Modalités du financement externe direct
Les deux modalités les plus fréquentes du financement direct sont l’émission d’obligations et l’émission d’actions.
Les obligations
Les obligations sont des titres de créance émis sur le marché financier. Émettre et vendre une obligation revient à emprunter, car l’émetteur reçoit une somme aujourd’hui, s’engage à payer annuellement un taux d’intérêt et à rembourser le montant de l’obligation à une échéance future : il est donc endetté vis-à-vis de l’agent économique qui a acheté cette obligation. Inversement, un acheteur d’obligations est un prêteur qui détient une créance sur l’agent économique auquel il a acheté une obligation.
Le meilleur exemple est une obligation d’État (on parle de bon du Trésor ou d’obligation du Trésor en ce cas) délivrée par un pays dont la probabilité de défaut est négligeable, à l’instar des États-Unis, de l’Allemagne ou de la France. Par exemple, lorsque l’État français vend des bons du Trésor à cinq ans à un ménage, il s’engage à lui payer annuellement, pendant cinq ans, un intérêt (dont le montant est fonction du capital emprunté et du taux d’intérêt, par exemple 1 % de la somme prêtée), puis à lui rembourser l’intégralité de la somme prêtée à l’échéance de l’obligation (cinq ans, dans notre exemple).
Il existe aussi des obligations émises par de grandes entreprises (dont des banques), de grandes villes et des régions.
Les actions
Les actions sont des titres de propriété du capital social d’une société anonyme. Lorsqu’une entreprise vend des actions à des ménages, des banques ou d’autres entreprises, elle obtient en échange une somme qui comble ses besoins de financement. Mais elle cède par la même occasion une partie de ses actifs qui deviennent propriété des actionnaires.
Leur possession par les agents à capacité de financement donne à ces derniers un double droit : celui d’obtenir des dividendes, c’est-à-dire une partie des profits de l’entreprise, mais également un droit de vote au cours de l’assemblée générale de la société puisqu’ils ont acquis un droit de propriété sur l’entreprise. C’est un point fondamental qui distingue une action d’une obligation : lorsque vous achetez des bons du Trésor, vous ne possédez pas un droit de propriété sur l’État ! Vous lui prêtez de l’argent en acceptant d’acheter ce titre de créance qui vous sera remboursé à terme.