Coopération versus Passager clandestin
Rappelons que du fait des caractéristiques des biens collectifs, notamment leur non-rivalité et leur non-excluabilité, la rationalité des agents économiques rend difficiles le financement et la préservation de ces biens : chaque individu tend à se comporter par intérêt en passager clandestin. On considère alors que les biens collectifs sont une défaillance du marché.
Découvrons cette situation sous-optimale à travers l’étude du texte suivant.
Extrait - Coopérer ou ne pas coopérer, telle est la question
« Un certain nombre de problèmes importants, où les déficiences de l’intervention publique sont patentes, relèvent aussi d’une telle configuration. La sécurité du transport maritime est un bien collectif pour les pays exposés au risque d’une marée noire. En l’absence de sanctions efficaces et d’une institution capable de les mettre en œuvre, la coopération internationale se heurte aux stratégies de free-riding (passager clandestin) des pays qui jouent sur uneréglementationminimale pour attirer les armateurs (pavillons de complaisance). Les problèmes de coopération en matière sanitaire sont du même ordre. Plus généralement, les situations de crise de l’action publique révèlent souvent à la fois les stratégies d’évitement de responsabilité et les problèmes de coordination entre les acteurs.»
Richard Balme, « Biens collectifs », Dictionnaire des politiques publiques, Les Presses de Sciences Po, 2004.
Exercice 3.7 - Passagers clandestins
1. Pourquoi peut-on dire que certains agents économiques se comportent comme des passagers clandestins ?
2. Quels sont, par exemple, les risques de tels comportements sur les quantités produites ?
3. Expliquez pourquoi ces comportements ne conduisent pas à une allocation optimale des ressources.
4. Donnez d’autres exemples de situations dans lesquelles les agents économiques ont intérêt à se comporter en passagers clandestins.