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Quelles sont les formes de la monnaie ?

Aussi bizarre que cela paraisse, la pierre qui se trouve dans le musée constitue encore de nos jours...

Sommaire

Article - La pierre de YapArticle - Les caurisLiens utilesExercice 5.6 - Les pierres de l’île de Yap et le cauriVidéo - Banque de France : la monnaie et nousExercice 5.7 - La monnaie et nous
La monnaie fiduciaireDe la monnaie-marchandise à la monnaie fiduciaireArticle - Le premier billet de banque européenExercice 5.8 - Étude historique : l’apparition du premier billet de banqueFrise interactive - 10 000 ans d’économie
La monnaie scripturaleUne dématérialisation monétaire qui tend à s'imposer
Graphique 5.1 - Stock de monnaie scripturale et fiduciaire dans la zone euro (janvier 1980–mars 2018)
Exercice 5.9 - La monnaie scripturale
SynthèseSynthèse - Forme et fonction de la monnaiePour aller plus loin - La notion de masse monétaire

Article - La pierre de Yap

Aussi bizarre que cela paraisse, la pierre qui se trouve dans le musée constitue encore de nos jours un moyen de paiement parfaitement valable sur l'île de Yap, quelque part en Micronésie, au milieu de l'océan Pacifique. Les touristes qui visitent l'île s'étonnent toujours de voir les insulaires laisser traîner leur "argent" dans la rue. Surtout qu'il ne s'agit pas de petite monnaie ! Les plus grands exemplaires ont un diamètre de 4 mètres et peuvent peser jusqu’à 6 tonnes. Mais quelle est l'origine de cette monnaie si particulière ?
Il y a plusieurs siècles, les habitants de Yap se rendirent sur l'île voisine de Palau, à... 400 kilomètres de là, où ils firent la découverte d'une roche tout à fait particulière : l'aragonite. Pierre inconnue sur l'île de Yap, ils se mirent à en extraire de grandes quantités des grottes de Palau. Ils les taillèrent en forme de disques percés en leur centre pour y introduire un bâton, ce qui leur permettait de les manœuvrer selon le principe de la roue. Il fallut ensuite les ramener sur l’île de Yap à l’aide de radeaux en bambous tirés par un canoé. Au fil du temps, les habitants de Yap en firent un moyen de paiement et ces pierres reçurent le nom derai.
Le voyage en bateau entre Palau et Yap était autrefois semé d'embûches. Beaucoup y ont laissé leur vie ou en sont revenus diminués. Compte tenu des risques encourus et vu le nombre de victimes, la valeur de ces pierres ne fit que s'accroître. En raison du danger que constituait le voyage en bateau et de la rareté du matériau (l'aragonite), ces pierres étaient devenues un bien d'une grande valeur aux yeux des habitants de Yap.

Article - Les cauris

Ils ont conservé ce statut jusqu’au XXesiècle. Toutes les caractéristiques que l’on attend d’une monnaie, la solidité, la maniabilité, la divisibilité et le fait qu’elle soit facilement identifiable se retrouvent dans ces petits coquillages dont les deux espèces principales sont lescypraea monetaetcypraea annulus. Comparés à des produits alimentaires, par définition périssables, ou à des plumes, qui pourraient être attaqués par la vermine, ils supportent aisément les manipulations, sont petits et donc faciles à emporter […]. IIs ont pratiquement tous la même forme et la même taille, de sorte qu’il suffisait de les compter ou de les peser pour déterminer la valeur d’un paiement.
Ils étaient le plus souvent enfilés en bracelets ou en colliers ou empaquetés de façon à former de plus grandes unités. Ainsi, sur le marché du Bengale, les transactions importantes se faisaient au moyen de paniers de cauris. Chaque panier contenait environ 12 000 coquillages. La forme du cauri en faisait en outre un symbole de fécondité, ce qui le rendait d’autant plus appréciable dans certains peuples.
Le cauri, que l’on trouve essentiellement dans les eaux chaudes des océans Indien et Pacifique franchit les mers et les montagnes jusqu’à devenir un des moyens de paiement les plus utilisés par les nations commerçantes de l’Ancien Monde. Il a circulé un peu partout en Asie, en Afrique, en Océanie, et même ça et là en Europe. Les traces les plus anciennes d’utilisation de ce moyen de paiement, représentées sur des objets en bronze découverts en Chine, remontent au XIIIes. av. J.-C. De même, certains idéogrammes de l’écriture chinoise évoquent les cauris quand il s’agit de représenter des mots à forte connotation économique comme “monnaie”, “argent”, “acheter”, “valeur” […]
La récolte et le commerce des cauris se développèrent dans les îles Maldives jusqu’à atteindre une échelle quasi-industrielle. Les femmes avaient pour tâche de tisser des nattes en feuilles de cocotier. Celles-ci étaient déposées sur la mer pour permettre aux petits mollusques de s’y accrocher. Après séchage sur la plage, seuls les coquillages subsistaient et étaient ainsi prêts à poursuivre leur existence comme moyen de paiement. Le gros de la production était ensuite acheminé par des marins locaux vers le grand centre de distribution, situé au Bengale.
La loi de l’offre et de la demande, une des règles de base de l’économie, déterminait en grande partie la valeur du cauri. Dans les régions retirées, loin des lieux de production ou des importants centres de commerce, on pouvait acheter une vache pour une poignée de cauris. Les caravanes de marchands arabes introduisirent l’usage – limité – du cauri en Afrique. En revanche, les Portugais, les Français, les Anglais et les Hollandais ont profité pleinement du penchant de certaines tribus africaines pour les cauris, pour en faire le moyen de paiement par excellence pour le commerce des esclaves, de l’or et d’autres biens encore. Cependant, l’introduction massive des cauris sur la côte occidentale de l’Afrique provoqua bien quelques perturbations : le XVIIesiècle vit apparaître une pénurie de cauris en Inde tandis qu’en Afrique, des moyens de paiement locaux ont été relégués à l’arrière-plan ou ont tout simplement disparu.
Encore utilisé ça et là jusqu’au XXesiècle, le souvenir de ce moyen de paiement extrêmement populaire se perpétue dans les collections des musées consacrés à la monnaie.
Ingrid Van Damme
Collaboratrice du Musée de la Banque nationale de Belgique
Article reproduit avec l’aimable autorisation de l’auteur et duMusée de la Banque nationale de Belgique
Sources : J. Druart, Les cauris et l’écriture chinoise, Vie numismatique, 2004, p.245 ─ A. Felix Iroko, Les précieux coquillages de l’Afrique, Les mystères de la monnaie, Le Courrier de l’Unesco, janvier 1990, p.21-25; voir aussi: H. Quiggin, A survey of primitive money. The beginnings of currency, Methuen & Co., London, 1949, p.25-36 et enfin: R. Vanderleyden, Schelpengeld, Jaarboek EGMP, 1984, p.207-236.
Copyright images : (c) Banque de France (cauris), Musée Banque nationale de Belgique (carte postale)

Liens utiles

https://www.nbbmuseum.be/fr/

https://www.nbbmuseum.be/fr/

Exercice 5.6 - Les pierres de l’île de Yap et le cauri

Sur l’île de Yap (États fédérés de Micronésie), on trouve des pierres parfois de tailles imposantes qui jouaient le rôle de monnaie. Constituées de grands cylindres percés en leur centre, les pierres de l’île de Yap sont vraisemblablement les monnaies les plus lourdes et encombrantes que l’on connaisse dans l’histoire. Elles furent utilisées exclusivement dans ces îles.
Une autre monnaie primitive célèbre, sous forme de coquillage, le cauri, apparut aux Maldives et fut échangée partout dans le monde, jusqu’en Chine. Ces coquillages préfigurent les pièces d’or, d’argent ou encore la monnaie métallique.
1. Comparez les deux formes de monnaie présentées par ces illustrations. Expliquez pourquoi le cauri fut accepté comme monnaie dans de nombreux territoires, contrairement aux pierres de l’île de Yap.
2. Pourquoi ces formes de monnaie ne se sont-elles pas imposées dans le monde ?

Vidéo - Banque de France : la monnaie et nous

Exercice 5.7 - La monnaie et nous

1. Relevez les deux formes principales de la monnaie.
2. Quel est le rôle particulier de la Banque de France vis-à-vis des billets ?

La monnaie fiduciaire

Dans nos économies modernes, les banques centrales émettent des billets et fabriquent des pièces dont la fonction est de constituer de l’argent pour réaliser des échanges.
On appelle cette monnaie de la monnaie fiduciaire (du latin fiducia : confiance). Ces billets et pièces n’ont pas de valeur intrinsèque, de valeur en soi (un bout de papier pour le billet ou un alliage de métal ordinaire pour une pièce de monnaie).
La valeur d’un billet, par exemple, est bien inférieure à la valeur des biens et des services qu’il permet d’acquérir. Ce qui leur confère de la valeur, c’est qu’ils sont acceptés comme moyen de paiement par tous.
La confiance dans ces instruments de paiement ne repose pas sur leur valeur intrinsèque, mais uniquement sur le fait qu’ils permettent à leur détenteur d’acquérir des biens ou de bénéficier de services. Rappelons en plus que cette monnaie fiduciaire est émise par la banque centrale ; elle repose donc sur la confiance envers celle-ci.

De la monnaie-marchandise à la monnaie fiduciaire

La monnaie fiduciaire est aujourd’hui la norme dans nos économies modernes. Mais à l’origine, les sociétés utilisaient principalement comme monnaie une marchandise non métallique dotée d’une valeur intrinsèque. C’est ce que l’on appelle de la monnaie-marchandise : coquillages, comme les cauris dans les îles des Maldives et jusqu’en Chine avant Jésus-Christ, bétail, céréales…
Comment expliquer le passage de la monnaie-marchandise métallique (or, par exemple) à la monnaie fiduciaire ? Plusieurs étapes permettent de comprendre cette transition. Voyons comment la monnaie fiduciaire s’est imposée.
  • La monnaie-marchandise or fut d’abord pesée pour vérifier son poids : on divisait les lingots d’or en pièces, beaucoup plus pratiques pour la réalisation des échanges et le transport que les lingots. Chaque pièce était frappée par les États d’une inscription indiquant sa valeur en fonction de son poids ; c’était le cas du Louis d’or, par exemple.
  • Ensuite, on émit des certificats, sous forme de pièces métalliques ou de billets, gagés sur l’or, qui étaient immédiatement convertibles en quantité d’or. Ces billets et ces pièces étaient beaucoup plus pratiques pour réaliser des transactions.
  • Enfin, plus tard, la conversion en or des billets et des pièces devint inutile. En effet, aussi longtemps que tout le monde accepte les pièces et les billets comme moyen de paiement, ceux-ci peuvent servir de monnaie.

Article - Le premier billet de banque européen

Publié le 24 Avril 2013.
La Cité de l’Économie exposera un fac similé (don du « Myntkabinettet » de Stockholm) d’un des tout premiers billets de banque européens, le 100 dalers, émis en 1666 par la Banque de Stockholm.
Le billet de banque est apparu en Chine vers l’an 1000. En Europe, la première expérience de billets a eu lieu 600 ans plus tard, en Suède.
Dès le début du XVIIe siècle, aux Pays-Bas, des bons ont été émis par la Banque d’Amsterdam au profit des commerçants, contre dépôt d’espèces à la banque. Ces bons permettaient aux commerçants de procéder à des échanges entre eux sans avoir à transférer matériellement des pièces d’or ou d’argent, qui restaient en banque. Il ne s’agissait toutefois pas encore, à proprement parler, de billets de banque puisqu’ils n’avaient aucun impact sur la circulation monétaire : ils se substituaient simplement aux pièces mises en dépôt.
En Europe, le premier véritable billet de banque a été émis en 1661, par Johan Palmstruch, fondateur d’une banque privée bénéficiant d’un privilège public, la Banque de Stockholm : si le remboursement des billets en espèces continuait à être garanti par la banque, il n’y avait plus d’égalité stricte entre le montant des billets émis et celui des espèces déposées. En effet, Johan Palmstruch estimait improbable que tous les porteurs de billets demandent leur remboursement en même temps. Le billet de banque, moyen de paiement complémentaire des pièces, était né.
L’histoire monétaire de la Suède au XVIIe siècle explique, pour une large part, cette apparition relativement précoce du billet dans ce pays. L’abondance de la production nationale de cuivre, grâce aux mines de Falun, avait conduit le roi Gustave-Adolphe à émettre de grosses pièces de cuivre, les dalers. La concurrence du cuivre d’Extrême-Orient conduisit à une dépréciation du cuivre à partir du milieu du siècle. Pour maintenir la parité des pièces de cuivre avec les pièces d’argent, le gouvernement dût donc émettre des pièces de cuivre plus lourdes. Il en vint à faire forger d’imposantes plaques de cuivre, dont le poids pouvait atteindre plus de 19 kg pour les platmynt, qui valaient dix dalers d’argent. D’autres plaques, valant deux dalers d’argent, pesaient plus de 3 kg. L’encombrement et le poids de ces monnaies a évidemment favorisé leur dépôt par leurs propriétaires auprès des banques et l’émission par ces banques, dans un premier temps, comme aux Pays-Bas, de certificats de dépôts. Ces certificats deviendront des billets à part entière à partir de 1661, quand Johan Palmstruch décida de déconnecter le montant des billets émis par sa banque du montant des espèces déposées chez lui par ses clients.
Il ne reste aucun exemplaire des tous premiers billets de 1661. Quelques exemplaires d’une émission légèrement postérieure, de 1666, sont parvenus jusqu’à nous, dont le billet de 100 dalers.
L’émission excessive de billets conduisit toutefois, assez rapidement, à la faillite de la Banque de Stockholm. En 1668, une nouvelle institution, la Riksens Ständers Bank (Banque des États du royaume, qui deviendra ultérieurement la Riksbank, banque centrale de Suède), placée sous la tutelle directe du Parlement, fut créée pour la remplacer. Échaudée par l’expérience de la Banque de Stockholm, la nouvelle banque se garda cependant d’émettre des billets de banque jusqu’au début du XIXe siècle.

Exercice 5.8 - Étude historique : l’apparition du premier billet de banque

Le premier billet de banque européen a été créé en Suède en 1666. C’est à cette époque que la valeur du billet est dissociée des métaux détenus par les banques.
1. Lisez l'article « Le premier billet de banque européen ». Relevez les éléments du contexte économique et monétaire de la Suède au XVIIe siècle permettant d’expliquer l’apparition du premier billet de banque.
2. Quelles sont les conséquences provoquées par l’émission excessive de billets de banque ?
Vous pourrez compléter cette étude en découvrant la frise interactive « 10 000 ans d’économie » du site Citeco présentant les formes de la monnaie au cours de l’histoire.

Frise interactive - 10 000 ans d’économie


La monnaie scripturale

La monnaie scripturale est une monnaie écrite ; elle correspond à l’ensemble des sommes qui se trouvent sous forme de dépôts et de comptes à vue, convertibles à tout moment en billets, que les agents économiques non financiers possèdent dans les établissements de crédit. C’est une monnaie d’écriture au sens où les banques inscrivent en face du nom du titulaire du compte la somme correspondant sur leur livre de compte. Cette monnaie n’est pas manuelle contrairement à la monnaie fiduciaire : elle ne passe pas de main en main, mais circule de compte à compte à l’aide de jeux d’écriture effectués par les banques.
La monnaie scripturale circule grâce à différents instruments, tels que les chèques, les virements et les cartes bancaires. Pour réaliser vos achats, vous pouvez retirer de la monnaie fiduciaire à un guichet automatique. Votre compte courant est alors débité de la somme correspondante (on appelle vos comptes en banque des comptes à vue, car ils sont convertibles à tout moment en monnaie fiduciaire, pièces et billets). Vous pouvez aussi directement régler vos achats auprès du vendeur en utilisant une carte bancaire ou un chèque. Dans ce cas, les règlements s’effectuent directement en débitant votre compte de la somme correspondant à l’achat, et en créditant de cette somme le compte du vendeur.

Une dématérialisation monétaire qui tend à s'imposer

La monnaie scripturale est devenue la composante la plus importante de la monnaie pour réaliser nos achats dans les économies modernes. La monnaie fiduciaire est surtout utilisée pour des règlements quotidiens de montants faibles. En revanche, il n’est pas autorisé de faire des règlements sous cette forme pour des montants importants (supérieurs à 1 000 euros, par exemple, au sein de la zone euro), afin de limiter les transactions illicites ou l’évasion fiscale. La monnaie scripturale est aussi beaucoup facile d’utilisation, en particulier avec les règlements par carte bancaire.
Les progrès des technologies de l’information et de la communication ont accéléré le processus de dématérialisation monétaire en multipliant les instruments de circulation, comme les cartes de paiement ou le porte-monnaie électronique qui vous permettent de régler directement vos dépenses avec votre téléphone.

Graphique 5.1 - Stock de monnaie scripturale et fiduciaire dans la zone euro (janvier 1980–mars 2018)

Banque de France.

Exercice 5.9 - La monnaie scripturale

1. Rappelez la différence entre les monnaies scripturale et fiduciaire.
2. Montrez à l’aide d’un calcul de votre choix comment la quantité de monnaie scripturale a évolué entre janvier 1980 et mars 2019.
3. Pourquoi peut-on parler de dématérialisation de la monnaie ?

Synthèse

Synthèse - Forme et fonction de la monnaie

La monnaie doit :
  • être divisible : les agents doivent pouvoir régler le montant de tout achat en unités très petites ;
  • conserver de la valeur (donc être stable) : les agents doivent pouvoir l’utiliser pour des règlements dans le futur (transaction différée) ;
  • être transportable : non encombrante et légère ;
  • être acceptée par tous : elle doit permettre les échanges entre tous les agents.
Au cours de l’histoire, la monnaie a pris des formes diverses : monnaie-marchandise (coquillages, pièces d’or, etc.) ; monnaie fiduciaire (billets et pièces) et, aujourd’hui, monnaie scripturale (dépôts à vue détenus par les agents non financiers).
On peut remarquer également une tendance à la dématérialisation de la monnaie au cours du temps.
Enfin, la monnaie doit être considérée comme un actif liquide qui peut être utilisé immédiatement et elle remplit trois fonctions économiques : instrument d’échange, unité de compte et réserve de valeur. Pour assurer son rôle de manière efficace, elle a besoin d’être acceptée par tous.

Pour aller plus loin - La notion de masse monétaire

La masse monétaire représente l’ensemble des ressources monétaires dont disposent les agents économiques non financiers (ménages et entreprises, administrations publiques) pour pouvoir consommer et investir. Finalement, la masse monétaire est l’ensemble des moyens de paiement en circulation dans une économie ou une zone monétaire, regroupés au sein d’agrégats monétaires.
La masse monétaire se compose des actifs monétaires liquides (monnaies fiduciaire et scripturale) ainsi que des placements à vue et à court terme (livret jeune, livret A…) et enfin des placements assez liquides, mais avec un léger risque de perte en capital (titres de créances négociables sur le marché monétaire à moins de deux ans).