'IA dans les entreprises ? Document ministère de l'ÉconomieLiens utilesQuelles formes pour la coopération entre IA et humains ?
Peut-on inventer un autre emploi du temps, préférable pour l'homme, qui le libère de la contrainte du travail ? Stiegler - Extrait vidéo et questions
Les robots doivent-ils payer des impôts ? Documents et questions
Liens utiles
SynthèseFaire un bilan par étapes

Pourquoi parler d'une révolution technologique ?

L'homme et ses outils

Les outils constituent les réponses produites par l'homme aux problèmes qu'il se pose. Comment trancher ? Comment rendre le geste plus efficace ? Comment voyager plus vite ? Comment calculer sans effort ? Toutes ces questions ont trouvé leur solution dans une évolution des techniques.
Comme le montre le paléontologue Leroi-Gourhan, l'histoire de l'homme est dans une large mesure l'histoire du déploiement de ses outils. L'objet technique est l'instrument par lequel l'homme donne vie à ses pensées de créateur et façonne le monde en fonction de ses projets. 
Parler de révolution technique, c'est considérer que ce progrès des techniques n'est pas continu, mais connaît des sauts. 
Dans ces périodes, l'évolution des techniques disponibles modifie l'ensemble des conditions de vie des hommes, leur rapport au monde et leur organisation sociale. La révolution de l'outillage transforme notre existence de telle sorte que la définition de l'humanité se trouve en jeu. 

Robotisation du travail : demain, tous chômeurs ? - Extrait vidéo

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Un peu d'économie : la création destructrice

Les évolutions techniques très rapides depuis la révolution industrielle ont suscité de vives inquiétudes auprès des travailleurs. Tandis que l'innovation condamne toute technologie antérieure, les travailleurs qui vivent de la production des biens et services devenus obsolètes perdent leur emploi.
Ainsi, l'introduction des progrès techniques dans le monde du travail est douloureuse. Elle génère de fortes résistances.
En 1589, lorsque l'inventeur anglais William Lee montre à la reine Elisabeth sa machine à tricoter les bas, elle refuse d'introduire l'usage de cette machine en Angleterre : « Considérez ce que l'invention pourrait faire à mes pauvres sujets. Elle les mènerait assurément à la ruine en les privant d'emploi. » Tentative vaine, puisque le progrès technique, par le gain de productivité qu'il promet, finit par s'imposer.
L'économiste Shumpeter explique en outre que le sacrifice n'est qu'apparent, puisque la destruction est finalement "créatrice". Chaque innovation ouvre de nouvelles possibilités, qui donnent lieu à de nouvelles opportunités professionnelles. Certaines professions disparaissent, mais ces pertes sont compensées par la création de nouveaux emplois, imprévisibles avant l'introduction du nouveau mode de production.
Si les robots permettent d'accomplir même les tâches complexes assumées jusqu'alors par l'intelligence humaine, sommes-nous certains que le modèle de la "destruction créatrice" fonctionnera pour cette nouvelle révolution ? 

L’innovation au cœur de la dynamique du capitalisme selon Schumpeter - Pour aller plus loin

Selon Schumpeter, le caractère cyclique de l’économie ne provient ni des transformations sociales, ni des évolutions démographiques, ni des variations de la monnaie. Il trouve son origine dans l’innovation. Schumpeter définit l’innovation comme « les nouveaux objets de consommation, les nouvelles méthodes de production et de transports, les nouveaux marchés, les nouveaux types d’organisation industrielle ».
La définition la plus simple est la suivante : l’innovation est l’application économique d’une invention, par exemple la découverte de la pression a permis d’utiliser sa force dans les machines à vapeur.
Les cinq types d’innovations schumpeteriennes :
- les innovations de procédé
- les innovations organisationnelles
- les innovations de produit
- la découverte de nouvelles sources de matières premières
- l’ouverture de nouveaux marchés.
Grappe d’innovations et processus de destruction créatrice
Toutes les innovations n’ont pas le même impact sur la croissance. Seules les innovations radicales ou majeures peuvent profondément bouleverser l’équilibre économique. Elles déclenchent une série d’autres innovations de second ordre qui formeront une « grappe d’innovations » et initieront un processus de destruction créatrice. Schumpeter explique l’irrégularité de la croissance par le rythme discontinu d’apparition des innovations majeures et la concentration dans le temps des grappes d’innovations.
Description du processus de destruction créatrice :
- Les innovations apparaissent en grappe et non pas de manière isolées car une innovation qui réussit est vite imitée ou rachetée.
- Ensuite, l’innovateur qui réussit va en quelque sorte sécuriser le terrain pour d’autres entrepreneurs qui n’osaient jusqu’alors pas prendre de risques à l’aveugle.
- Enfin, une innovation majeure dans un secteur donné est en mesure de faire apparaître d’autres innovations dans des secteurs voisins.
- Ainsi, de proche en proche les entrepreneurs vont innover chacun à leur tour mettant en difficulté les anciennes activités qui ne sont plus viables économiquement parlant. La dynamique du capitalisme réside dans le processus de destruction créatrice, lié aux grappes d’innovation.

Enquête de terrain

1. Cherche à identifier les secteurs professionnels dans lesquelles l'intelligence artificielle produit des changements des pratiques professionnelles, en navigant sur Internet. 
Dresse une liste.
2. Chaque élève choisit de faire une petite recherche sur l'un des secteurs afin de comprendre de façon précise :
- les fonctions assurées par l'intelligence artificielle
- l'apport pour l'humain
- les éventuelles inquiétudes quant à l'évolution du secteur. 

Cerner le problème : L'homme, le temps et l'argent

L'homme, le temps et l'argent

Le temps
Selon les experts, l'intelligence artificielle générative, va permettre d'automatiser un grand nombre de tâche jusque-là dévolues à l'intelligence humaine.
Ce recours massif de l'IA dans tous les secteurs professionnels permettra un énorme gain de productivité.
Si l'lA permet de produire plus, plus vite, à moindre coût, à qui profitera le temps de travail humain ainsi épargné ? 
L'argent
Le recours à l'intelligence artificielle permet de réduire la masse salariale d'une entreprise. L'entreprise devient plus compétitive et peut accroître ses profits.
Si les tâches professionnelles effectuées par les robots rendent les travailleurs humains inutiles, le salaire ne peut être une source de revenus générale. 
Comment penser la répartition des richesses dans une société où la présence des robots dans le monde du travail s'accélère ?
L'homme 
Dans la perspective de Marx, l'homme déploie ses facultés humaines en travaillant. Le travail est l'activité par laquelle il se confronte au monde extérieur et donne sens à sa propre existence.
Comment l'humanité peut-elle penser sa propre condition, dans un contexte où l'intelligence artificielle la libère, en grande partie, de la nécessité de travailler ?

Document et questions - Est-il légitime que l'État accompagne l'usage de l'IA dans les entreprises ? Document ministère de l'Économie

Document : L'intelligence artificielle, un levier de croissance pour votre entreprise
L'intelligence artificielle, comment ça marche ?
L’intelligence artificielle (IA) est un domaine scientifique regroupant un ensemble de techniques et technologies. L’IA est conçue pour être capable de penser comme des humains en identifiant les mécanismes de l’intelligence humaine. Pour y parvenir, deux concepts ont été développés et intégrés dans le développement de l’intelligence artificielle : le machine learninget ledeep learning.
- Lemachine learning, ou apprentissage automatique, consiste à enseigner aux ordinateurs à apprendre de la même manière que l’humain, grâce à l’interprétation des données. Cet apprentissage permet ensuite aux machines de réaliser une action définie sans avoir à se référer à des instructions précises, ou résoudre les problèmes de manière autonome.
- Ledeep learning, ou apprentissage profond, est une branche plus poussée dumachine learning. L’objectif est de passer outre l’intervention humaine dans le processus d’apprentissage de l’IA, en se basant uniquement sur les données afin qu’elle développe ses compétences.
Grâce à ces concepts, l’IA est capable de percevoir, de comprendre, d’agir et d’apprendre au fil de l’eau. Une fois implémentée aux machines, l’intelligence artificielle peut ainsi être appliquée à de nombreuses missions, comme rendre certaines tâches plus simples et efficientes.
L'intelligence artificielle, un outil pour l'innovation et la compétitivité de votre entreprise
L'intelligence artificielle peut représenter une source d'innovation en matière de production. Les entreprises, grandes ou moyennes, ainsi que lesstart-ups (jeunes pousses) qui sont particulièrement concernées par cette nouvelle technologie, peuvent grâce à elle :
- simplifier des tâches complexes et répétitives pour trouver des gains d'efficacité
- améliorer l'efficacité des process et diminuer leurs coûts
- proposer des outils pour de nouveaux services
- analyser et exploiter les données issues duBig Data (mégadonnées)
- optimiser les campagnes marketing et l’affichage ciblé
- améliorer le service clients :chatbots (dialogueurs), assistances virtuelles, etc.
Comment bénéficier d'un accompagnement pour développer l’IA dans votre entreprise ?
Pour accompagner la croissance numérique par l'intelligence artificielle, Bpifrance propose un accompagnement dédié, leDiagnostic Data Intelligence Artificielle. Il est destiné aux entreprises dont les dirigeants souhaitent doper leur croissance et leur compétitivité à partir des nouvelles opportunités de traitement algorithmiques des données et de l’intelligence artificielle.
Ce programme s'adresse aux PME et ETI de tous secteurs d’activité, immatriculées en France, dont l’effectif est inférieur à 2 000 personnes et dont le chiffre d’affaires est supérieur ou égal à 250 000 €.
Les dépenses éligibles s’élèvent à un montant compris entre 3 000 et 10 000 € HT pris en charge à 50 % par BPI France.
La durée de l’accompagnement est compris entre trois à 10 jours.
Le document ci-dessus est un document produit par le ministère de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, à destination des chefs d'entreprise, pour les accompagner dans le tournant professionnel et économique que constitue la très rapide diffusion de l'intelligence artificielle. 
Questions
1. Selon toi, pourquoi l'État aide-t-il les entreprises à recourir à l'intelligence artificielle ?
2. Que gagne l'entreprise qui recourt à l'intelligence artificielle ?
3. La diffusion de l'intelligence artificielle dans le monde du travail est-elle selon toi une aide ou une menace  pour les travailleurs ?
4. L'aide de l'État doit-elle se limiter à un accompagnement financier et technique ?

Liens utiles

https://www.bpifrance.fr/catalogue-offres/transformation-numerique/diagnostic-data-intelligence-artificielle

https://www.bpifrance.fr/catalogue-offres/transformation-numerique/diagnostic-data-intelligence-artificielle

Quelles formes pour la coopération entre IA et humains ?

Si l'introduction des intelligences artificielles conduit à une reconfiguration des activités humaines, il est nécessaire de penser les fondements d'une telle coopération.
Pourquoi une telle réflexion ?
- au bénéfice de la société, en se demandant si le gain de performance est le seul critère à prendre en compte
- en pensant les tâches respectives de la machine et de l'humain afin que la division du travail entre IA et humains ne soit pas source de souffrance pour l'être humain
- en définissant la place de l'IA vis-à-vis de l'humain et réciproquement, afin que l'humain continue de trouver du sens à son activité.
Peut-on envisager une coopération qui ne conduise pas à substituer la machine à l'humain, le rendant douloureusement inutile ? Peut-on déployer une IA au service du travailleur humain ?
Des questions concrètes se posent alors : 
- L'humain doit-il fournir les données à l'intelligence artificielle et lui laisser les opérations de calcul, ou bien continuer de porter un jugement à partir des données fournies par l'IA ?
- Le partenariat peut-il valoriser les compétences humaines, tout en les étayant à l'aide des outils numériques, ou bien l'intelligence humaine doit-elle s'adapter à l'intelligence artificielle, plus efficace qu'elle dans de nombreux domaines ?
- Peut-on renoncer à confier à l'IA des tâches où elle est plus performante que l'homme, si cette décision affecte l'homme et lui fait perdre sa confiance professionnelle ?
- Le droit doit-il évoluer afin de prendre en compte ces nouvelles situations professionnelles ?

Peut-on inventer un autre emploi du temps, préférable pour l'homme, qui le libère de la contrainte du travail ? Stiegler - Extrait vidéo et questions

 "Le travail, c'est capital", Bernard Stiegler
Questions
1. Si la robotisation libère du temps libre, ne pourrait-on pas en profiter pour mieux vivre ?
2. Le loisir ne consiste pas à ne rien faire, mais à user librement de son temps. La robotisation est-elle l'occasion pour l'humanité de se libérer des activités répétitives et de prendre soin d'elle-même et de son avenir ?

Les robots doivent-ils payer des impôts ? Documents et questions

Document 1. Bill Gates prône un impôt sur les robots - Extrait radiophonique
Bill Gates, le fondateur de Microsoft, a créé la surprise ce week-end en se déclarant favorable à une taxe sur les robots pour financer des emplois à la personne.
C'est dans une interview au site américain Quartz que Bill Gates s'est fait l'avocat d'un impôt nouveau sur les robots. Son argument : l'automatisation, irrémédiable et extrêmement rapide, est dangereuse pour l'équilibre de nos sociétés. Car dans la foulée des emplois massivement détruits, il y a aussi des gisements de cotisations sociales qui s'évanouissent du jour au lendemain. L'ancien patron de Microsoft devenu philanthrope à temps plein suggère donc de taxer les robots.
Le meilleur moyen d'après lui pour d'une part ralentir le mouvement, donner ainsi un peu de temps aux sociétés afin qu'elles s'adaptent à ce phénomène inéluctable. Et c'est aussi la meilleure solution pour faire rentrer de l'argent dans les caisses publiques. Pour financer par exemple des emplois à la personne. Dans la santé, l'éducation, les services aux personnes âgées, des secteurs où la demande est de plus en plus forte et où l'intervention humaine demeure bien efficace que celle de la machine.
Effectivement, Bill Gates ne croit pas que la théorie de la destruction créatrice avancée par Joseph Schumpeter s'applique au numérique. D'après cet économiste autrichien, les innovations détruisent des emplois tout en en créant des nouveaux. L'automobile a par exemple tué le métier de maréchal-ferrant, la France en comptait un million au début du 20e siècle, il y en a environ 1 500 aujourd'hui, et pendant ce temps-là des millions et des millions d'emplois ont été générés dans les industries mécaniques.
Mais cette fois c'est « différent » et seul l'État est en mesure d'y remédier. Cette opinion va de soi pour un social-démocrate français mais c'est aussi celle que vient d'adopter le milliardaire américain Bill Gates. Ce pragmatique est convaincu que la puissance publique est la mieux placée pour gérer les conséquences sociales de la robotisation.
Pour le moment ces propositions iconoclastes peinent à convaincre la classe politique.
On l'a vu la semaine dernière au parlement européen. Les eurodéputés se sont prononcés en faveur d'un encadrement juridique de l'activité des robots mais ils ont voté contre la taxe proposée par la représentante du Luxembourg, Mady Delvaux. Dans son rapport sur l'évolution du modèle social européen à l'ère de la robotisation, cette élue membre du camp social-démocrate tire la sonnette d'alarme : le salarié du supermarché, comme son employeur, cotise aujourd'hui pour financer son chômage le jour où il sera remplacé par une machine, et après-demain que vont devenir les régimes sociaux ? Face au péril, pourquoi pas une taxe et pourquoi pas un revenu universel suggère-t-elle ? 
Aux États-Unis, Donald Trump semble plus préoccupé par les méfaits de la globalisation que par ceux de la robotisation.
Pourtant aujourd'hui les tueurs d'emplois ne sont plus les travailleurs chinois ou mexicains, mais les robots. D'ailleurs les entreprises qui ont fait allégeance au nouveau chef de la Maison blanche en annonçant des investissements record dans leurs usines américaines vont surtout privilégier la robotisation des ateliers.
Document 2. La Question du jour. Taxer les robots.
Puisque la révolution numérique et l’automatisation vont supprimer des emplois, pourquoi ne pas taxer ces nouveaux actifs ?
D'après : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/la-question-du-jour/les-robots-devront-ils-payer-nos-impots-6900036
Questions
1. Qu'est-ce que l'impôt ? Quelle est sa fonction dans l'organisation de la société ?
2. Quels sont les arguments qui justifient que les robots paient des impôts ?
3. Pourquoi hésiter ?

Liens utiles

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/la-question-du-jour/les-robots-devront-ils-payer-nos-impots-6900036

https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/la-question-du-jour/les-robots-devront-ils-payer-nos-impots-6900036

Synthèse

Faire un bilan par étapes

Ta tâche est difficile car, comme tu as pu t'en rendre compte, de nombreux paramètres entrent en jeu.
Il est nécessaire de procéder avec méthode. La classe se divise en quatre groupes. Chacun des groupes mène une discussion pour développer en une dizaine de lignes chacun des points suivants de la synthèse que vous remettrez à l'État.
La dernière partie est une synthèse globale. Un membre de chaque groupe, délégué par le groupe, y contribue. Les membres du comité de synthèse formulent ensemble une réponse argumentée aux trois questions proposées. La synthèse fait également une dizaine de lignes.
Volet 1
Pourquoi est-il nécessaire d'accompagner la progression de l'intelligence artificielle dans le monde du travail ? Doit-on ou non parler d'une révolution du monde du travail ?
Volet 2
Évaluation des risques. Veillez à distinguer les peurs non fondées des risques bien réels que la transformation des métiers induit.
Volet 3
Hiérarchisez les valeurs : à quoi est-il essentiel d'accorder le plus d'importance ? Quand un choix doit être fait, quel critère retenir ? Qu'est-ce qui compte le plus pour la société ? Essayez de construire une échelle des valeurs.
Volet 4 
Envisagez les pistes de proposition pour un usage des IA qui concilie les impératifs économiques et les besoins des humains au travail. Veillez à tenir compte de l'ensemble des éléments en jeu et justifiez vos éléments de réponse. 
Synthèse
Peut-on concilier développement économique et bien-être humain ? Si l'IA conduit à des suppressions d'emploi, comment partager le travail et les richesses dans la société ? Le travail doit-il encore être au centre de l'organisation sociale ?