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Quelles questions se posent les économistes ?

                                                    Évolution du niveau de vie (en $) dans 5 pays

Sommaire

Être né quelque part - La petite histoire
Découvrir : comment répartir au mieux nos ressources ?Études de casUn condiment très recherché - VidéoLe Budget 2023 de l'État en 10 chiffres clés - ArticleLiens utiles
Comprendre : la rareté des ressources et leur allocation, notions de base des économistesQu'est-ce qu'une ressource ?Qu'est-ce qu'une ressource rare ?L'allocation des ressources et l'origine du mot « économie »Que signifie : « allocation efficace des ressources » ?La division du travail, un exemple d'allocation de ressources
Aller plus loin : coût d'opportunité et destruction de ressourcesQu'est-ce que le coût d'opportunité ?COVID-19 et destruction des ressources
Synthétiser et retenirConcepts étudiésLes termes de base de l'économie - Exercice de synthèse
S'entraînerL'impact de la pandémie sur l'économie française - ExerciceReprise économique : les quatre pistes du gouvernement pour relancer la machine - ArticleReprise économique : les quatre pistes du gouvernement pour relancer la machine - Questions

Être né quelque part - La petite histoire

                                                    Évolution du niveau de vie (en $) dans 5 pays
Prêtons-nous à une petite expérience de pensée.Supposons que vous naissiez aujourd’hui et que vous puissiez choisir le pays dans lequel vous voyez le jour. Pour choisir, vous ne disposez que d’une seule et unique information : le revenu moyen que vous pourriez y obtenir.
Quel pays choisiriez-vous ?
Peut-être le Royaume-Uni dont le revenu par habitant est parmi les plus élevés au monde : environ 70 $ par jour et par personne. Un pays comme la Chine, dont le revenu par habitant est seulement d’environ 30 $ par jour et par personne, vous semblerait probablement moins attractif.
Mais admettons maintenant que vous soyez né au XIIesiècle. Votre choix serait alors cornélien ! Car à l’époque tous les pays étaient logés à la même enseigne : on gagnait seulement 3 $ par jour en moyenne !
Pourquoi un tel changement ?
Pendant des millénaires, la richesse des nations a stagné à un niveau très faible. Puis soudainement, certains pays dont le Royaume-Uni ont connu une croissance économique phénoménale. Regardez la courbe des revenus dans le temps : sa forme vous dit quelque chose ? Non, vous ne rêvez pas, ça ressemble beaucoup à une crosse de hockey !

Découvrir : comment répartir au mieux nos ressources ?

Études de cas

Nous allons étudier des cas réels où une problématique de ressources se pose. Pour chacun des documents suivants, vous vous poserez les questions suivantes. 
1. De quelle ressource s'agit-il ? 
2. En quoi cette ressource est-elle limitée ou rare ?
3. Quels arbitrages, c'est-à-dire quels choix, font les agents économiques face à cette rareté de la ressource ?

Un condiment très recherché - Vidéo

Le Budget 2023 de l'État en 10 chiffres clés - Article

Le gouvernement a présenté lundi un budget pour l'année 2023 marqué par la montée de l'inflation et des prix de l'énergie. Malgré les incertitudes sur la croissance française, le gouvernement avance une prévision de déficit maintenue à 5 % du PIB pour l'an prochain.
Le budget de l'an I du second quinquennat d'Emmanuel Macron est sur la table. Dans un contexte macroéconomique des plus tumultueux, le gouvernement a présenté en Conseil des ministres ce lundi son projet de loi de finances (PLF) pour 2023. Avec un objectif affiché, « préserver le pouvoir d'achat » face à l'inflation, malgré une croissance au ralenti.
Malgré les incertitudes qui pèsent sur le contexte économique mondial, de la guerre en Ukraine, aux difficultés des partenaires commerciaux de la France, le ministère des Finances prévoit une croissance positive en 2023, à hauteur de 1%. Une prévision « crédible et volontariste », a insisté lundi Bruno Le Maire, à la sortie du Conseil des ministres, ajoutant que cet objectif est une « ambition » plus qu'une « certitude ».
L'estimation du gouvernement est en effet supérieure à celle de la Banque de France, qui s'attend à 0,8 % de croissance l'an prochain dans le meilleur des cas et plus probablement 0,5 %, ou encore à celle de l'OCDE, qui table sur 0,6 %.Un optimisme du gouvernement sur les prévisions de croissance qui alimente l'espoir d'un déficit contenu à 5 % du PIB. Le gouvernement concède que « les finances publiques sont très sensibles aux aléas sur les évolutions macroéconomiques et en particulier aux variations des prix de l'énergie », dans son rapport.Une prévision de déficit de Bercy qui est « un peu sous-estimée » et témoigne d'un « redressement des finances publiques qui s'annonce lent et très incertain en 2023 », selon les deux avis rendus pas le Haut Conseil des finances publiques (HCFP), une institution indépendante, rattachée à la Cour des comptes.
Après avoir atteint 5,5 % de hausse sur un an en 2022, le gouvernement table sur un ralentissement de l'inflation à 4,3 % en 2023. D'ici la fin 2022, l'inflation devrait rester « à un niveau élevé » autour de 6 %, a averti lundi Bruno Le Maire, qui veut faire de la lutte contre la hausse des prix la « priorité immédiate » de la France et des pays européens.
Le rapport de Bercy envisage que les prix de l'énergie doivent ralentir après la forte hausse observée de cette année, grâce au maintien du bouclier tarifaire. Sur le périmètre des dépenses de l'Etat, le montant des crédits est de 480 milliards d'euros en 2023, en nette baisse par rapport au niveau issu de la loi de finances rectificative du 16 août 2022. Au total, les dépenses de l'Etat devraient néanmoins diminuer de 9,6 milliards d'euros en raison de la baisse de régime du plan de relance et à un moindre degré du plan France 2030.La plupart des ministères voient leurs crédits budgétaires augmenter, à commencer par le premier d'entre eux, l'Éducation,qui gagne 3,7 milliards d'euros à 60,2 milliards. Une enveloppe de 935 millions d'euros est prévue pour financer une augmentation « inédite » du salaire des enseignants, avec un « socle de 10 % en moyenne » et des hausses pour rémunérer des tâches supplémentaires, selon les documents budgétaires de Bercy. 
Les moyens de la Défense augmentent de 3 milliards tandis que ceux de la mission Travail et emploi, dévolus notamment à la formation professionnelle et à l'apprentissage, progressent de 3,7 milliards par rapport au budget rectifié 2022.En 2023, les recettes de l'Etat seraient à nouveau en hausse de 5 milliards d'euros par rapport à 2022. Une augmentation qui tient à hausse des recettes non fiscales de 5,8 milliards d'euros, essentiellement en raison du financement par l'Union européenne du plan de relance, précise le projet de loi.
En revanche, les recettes fiscales nettes s'établiraient à 314,3 milliards d'euros, soit une diminution de 800 millions d'euros par rapport à 2022. Un recul principalement porté par la diminution de la taxe sur la valeur ajoutée (-4,7 milliards), et de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (-1,2 milliard) en raison de la hausse des transferts à des tiers, ainsi que par la baisse de l'impôt sur les sociétés (-3,7 milliards).Le gouvernement confirme également la suppression de la CVAE (Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises) se fera sur deux ans, avec une perte de recettes de 8 milliards en 2023 et 2024.Le budget de la Sécurité sociale prévoit un net redressement des comptes pour 2023, avecun déficit ramené à 6,8 milliards d'euroscontre 17,8 milliards d'euros cette année, selon le projet de loi de financement présenté lundi, texte qui n'inclut pas de mesures de réforme des retraites.
Signe d'une amélioration continue depuis le déficit abyssal de 2020 (30,5 milliards d'euros) dû au Covid-19, la branche maladie voit ses pertes réduites de quelque 20 milliards d'euros cette année à 6,5 milliards d'euros en 2023, avec une prévision de déficit à 2,6 milliards d'euros pour 2026.Le PLFSS examiné en conseil des ministres se fonde sur une hausse de 4,1 % des recettes, grâce à l'inflation, avec une augmentation des dépenses de 2,1 %.
Les boucliers tarifaires sur le gaz et l'électricité mis en place en 2022 pour limiter la hausse des factures d'énergie des Français sont de nouveau inscrits dans le budget 2023. Ce « bouclier tarifaire » moins protecteur qu'en 2022, doit limiter à 15 % la hausse des prix de l'énergie. Le dispositif doit entrer en vigueur le 1er janvier pour le gaz et le 1er février s'agissant de l'électricité.
Le gouvernement estime que cette mesure doit faire économiser en moyenne 180 euros par mois pour un ménage chauffé au gaz, et 200 euros par mois pour un ménage chauffé à l'électricité. Au total, le volet de mesure doit coûter 45 milliards d'euros à l'Etat. Mais Bercy estime que le coût réel atteindra 16 milliards d'euros (11 milliards pour le gaz et 5 milliards pour l'électricité), grâce aux prélèvements obligatoires sur les producteurs d'énergies renouvelables, qui doivent reverser à l'Etat une partie des bénéfices liés à l'explosion des cours.
Au total, le budget pour « l'écologie, le développement et la mobilité durables » sera de 26,5 milliards d'euros en 2023. Soit moins que pour l'année 2022 (29,9 milliards votés cet été), et la baisse devrait continuer en 2024 et 2025, avec 24,6 milliards de crédits alloués chaque année.
La crise énergétique plombe le « verdissement » du budget 2023. L'enveloppe pour 2023 englobe le dispositif de remise sur chaque litre de carburant, a précisé le ministre des Comptes publics Gabriel Attal. Le budget pour l'Ecologie inclut notamment plusieurs mesures phares annoncées par le gouvernement, comme le Plan vélo (250 millions d'euros) ou le Fonds vert de 1,5 milliard d'euros pour les collectivités territoriales.
Sur ce budget, près de 3 milliards d'euros seront consacrés en 2023 à la rénovation énergétique des logements privés. Le projet de loi de finances pour 2023 s'inscrit dans la poursuite de ce soutien avec un budget de 1,3 milliard d'euros, qui intègre notamment la création d'un nouveau dispositif de leasing social, un dispositif de location de voiture électrique à prix modique, réservé aux ménages les moins favorisés.
Le gouvernement prévoit 10.764 postes supplémentaires de fonctionnaires pour l'Etat et ses opérateurs en 2023 contre seulement 294 prévus en 2022, selon le projet de budget présenté lundi. Le ministre de l'Intérieur et de l' Outre-mer gagne 3.109 postes, la Justice (+2.300) ou l'Education nationale (+2.000) connaîtront de fortes hausses d'effectifs l'an prochain, dans le cadre d'un budget globalement favorable aux ministères régaliens, davantage qu'à celui de l'Economie (-508 postes) ou des Solidarités (-51).La loi de programmation des finances publiques, présentée lundi également, prévoit cependant « noir sur blanc » la stabilité des effectifs d'agents publics d'ici la fin du quinquennat en 2027, a souligné le ministre des Comptes publics Gabriel Attal.
Avec la remontée des taux d'intérêt engagée par les banques centrales pour contenir l'inflation, le coût des « engagements financiers de l'Etat », c'est-à-dire sa dette pour l'essentiel, s'est renchéri et doit dépasser les 60 milliards d'euros en 2023. 
L'État français compte lever 270 milliards d'euros de dette sur les marchés financiers en 2023, un record après 260 milliards d'euros en 2021 et 2022, a annoncé l'Agence France Trésor lundi, en marge de la présentation du budget de l'an prochain.
La baisse du déficit de l'Etat (qui doit être ramené de 172,6 en 2022 à 158,5 milliards d'euros en 2023), est également contrebalancée par la nécessité de renouveler de précédents emprunts qui arrivent à échéance en 2023.
Source : Les Échos, Samir Touzani, 26 septembre 2022.

Liens utiles

https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&cad=rja&uact=8&ved=2ahUKEwi686DD2rL6AhV8hc4BHTTSB1UQFnoECAYQAQ&url=https%253A%252F%252Fwww.lesechos.fr%252Fpolitique-societe%252Fsociete%252Feducation-comment-lexecutif-veut-mettre-a-plat-les-conditions-dexercice-du-metier-denseignant-1781414&usg=AOvVaw0qs-5PLFwcArzdVk5YSD8V

https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&cad=rja&uact=8&ved=2ahUKEwi686DD2rL6AhV8hc4BHTTSB1UQFnoECAYQAQ&url=https%253A%252F%252Fwww.lesechos.fr%252Fpolitique-societe%252Fsociete%252Feducation-comment-lexecutif-veut-mettre-a-plat-les-conditions-dexercice-du-metier-denseignant-1781414&usg=AOvVaw0qs-5PLFwcArzdVk5YSD8V

https://www.lesechos.fr/economie-france/budget-fiscalite/le-deficit-de-la-securite-sociale-prevu-a-moins-de-7-milliards-en-2023-1851505

https://www.lesechos.fr/economie-france/budget-fiscalite/le-deficit-de-la-securite-sociale-prevu-a-moins-de-7-milliards-en-2023-1851505

Comprendre : la rareté des ressources et leur allocation, notions de base des économistes

Qu'est-ce qu'une ressource ?

Les ressources sont les moyens matériels ou immatériels qui permettent de satisfaire les besoins des agents économiques.
Elles peuvent être matérielles (machines, outils, voitures, immeubles, terrains…) ou immatérielles (connaissances, compétences, brevets, services, temps…).

Qu'est-ce qu'une ressource rare ?

Les besoins et désirs des individus semblent illimités : on aimerait tous avoir une grande maison, une grande voiture, des belles vacances, un salaire élevé, etc.
Cependant, on ne peut ni produire ni consommer de manière illimitée. En économie, on dit ainsi que les ressources sont rares.
Une ressource rare est une ressource dont la quantité disponible n’est pas suffisante pour satisfaire tous les besoins. Les agents économiques, c'est-à-dire les consommateurs, les entreprises, l'État, doivent donc faire des choix, des arbitrages et une répartition de ces ressources est nécessaire. On l'appelle l'allocation des ressources.
Pendant des siècles, la principale ressource était la terre. Une ressource rare, car il n’en existait pas suffisamment à cultiver pour améliorer le niveau de vie. Sur la crosse de hockey, c’est la période représentée par le manche : pendant des siècles, la seule ressource de la terre était insuffisante pour permettre une hausse du niveau de vie.
Puis l’homme a inventé des machines, des ordinateurs, l’énergie électrique… La production de richesses a bondi ! Mais pour que notre niveau de vie progresse encore, la question reste « comment utiliser au mieux nos ressources ? »
Nos ressources ne sont pas illimitées, si bien que nos entreprises ne peuvent pas produire autant que nous le désirons. La planète terre nous offrent des ressources rares à préserver ! On parle même maintenant de limiter nos besoins et de sobriété pour sauvegarder la planète ! 

L'allocation des ressources et l'origine du mot « économie »

Connaissez-vous l’origine du mot « économie » ? 
Il vient du grec « oikonomos » qui signifie « celui qui gère la maison ».
Rien de surprenant à cela ! Dans chaque ménage, c'est-à-dire tous les habitants d’un logement, on doit décider comment une ressource rare, le revenu (donc l’argent), est utilisée.
Ton revenu doit te servir à payer ton logement, ta nourriture, tes loisirs… Et si tu dépenses tout en loisirs, tu risques de finir dehors avec le ventre vide !
C’est ce que les économistes appellent l’allocation de ressourcesrares.
Ainsi, dans ce cas, allouer tes ressources, c’est décider comment tu répartis ton revenu entre tes différentes activités.
Mais le revenu n'est qu'une ressource parmi d'autres. Par exemple, tu gères une autreressource rareau quotidien : ton temps. Une journée dure 24 heures, pas une de plus ! En rentrant du lycée, par exemple, tu dois choisir entre devoirs et loisirs. Mais attention, si tu zappes tes devoirs pour gagner une heure de loisirs, il faut être prêt à en payer le prix !

Que signifie : « allocation efficace des ressources » ?

Le problème des ressources rares, c’est qu’elles ne se trouvent pas dans toutes les régions du monde, ou en tout cas, pas dans les mêmes proportions.
Imagine par exemple que la France doive assurer seule sa production de café : tu n’aurais pas grand-chose à boire le matin ! Nous achetons donc du café à d'autres pays qui en produisent. Au contraire, de nombreux pays achètent des avions Airbus produits en France parce qu’ils auraient bien du mal à en produire d’aussi performants.
Ces deux exemples d’échanges s’expliquent par le déficit local d'une ressource :
  •  déficit de plantations de café en France ;
  •  déficit d'ingénieurs en aéronautique dans les pays qui achètent des Airbus.
Par les échanges (le commerce), les pays ou les individus se procurent des biens qu’ils ne peuvent pas produire : c’est une allocation efficace des ressources rares. Grâce à elle, les Français peuvent boire du café et d'autres pays avoir des Airbus. 
Une allocation efficace des ressources signifie qu'elle utilise au mieux les ressources disponibles.
L'un des meilleurs moyens que l'on a trouvé pour permettre une allocation efficace des ressources est le marché. C'est un sujet important pour les économistes et nous l'étudierons plus en détail dans un chapitre ultérieur.

La division du travail, un exemple d'allocation de ressources

Imaginez que vous deviez produire un smartphone. Une fois les matières premières réunies, il faudrait réaliser un grand nombre de tâches : produire les composants électroniques, les assembler, coder et tester le téléphone !
Seul, quel calvaire ! Mais à plusieurs c’est beaucoup plus simple, car on peut se répartir les tâches.
L’entreprise permet cette division du travail.En rassemblant des individus spécialisés dans des domaines différents et en faisant appel à d’autres entreprises pour produire certains des éléments qui composent le produit final, l'efficacité de la production est grandement améliorée.
Selon Adam Smith, père fondateur de la science économique au XVIIIesiècle :
« Les plus grandes améliorations dans la puissance productive du travail, et la plus grande partie de l’habileté, de l’adresse, et de l’intelligence avec laquelle il est dirigé ou appliqué, sont dues, à ce qu’il semble, à la division du travail. »
La division du travail est un exemple de la façon dont nous allouons des ressources rares (les compétences et le temps de chacun) pour produire plus efficacement.

Aller plus loin : coût d'opportunité et destruction de ressources

Qu'est-ce que le coût d'opportunité ?

Reprenons l'exemple du choix entre le travail et le loisir. Si tu zappes tes devoirs pour gagner une heure de loisirs, il faut être prêt à en payer le prix. Lequel ? Risquer de récolter des mauvaises notes ! C’est lecoût d’opportunité.
Pour faire des choix efficaces, il faut prendre en compte ce coût d’opportunité. En choisissant l’option A plutôt que la B, tu renonces à quelque chose car « on ne peut avoir le beurre et l’argent du beurre ». Chaque choix a un coût d’opportunité dont il faut tenir compte pour réaliser uneallocation efficace.
Imagine que tu disposes aujourd’hui de 100€ économisés sur ton argent de poche. Deux choix s’offrent à toi.
1. Tout dépenser pour t’acheter un jean qui te fait envie depuis quelque temps. Le coût d'opportunité pourrait alors être de ne pas pouvoir partir en vacances cet été.
2. Conserver cet argent pour te payer des vacances cet été. Le coût d’opportunité est alors de ne pas pouvoir t’acheter le jean tout de suite.
De la même manière, quand le gouvernement décide d’investir un milliard d’euros dans les énergies renouvelables, il y a un coût d’opportunité. Pour un comptable, qui ne considèrerait que les sommes en jeu, le coût est tout simplement d'un milliard sur le budget de l’État.
Et pour l’économiste ?
Un économiste irait un peu plus loin. Il analyserait la situation ainsi.
  • Coût financier : un milliard d’euros.
  • Coût d’opportunité : cette somme d'un  milliard aurait pu être dépensée dans d’autres secteurs comme l’éducation, la justice ou le logement. L’État, lui aussi, doit faire des choix dans l’allocation de son budget.
Au-delà des coûts financiers, les économistes s'intéressent aux coûts d'opportunité.

COVID-19 et destruction des ressources

À regarder la crosse de hockey, nous  pourrions croire que les conditions de vie se sont sans cesse améliorées au XXesiècle. Et pourtant, celui-ci n’a pas été de tout repos !
Dès la fin des années 1920, une grande crise économique détruit les emplois de millions d’individus. C’estla Grande Dépression, qui entraîne une énorme diminution de la production de richesses.
D’autres crises économiques ont eu lieu. La plus récente est la crise sanitaire du Covid-19 en 2020. Du fait du confinement, la plupart des entreprises ont été mises à l'arrêt et fermées, entraînant la destruction de milliers d'emploi en France et dans le monde ! 
Ces crises sont une destruction dramatique des ressources rares, avec des coûts humains et économiques sans précédent. 

Synthétiser et retenir

Concepts étudiés

Allocation efficace des ressources : Une allocation efficace des ressources est une allocation qui permet de maximiser le bien-être collectif et l'utilité des ressources. Un des mécanismes qui permet cette efficience est le marché. 
Coût d’opportunité :En économie, le coût d'opportunité est ce qui ne pourra pas être réalisé si l'on fait un choix d'allocation des ressources spécifique. Il faut en tenir compte si on veut réaliser une allocation des ressources efficace.
Ressource :Les ressources sont les moyens matériels ou immatériels qui permettent de satisfaire les besoins des agents économiques. Elles peuvent être matérielles (machines, outils, voitures, immeubles) ou immatérielles (connaissances, compétences, brevets, services).
Ressource rare : Une ressource rare est une ressource dont la quantité disponible n’est pas suffisante pour satisfaire tous les besoins. 

Les termes de base de l'économie - Exercice de synthèse


S'entraîner

L'impact de la pandémie sur l'économie française - Exercice

La pandémie de Covid-19 et les confinements ont eu un impact important sur l'économie française. Répondez aux questions suivantes en vous basant sur le tableau ci-dessus.
1. Quel sont les secteurs qui ont connu la plus forte perte d'activité ? Pourquoi ?
2. Quels sont les secteurs les moins touchés ? Pourquoi ?
3. À votre avis, quelles vont être les conséquences de cette perte d'activité pour les entreprises ? Pour leurs salariés ? Pour l'État français ? Faites un schéma récapitulatif.

Reprise économique : les quatre pistes du gouvernement pour relancer la machine - Article

Reprise économique : les quatre pistes du gouvernement pour relancer la machine - Questions

Après avoir lu l'article de Ouest France intitulé « Reprise économique : les quatre pistes du gouvernement pour relancer la machine », répondez aux questions suivantes.
1. Pourquoi le gouvernement envisage-t-il d’augmenter les impôts sur les ménages les plus riches ? Dans quel but ? Cela serait-il une bonne solution ? Qu’en pensez-vous ?
2. Pourquoi travailler plus serait-il une solution contre la crise ? Cette solution fait-elle l’unanimité ?
3. Que signifie « relocaliser les usines » ? Pourquoi est-ce souhaitable ? Est-ce vraiment possible ?