Animation retraçant l'étymologie du mot "persiennes" : signification et origine.
Développement de la médecine, source du contentement
Détail d'un tableau de Nils Forsberg, d’après Pierre Louis Dumesnil (1698-1781), représentant Christine de Suède en discussion avec René Descartes
Descartes : la physique est au cœur de sesMéditations métaphysiques(1641).
La lunette astronomique - Extrait vidéo
Pour Lumni, le respect de votre vie privée est une priorité
Nous utilisons destraceurs afin de mesurer l'audience de nos contenus et de personnaliser les contenus et les services.
Vous pouvez exprimer votre consentement à ces traceurs en cliquant sur le bouton « tout accepter », les refuser en fermant cette fenêtre à l’aide de la croix, ou vous informer sur le détail de chaque finalité et exprimer votre choix pour chacune d’entre elles en cliquant sur « paramétrer ».
Vous pouvez modifier vos choix à tout moment en cliquant sur « Gérer mes traceurs » en bas des pages de ce site. Vous pouvez aussi consulter nosconditions générales d’utilisation pour plus d’informations.
Liens utiles
https://www.lumni.fr/cgu#donnees-personnelles
https://www.lumni.fr/cgu#donnees-personnellesGalilée (1564-1642) - présentation par Etienne Klein
Galilée (1564-1642)
Les représentations du monde et du savoir. Mappemondes, cartographies
L'Europe d'Abraham Ortelius, 1570
Représenter la terre
Dès l’Antiquité, les hommes ont cherché à représenter leur territoire et à mémoriser des itinéraires. Les Grecs vont élaborer un système de représentation du monde et jeter les bases de la cartographie. Vers 650 avant Jésus-Christ, Thalès de Millet conçoit déjà la rotondité de la Terre, ce que confirmera quelques siècles plus tard Aristote en s’appuyant sur l’image des bateaux disparaissant progressivement à l’horizon comme aspirés par la mer...
Ptolémée,Géographie
Avec les huit livres de saGéographie, Ptolémée, astronome, astrologue, géographe vivant à Alexandrie au IIe siècle après J.-C., transmit à l’Occident le résultat de plus de sept siècles de science grecque, et en particulier les notions suivantes : sphéricité de la Terre, antipodes, existence d’un continent austral. Fournir à tous les moyens de dresser une carte donnant une vue d’ensemble du monde habité connu — Œkumen —, tel était le dessein de ce géographe mathématicien, à l’esprit vulgarisateur et systématique. Traduite en arabe dès le IXe siècle, la Géographie de Ptolémée ne sera redécouverte en Occident qu’à la fin du XIIIe siècle. C’est de cette époque, à laquelle furent réalisées les premières cartes, que datent celles qui illustrent ce manuscrit. Traductions latines et éditions imprimées se succéderont sans relâche au XVe siècle, puis au XVIe siècle.
Les mappemondes. Une image médiévale du monde
Lecture ordonnée du monde, la mappemonde est à la fois représentation de la terre habitée, lecture de l’histoire et des sciences, et vision religieuse du monde : des clés pour comprendre le Moyen Âge. Gros plan sur la mappemonde d’Ebstorf, réalisée en Allemagne entre 1213 et 1373, qui propose, à qui la regarde avec attention, une lecture ordonnée du monde, du centre vers la périphérie : de la perfection originelle à la dégradation physique et morale.
Al-Idrisi, la Méditerranée au XIIe siècle
LaGéographied’al-Idrîsî propose, au milieu du XIIe siècle, une exploration du monde par un savant arabe vivant à la cour cosmopolite du roi normand Roger II de Sicile. C’est un atlas qui décrit de manière très codifiée les pays, leurs villes principales, leurs routes et leurs frontières, ainsi que les mers, les fleuves et les montagnes. Al-Idrîsî commente ces cartes en suivant des itinéraires, comme un véritable guide.
L’Atlas catalan
Attribué au Majorquin Abraham Cresques et élaboré entre 1375 et 1380, l’Atlas catalan combine cosmographie, géographie et imaginaire. Cette œuvre exceptionnelle est à la fois une carte nautique avec rose des vents, lignes de rhumbs, et une représentation imagée des régions habitées du globe avec leurs particularités historiques, géographiques, commerciales, et leurs divisions politiques.
Bateaux du globe terrestre de Coronelli
Le globe terrestre a été conçu dans une optique pédagogique pour conduire Louis XIV à s’intéresser au commerce extérieur et à son développement maritime comme le suggère la représentation des vaisseaux européens et asiatiques. Évoquant la facilité du commerce, les flûtes et chaloupes européennes courent des mers sans danger, tout comme les caracolles indiennes ou les vaisseaux-serpents chinois.
consulter
Le monde au regard des cartes marines. La Terre imaginée par les Européens
Au IIIe siècle avant Jésus-Christ, Ératosthène calcule la circonférence de la Terre à l’aide d’un gnomon, un simple bâton de bois planté dans le sol. Ptolémée, au IIe siècle de notre ère, conçoit la carte du monde et ses cartes régionales à l’aide d’un quadrillage de lignes parallèles et perpendiculaires. Au Moyen Âge, les dessinateurs des cartes marines disposent eux aussi d’instruments très simples – ceux des marins – comme la boussole et sa rose des vents. Avec des moyens qui semblent dérisoires, voyageurs et savants ont œuvré à la découverte de la Terre, à l’élargissement sans précédent du monde connu et, pour finir, à la connaissance totale du globe. Les cartes marines invitent à retrouver ces épopées. Ces représentations visuelles ne sont-elles pas à l’intersection entre l’expérience des voyages, aléatoires et dangereux, autour du globe, et la pensée abstraite de la totalité de la Terre ? Comment ces cartes ont-elles contribué à dessiner l’image du monde des Européens ?
La parole des voyageurs comme source des cartes marines
Les récits de voyageurs écrits entre le XIVe et le XVIe siècle relèvent à la fois d’un héritage antique et médiéval de légendes sur les pays lointains, et d’expériences réelles et nouvelles. Ils témoignent de la circulation des savoirs et des fables, de la curiosité et de la mobilité des Européens et de leur rencontre avec les autres peuples du monde. Ces textes à leur tour inspirent les commentaires et l’iconographie des cartes marines, et renouvellent les images de « l’ailleurs ». Tout en continuant à mêler faits authentiques et merveilleux, les récits de voyage revendiquent de plus en plus, à la Renaissance, un savoir empirique, basé sur l’expérience vécue. De plus, ils invitent à poursuivre l’aventure des découvertes qui élargissent le monde connu.
Le planisphère de Nicolò de Caverio
Très tôt, les Portugais ont conscience de l’intérêt que suscitent leurs découvertes. La présence dans leurs ports d’espions génois, espagnols et florentins est très vite constatée. En 1504, le roi Manuel Ier prend une décision déterminante : s’assurer le monopole du commerce des épices sur le continent indien. Pour cela, il prend des mesures visant à préserver l’avance du Portugal sur les autres puissances européennes : il consigne au secret tout ce qui touche à la navigation à « l’Armazem da Guiné Mina e India », l’administration royale chargée, en autres, de contrôler la production des cartes marines. Interdiction est faite aux cartographes de représenter la côte africaine au-delà de São Tomé et Príncipe (îles en face du Gabon) ; seul le chef cartographe assermenté met à jour les cartes, vérifie les documents rapportés et les distribue aux capitaines agréés par le roi. En 1502, Alberto Cantino, espion d’Ercole d’Este, duc de Ferrare, est envoyé à Lisbonne. Il est officiellement venu acheter des chevaux. Mais c’est tout autre chose qu’il acquiert pour douze ducats d’or : il achète le droit de copier une carte, grâce au concours d’un cartographe travaillant pour « l’Armazem ». Il est important pour lui de revenir avec des informations sur les dernières découvertes des Portugais qui risquaient de menacer le monopole de l’Italie sur le marché des épices en Europe. Ce « larcin » donnera naissance à une célèbre carte : le planisphère de Cantino influencera à son tour le travail du génois Caverio lorsqu’il dessinera sa carte en 1506.
Mar del Sur
Il faut imaginer Magellan sur son navire, suivi par deux autres bâtiments, s’engageant dans un dangereux détroit, long de 600 km. De temps à autre, des foyers incandescents brillent dans la nuit. Après des semaines de navigation, le dernier cap est enfin franchi, on le baptise « Deseado », « Le Désiré », le dernier territoire qui laisse derrière lui les tempêtes et les peurs des semaines passées. Une brise régulière souffle enfin, la couleur de la mer change, le calme règne et Magellan baptise cette nouvelle mer « Mar Pacifico ». Ce qu’il ignore encore, c’est que le plus pénible est à venir puisqu’il reste 20 000 km à parcourir, trois fois plus que ce qu’il pensait. Après le passage du détroit, la grandeur du Pacifique fut sa plus grande découverte. Un siècle plus tard, au moment où le Hollandais Hessel Gerritsz réalise sa carte du Pacifique, cette mer qui n’est pas encore un « océan » possède plusieurs noms. Sa dimension n’est pas définie. On ignore les dangers de ses courants, de ses vents. On ignore beaucoup des îles, petites ou grandes, qui le parsèment. Les capitaines s’y perdent facilement, car on ne sait pas encore, en ce XVIIe siècle, calculer les longitudes. C’est donc un océan qui conserve ses mystères et qui fait peur aux marins européens. On peut y mourir de faim ou du scorbut, on peut y être brûlé par le soleil ou dévoré par un poisson gigantesque dans les courants déchaînés du sud. Hessel Gerritsz borde les « mers » de terres et d’îles qui semblent bien fragiles, devant toute cette immensité. Il dessine des navires où l’humain paraît petit et impuissant mais où s’affirment avec force la puissance l’omniprésence de la flotte hollandaise. Seules les lignes des vents, les écritures fines et délicates rassurent. Les trois portraits de Balboa, Magellan et Lemaire sont comme des phares lumineux, présents pour nous rappeler au combien exceptionnels furent leurs périples, et qu’il reste encore beaucoup à faire.
XV-XVIe siècle : Géocentrisme et héliocentrisme
Représentation simplifiée du modèle de l'univers ptoléméen parue dans l'atlas d'Andreas Cellarius,Harmonia Macrocosmica, publié en 1660
XV-XVIe siècle : on bascule du "monde clos" à l'univers infini.
Pourquoi l’horloge encourage-t-elle une nouvelle conception du temps ?
Les instruments de mesure du temps
Avant que la globalisation du monde et les technologies modernes n’exigent et ne permettent la mesure universelle d’un temps de plus en plus abstrait des rythmes naturels du soleil, de la lune et des étoiles, chaque civilisation s’est dotée de calendriers appropriés à ses usages pratiques et symboliques du temps : qu’il s’agisse des cycles annuels ou du découpage égal ou inégal des mois ou des heures, la variété des solutions proposées (depuis la Mésopotamie ancienne jusqu’aux débats actuels sur le Temps Atomique International, en passant par les calendriers des civilisations précolombiennes et la détermination de la fête mobile de Pâques pour les chrétiens), n’a d’égal que le raffinement stupéfiant des spéculations élaborées dans chaque culture par les prêtres ou les astronomes. Un regard historique et comparatif s’impose pour éclairer les énigmes que le temps et sa mesure ne cessent de poser aux hommes et aux sociétés
L’horloge automate en forme de nef du Musée national de la Renaissance, montée sur quatre roues, prend la forme d’un navire de guerre armé de onze canons dont un se trouve dans la gueule du dragon placé à la proue.
Histoire de l’horloge
Les navigateurs hollandais et anglais, qui ont commencé à dominer les océans à partir du milieu du XVIIe siècle, grâce à des navires plus gros, ont besoin de chronomètres de marine pour mieux calculer les distances. Jusqu’au milieu du XVIIe siècle, les horloges étaient peu précises et ne comportaient bien souvent qu’une seule aiguille. En 1657, la technique progresse par l’utilisation du balancier, grâce au mathématicien physicien et astronome hollandais Christian Huygens, qui poursuit les travaux de Galilée.
Nouveau progrès en 1670, avec l’échappement à ancre par le scientifique anglais Robert Hooke (1653–1703). En 1675, Christian Huygens confie à Isaac Thuret la première montre à ressort spiral, munie d’un balancier, une invention que lui conteste Robert Hooke. Ces progrès trouvent un écho en Europe. Daniel Jeanrichard (1665–1741), installé à La Sagne, dans le Jura suisse, a ainsi créé sa première montre en 1681, copiée sur un modèle anglais découvert en 1679. Plus tard, il formera des dizaines d’artisans. L’horlogerie anglaise se développera ensuite avec Daniel Quare (1649 – 1724), qui adapte en 1686 l’aiguille des minutes au centre du cadran. Jusque-là, seule l’aiguille des heures était utilisée. Vers 1700, toujours en Angleterre, l’utilisation de pierres percées, comme coussinet de pivotement pour les balanciers, fait faire un bond en avant à la technique.
En 1714, le parlement anglais vote le Longitude Act, offrant une récompense de 10 000 livres sterling à qui inventerait un bon chronomètre de marine, capable de mesure de longitude avec un résultat n’excédant pas un degré d’erreur. L’Angleterre était alors atterrée par les désastres dus à des erreurs de longitude, comme la perte en 1707 de l’escadre de sir Cloudesley Shovel (1650-1707) qui se jeta sur les îles Scilly alors qu’il croyait entrer dans la Manche. L’innovation technologique qui accompagne alors la révolution financière britannique se manifeste dès le tournant des années 1700 chez Thomas Tompion (1639–1713), le premier à répartir le travail entre les ouvriers spécialisés, pour fabriquer en série, et à numéroter ses montres. Il assemble 650 montres dans sa carrière et transmet l’entreprise en 1713 à son neveu, le quaker Georges Graham. Le neveu améliore l’échappement (horlogerie) en « auge de cochon » (échappement à cylindre), inventé par son oncle, et refuse de breveter son invention, afin d’en faire profiter le plus grand nombre. Il aide l’astronome Edmond Halley (1656-1742) pour le développement d’instruments scientifiques, ainsi que des horlogers comme Thomas Mudge (1715-1794), qui met au point l’échappement libre à ancre et la sonnerie à répétition minutes.
Georges Graham aide aussi John Harrison (1693–1776), qui conçoit sa première montre complexe en 1713, puis invente en 1725 la « compensation à gril » pour les pendules, utilisant 2 métaux complémentaires, par leur capacité différente à se dilater en fonction de la chaleur. Ensuite, il innove en utilisant cette compensation aussi pour des montres, toujours via une lame bi-métallique, avec un dispositif permettant de maintenir sous tension l’échappement, pendant le remontage. En 1765, âgé de 72 ans et exténué par 40 ans de travaux et de nombreuses procédures judiciaires contre le parlement anglais, John Harrison finit par gagner le prix offert par ce dernier pour la mesure de longitude : la quatrième version de sa montre a effectué l’aller-retour entre Londres et la Jamaïque avec une erreur de 1 minute et 54 secondes en 6 mois de traversée avec le capitaine Cook. Entre-temps,
En France, après la mort de Louis XIV, le régent Philippe d’Orléans prit goût pour les arts mécaniques, et particulièrement l’horlogerie. Il voulut créer une pépinière d’artistes d’élite, venus de Londres, dont Henry de Sully, qui vécut longtemps en Angleterre, fonda en 1718 une manufacture d’horlogerie à Versailles et construisit une horloge marine pour laquelle il inventa un échappement à repos flottants. Sully eut pour émules et pour amis Lebon et Gaudron, tandis que Julien Le Roy imagina une pendule à équation, saluée par l’Académie des sciences16. S’inspirant d’Isaac Newton, il utilisa de l’huile aux pivots des roues et du balancier des montres, pour diminuer l’usure et les frottements.
Œuvres philosophiques
Saint Augustin,Les Confessions, livre onzième, chap. 24 sur la mesure du temps
Blamont Jacques, « La mesure du temps et de l’espace au XVIIe siècle », Dix-septième siècle, 2001/4 (n° 213), p. 579-611. DOI : 10.3917/dss.014.0579.
Désannaux Aurélie, « Mesure du temps et histoire des techniques : les débuts de l’horlogerie en Normandie (xive-xvie siècles) », Annales de Normandie, 2010/1 (60e année), p. 27-70. DOI : 10.3917/annor.601.0027. URL :https://www.cairn.info/revue-annales-de-normandie-2010-1-page-27.htm
Liens utiles
https://www.cairn.info/revue-annales-de-normandie-2010-1-page-27.htm
https://www.cairn.info/revue-annales-de-normandie-2010-1-page-27.htm