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Prolongements

Les Terriens ont prévu de bientôt revenir sur la Lune, que ce soit dans le cadre du projet Artemis (https://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_Artemis)...

Sommaire

Découvrir Galileo, le système de géolocalisation européenGalileo : fonctionnement du GPS européen - VidéoLes chiffres de Galileo - Infographie
Le GPS au-delà de la TerreSe localiser sur la LuneLiens utilesLa NASA désire tester un GPS sur la Lune pour la première fois - ArticleUn soutien pour d’autres missionsAvec Moonlight, nous voulons "fournir une large gamme de services de communication et de navigation liés à l’exploration de la Lune" - ArticleMoonlight: bringing connectivity to the Moon - Vidéo (en anglais)
Les voitures autonomes
Les voitures autonomes, une mise en œuvre complexe
Véhicules autonomes : Fin de la hype et retour à la réalité ? - Article
De l'aide à la conduite jusqu'à l'autonomie
Le niveau 3, un premier pas vers la "vraie" conduite autonome ?
Un manque de financements
Des véhicules autonomes à quel horizon ?
Les différents usages du véhicule autonome
Les freins réglementaires en Europe
Les constructeurs se renforcent dans le logiciel
Faible visibilité
Liens utiles
À San Francisco, les taxis roulent... sans chauffeur ! - Vidéo
Agacés par les taxis autonomes, les habitants de San Francisco ont trouvé une astuce low tech pour arrêter l’invasion - Article
Vous ne passerez pas !
Accidents, bouchons, infractions… Les véhicules autonomes font débat
Vay rêve de déployer un réseau de taxis téléopérés à distance en Allemagne - Article

Découvrir Galileo, le système de géolocalisation européen

Galileo : fonctionnement du GPS européen - Vidéo

https://www.youtube.com/watch?v=e79tSIpLiDk

https://www.youtube.com/watch?v=e79tSIpLiDk

Les chiffres de Galileo - Infographie


Le GPS au-delà de la Terre

Se localiser sur la Lune

Les Terriens ont prévu de bientôt revenir sur la Lune, que ce soit dans le cadre du projet Artemis (https://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_Artemis) ou d'autres programmes spatiaux. 
Nous parvenons à nous localiser précisément sur Terre avec les systèmes GPS (américain), Galileo (européen), Glonass (russe) et Beidou (chinois). Mais comment nous repérerons-nous sur la Lune, une fois installés ? 
Pour répondre à cette question, deux projets sont en cours.
  • Dans le cadre du programme Artemis, la Nasa expérimentera le recours aux constellations GPS et Galileo sur la Lune. Les satellites terrestres GPS et Galileo émettent en effet des signaux dont certains peuvent être captés à sa surface. Ce sera un vrai challenge que d'utiliser ces signaux lointains pour se repérer correctement sur la Lune. 
  • L'agence spatiale européenne (ESA, pour European Space Agency) prévoit la mise en place d'un réseau de satellites autour de la Lune. Ils permettront la communication et la navigation aux Terriens se trouvant à sa surface. 

Liens utiles

https://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_Artemis

https://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_Artemis

La NASA désire tester un GPS sur la Lune pour la première fois - Article

Dans le cadre du désormais célèbre programme Artemis, l’Agence Spatiale américaine va pratiquer des tests de navigation sur la Lune à l’aide de signaux GPS. La NASA veut également tester Galileo, le système de navigation européen. Ainsi, les astronautes pourront se localiser sur la Lune comme tout le monde le fait sur Terre.Un système de navigation lunaire inéditIl y a peu, la France a ratifié les accords Artemis. Dans le cadre de ce programme ambitieux, la NASA désire établir une présence durable sur la Lune, contrairement à l’ancien programme Apollo. Les États-Unis ont déjà rallié à leur cause pas moins de 19 pays, dont le Canada, le Royaume-Uni, le Japon ou encore la Corée du Sud. La coopération internationale devrait donc prendre forme dans divers domaines, dont la navigation. Dans un communiqué du 2 juin 2022, la NASA affirme en effet avoir l’intention de tester pour la toute première fois un nouveau système de navigation lunaire. Ce dernier aura recours aux signaux du système mondial de navigation par satellite (GNSS) de la Terre.Rappelons au passage que les GNSS représentent un ensemble de composants reposant sur une constellation de satellites artificiels. Cela permet ainsi aux utilisateurs de voir leur propre position sur Terre à l’aide d’un récepteur portable. Le plus célèbre des GNSS est le GPS (États-Unis), mais la NASA voudrait également tester le système Galileo (Europe).Repousser les limites des GNSSCes tests seront menés dans le cadre de la mission Lunar GNSS Receiver Experiment (LuGRE). Il s’agira de calculer durant une douzaine de jours les premiers repères de localisation sur la Lune lors d’un voyage habité. LuGRE désigne également un récepteur qui aura pour rôle de recevoir et traiter les signaux du GPS et de Galileo. La NASA collaborera avec l’Agence Spatiale italienne (ASI) dans ce projet et partagera les résultats avec le public.Selon J.J. Miller, directeur adjoint de la politique et des communications stratégiques pour le programme Space Communications and Navigation (SCaN) de la NASA, cette expérimentation pourrait permettre de repousser les limites de ce que sont censés faire les GNSS. Il s’agira surtout d’améliorer de manière considérable la précision et la résilience en termes de navigation, et cela permettra d’adopter un équipement et des scénarios opérationnels plus flexibles.

Un soutien pour d’autres missions

Il faut savoir que la mission LuGRE entre dans le cadre des efforts pour étendre lescapacités du GNSS à haute altitude auquel ont déjà recours les missions spatiales depuis longtemps. Or, la portée de ce système a déjà fait l’objet d’une amélioration ces dernières années afin d’inclure les missions dont l’altitude se situeentre 2 896 km et 35 405 km. Un record ultime à 70 000 km a toutefois été établi en 2016 dans le cadre de la Magnetospheric Multiscale Mission.
Également, la mission LuGRE concerne l’initiative Commercial Lunar Payload Services de la NASA. Il est ici question detransporter des instruments scientifiques et autres engins spatiaux afin de préparer les futures explorations. LuGRE aura donc une utilité dans le soutien de certaines missions telles que VIPER, dont l’objectif est d’étudier la glace d’eau présente au fond des cratères au pôle Sud lunaire à l’aide d’un rover.

Avec Moonlight, nous voulons "fournir une large gamme de services de communication et de navigation liés à l’exploration de la Lune" - Article

Dans le contexte d'un programme d'exploration lunaire accéléré au niveau international, l'ESA s'est engagée dans plusieurs projets et programmes forts pour permettre à l'Europe de jouer un rôle à court et moyen terme. Et surtout d'être un partenaire indispensable. C'est notamment le cas avec l'atterrisseur lunaire polyvalent EL3, autonome et capable de transporter jusqu'à 1,7 tonne de fret vers n'importe quel endroit de la surface lunaire, qui pourrait servir à la logistique des missions Artemis. C'est aussi le cas du projet LCNS (Lunar Communications and Navigation Services), dans le cadre de l'initiativeMoonlight qui prévoit la création d'une «constellation de satellites lunaires commercialement viable pour fournir des services de télécommunications et de navigation pour les missions sur la Lune », nous explique Élodie Viau, directrice des Télécommunications et des Applications intégrées à l'Agence spatiale européenne (ESA).
Pour l'heure, « il s'agit d'une phase conceptuelle et nous avons lancé des études approfondies avec des consortiums industriels,déclare Élodie Viau, nous avons une idée précise de ce que nous voulons développer avec eux». L'idée principale est de fournir un système ouvert accueillant toute une gamme de «services de communication et de navigation liés à l'exploration lunaire». Ces services s'adresseraient aux «dizaines d'équipes internationales, institutionnelles et commerciales qui prévoient d'envoyer des missions sur la Lune, et envisagent une présence humaine permanente». L'ESA a mis en compétition deux consortiums d'entreprise pour définir en détail la «prestation de services de télécommunications et de navigation pour les missions sur la Lune» : SSTL (Surrey Satellite Technology Ltd) sera à la tête du premier consortium et le second sera dirigé par Telespazio associé à Thales Alenia Space.
L'architecture de ce système n'est pas figée, tout comme le modèle d'exécution des services, et plusieurs scénarios sont à l'étude. L'idée qui semble faire consensus serait « le déploiement d'une constellation d'au moins trois satellites en orbite autour de la Lune sur une orbite qui n'a pas encore été définie ». À confirmer par les deux consortiums qui devront démontrer la faisabilité d'une telle infrastructure et une structure de financement viable pour fournir ces services.
L'idée de fournir une constellation des satellites lunaires et d'ouvrir un réseau de connectivité à tous les acteurs possibles présente plusieurs avantages majeurs. D'abord, souligne Élodie Viau, il a pour but de «réduire la complexité des futures missions individuelles afin qu'ils n'aient plus à embarquer leurs propres systèmes de communication et navigationquand ils veulent aller sur la Lune». Ceci leur permet de significativement réduire les coûts de leurs missions et de se concentrer sur les éléments clés de leurbusiness plan, en particulier par rapport auxinstruments scientifiques ou aux cargaisons, optimisant ainsi chaque mission.
La Nasa a également dans ses projets un système similaire, et vraisemblablement les Chinois aussi, mais pour l'instant c'est l'Agence spatiale européenne qui a «pris le leadership et déclenché les premières études». En finançant ce programme, le but de l'ESA est bien de fournir «un service commercial decommunication et de navigation lunaire fiable, dédié et ouvert à tous » afin, en contrepartie, de mieux négocier des vols d'astronautes à destination de la Lune, que ce soit sur sa surface ou à bord du Gateway , la future station spatiale installée à proximité de la Lune (aussi appelée la Passerelle). Cela dit, si un de «nos partenaires décidait tout de même de se doter de sa propre infrastructure de communication et de navigation, l'ESA n'exclut pas que les satellites européens puissent s'inscrire dans un partenariat avec une autre constellation et système ».
Ce réseau pourrait être mis en service dès 2027, après le retour d'expérience duLunar Pathfinder, un satellite de communication lunaire dont le lancement est prévu en 2024 et destiné à relayer les communications et les données des missions d'exploration du pôle Sud de la Lune. Ce satellite doit aussi réaliser une démonstration complète de navigation lunaire en orbite. Le satelliteLunar Pathfinder développé par SSTL Ltd et le module Esprit de Thales Alenia Space pour laGateway lunaire, sont un bon appui pour «concevoir des systèmes commerciaux de communication et de navigation de Moonlight».

Moonlight: bringing connectivity to the Moon - Vidéo (en anglais)

https://www.youtube.com/watch?v=xY3rHHWgMjE

https://www.youtube.com/watch?v=xY3rHHWgMjE

Les voitures autonomes

Les voitures autonomes, une mise en œuvre complexe

Dans le chapitre "Informatique embarquée et objets connectés", nous nous intéressons aux systèmes informatiques qui nous assistent au quotidien. Par exemple, les voitures sont équipées d'aides à la conduite de plus en plus nombreuses : assistance à la navigation, à la direction, au freinage, à l'accélération, etc. 
Peu à peu, nous nous approchons des voitures "autonomes", ou "automatisées", ou "à délégation de conduite". Dans l'idéal, celles-ci réduiraient considérablement les accidents, en permettant des déplacements sûrs, efficaces et confortables.
Sur ce sujet, la législation évolue et cadrera les conditions d'utilisation de ce type de véhicules. Pour le moment, de nombreux obstacles techniques demeurent et ne permettent pas encore une mise en service massive de voitures totalement autonomes.

Véhicules autonomes : Fin de la hype et retour à la réalité ? - Article

Article de Léna Chorot, paru dans L'usine digitale, le 20 décembre 2022.
"La promesse est déjà tenue". Pour Franck Cazenave, auteur de "La robomobile" paru aux éditions Descartes & Cie, les véhicules autonomes sont déjà en circulation. Mais cela se joue aux Etats-Unis avec des entreprises comme Waymo, la filiale d'Alphabet, ou Cruise qui appartient à General Motors. Et il s'agit de déploiements localisés et encore très limités.
En France, le secteur est moins ambitieux. Nombreuses sont les expérimentations menées avec des navettes, mais les voitures sont moins visibles. Difficile dans ce contexte d'avancer que les promesses faites dans les années 2010 ont été tenues. La question reste de savoir si on peut imaginer dans un avenir plus ou moins proche que des véhicules autonomes soient commercialisés auprès du grand public ?

De l'aide à la conduite jusqu'à l'autonomie

Se pencher sur ce sujet revient d'abord à définir ce qu'est un véhicule autonome. Dans l'imaginaire collectif, le véhicule autonome à proprement parler est celui deniveau 5 SAE. Cela concerne donc les véhicules pleinement autonomes, qui n'ont plus besoin d'être équipés de pédales et de volant, puisque la voiture conduit réellement toute seule, sur toutes les routes et dans toutes les conditions, et est capable de réagir comme le ferait un conducteur humain (voire mieux). Mais, dans la réalité"la notion de véhicule autonome est progressive", comme le rappelle justement Oussama Ben Moussa, responsable Autonomous Mobility chez Capgemini Engineering.
Au niveau précédent, dit4 SAE, le véhicule est pleinement autonome dans des zones géographiques prédéfinies. Si le conducteur n'est pas responsable de la conduite dans ces situations, il doit toutefois reprendre la conduite lorsque le système le demande. Mais si ce n'est pas le cas, le véhicule est en capacité de se mettre en position de sécurité.
Le niveau 0n'a aucune assistance etle niveau 1 désigne les véhicules avec des systèmes pouvant gérer soit le contrôle longitudinal (vitesse et distance avec les véhicules qui précèdent), soit le contrôle latéral du véhicule (suivi des lignes blanches) mais pas les deux en même temps. Comme pour le niveau 2, le conducteur doit garder les yeux sur la route et les mains sur le volant.Le niveau 2 SAE permet au conducteur de déléguer, dans certaines situations, le contrôle longitudinal et latéral du véhicule tout en restant responsable de la supervision (aide au stationnement, régulateur de vitesse adaptatif). Ces systèmes d'aide à la conduite équipent très largement les véhicules neufs aujourd'hui.
L'objectif ici est très souvent"la sécurité de la conduite, avec des fonctionnalités pour éviter les collisions, réguler les distances de sécurité, éviter les sorties de route, explique Oussama Ben Moussa.Le déploiement massif de ces systèmes est confirmé par la réglementation européenne qui impose aux véhicules d'embarquer certaines de ces fonctions automatisées."

Le niveau 3, un premier pas vers la "vraie" conduite autonome ?

Le premier palier à franchir pour les constructeurs concerne les systèmes avancés d'aide à la conduite (ADAS)de niveau 3 SAE. La surveillance de l'environnement incombe au système embarqué et plus au conducteur humain, même s'il doit rester attentif et être en mesure de reprendre le contrôle du véhicule à tout moment. La conduite peut être totalement déléguée dans certaines conditions prédéfinies (stationnement intelligent, pilote sur autoroute). Pour résumer, ces systèmes sont définis comme de la conduite semi-autonome. Et"ces fonctions devraient se déployer dans les mois et années à venir", analyse Oussama Ben Moussa, évoquant"un premier pas vers la conduite autonome."
Par exemple, Mercedes a obtenu l'autorisatio de commercialiser un tel système en Allemagne. Baptisé Drive Pilot, l'assistant est proposé sur les Mercedes Classe S. De même, Honda a annoncé la commercialisation d'un système similaire au Japon, et General Motors en Amérique du Nord avec Super Cruise. À l'inverse, les systèmes proposés par Tesla relèvent du niveau 2 SAE puisque les conducteurs ont l'obligation de garder les mains sur le volant. Une nuance de taille au vue du marketing fait par le constructeur de véhicules électriques autour de ses fonctionnalités Autopilot et Full Self-Driving (FSD).
A noter que les véhicules commercialisés avec ces ADAS sont des véhicules haut de gamme, achetés par quelques particuliers qui en ont les moyens, mais aussi par les professionnels du transport, chauffeurs de taxis et VTC. Il faudra sans doute encore de nombreuses années avec que ces fonctionnalités ne se diffusent en série auprès du grand public.
Cette commercialisation a poussé les autorités à agir sur la question de responsabilité en cas d'accident, un sujet inhérent au véhicule autonome et à la conduite en général. En France, le conducteur peut désormais se dégager de sa responsabilité pénale lorsqu'un ADAS de niveau 3 SAE fonctionne dans ses conditions normales d'utilisation. Seul le constructeur ou son représentant légal devant les autorités compétentes sont responsables. Il est probable que la législation évolue pour offrir une solution similaire avec les niveaux d'autonomie 4 et 5.

Un manque de financements

Une des difficultés majeures rencontrées pour le développement de cette technologie est d'ordre financier."Les avancées dans le véhicule autonome sont freinées notamment parce que l'industrie dépense des milliards dans l'électrification et donc moins dans l'automatisation", explique Tony Jaux, responsable du programme véhicule connecté à la PFA, rencontré à l'occasion d'un événement 5G Open Road. Un constat partagé par d'autres observateurs du secteur.
Avec les difficultés économiques, les budgets alloués à la R&D sont plus restreints et les constructeurs automobiles se concentrent sur les contraintes réglementaires qui pèsent sur les émissions de polluants et l'électrification des véhicules demandées à l'échelle européenne. Pour développer un système de conduite autonome, Franck Cazenave estime qu'il faut"entre 10 et 20 milliards d'euros." Avec le ralentissement des investissements, il n'est pas étonnant que les développements technologiques semblent stagner. Argo AI, une start-up du secteur largement financée par Volkswagen et Ford, en a récemment fait les frais.
"Argo AI a été parmi les dernières entreprises à se lancer et demandait des investissements encore massifs, temporise Franck Cazenave. Les constructeurs ont peut-être simplement fait le constat que d'autres solutions plus matures que celle-ci existent." Pour le spécialiste, cela ne doit pas être interprété comme un manque de volonté ou la fin de la recherche dans ce domaine."Les enjeux autour du véhicule autonome sont colossaux, les entreprises continuent d'investir massivement en milliards d'euros chaque année", ajoute-t-il.
Toutefois, il convient de noter une différence entre les Etats-Unis, où les investisseurs sont plus nombreux et moins frileux, et l'Europe qui cherche encore à financer ses licornes.

Des véhicules autonomes à quel horizon ?

Des promesses assez importantes ont été faites pour attirer les investisseurs au cours de la dernière décennie. Aujourd'hui, pour rentabiliser ces fonds, les start-up se doivent de déployer massivement cette technologie sur les routes. Et cela semble à ce jour assez compliqué."Des générations ne connaîtront pas les voitures d'aujourd'hui", assure toutefois Oussama Ben Moussa, pour qui les voitures autonomes circuleront à terme massivement sur les routes. Mais la question reste : à quel horizon ?
"Fin 2010 on pensait que le véhicule autonome serait disponible dans quelques années, mais cela prend beaucoup plus de temps", constate simplement Tony Jaux. L'horizon 2030, qui était auparavant évoqué, semble inatteignable. Le déploiement massif des ADAS de niveau 3 SAE se fera jusqu'en 2030, selon le consultant de Capgemini. Puis, dans les années qui suivront les constructeurs déploieront massivement des systèmes de niveau 4 et 5.
Au niveau de la feuille de route, Tony Jaux pense que les véhicules autonomes seront déployés de façon conséquente dès 2025 mais sur des zones géographiques protégées où il y a moins d'aléas. Cela peut être par exemple le cas pour des véhicules de logistique dans les usines ou pour des engins de chantier.Il conviendra ensuite d'étendre progressivement le domaine d'application et le volume de véhicules déployés. La question du déploiement entraîne évidemment celle des cas d'usages et des business models.

Les différents usages du véhicule autonome

"Pour ce qui est du véhicule privé, le business model est intimement lié à l'adoption des différents niveaux d'autonomies par les particuliers", croit savoir Oussama Ben Moussa. Concrètement, cela devrait se développer progressivement au fur et à mesure de la mise en place de nouvelles habitudes de conduite et du renouvellement du parc de véhicules.
Un accélérateur possible concerne les services que les constructeurs déploieront, l'expérience utilisateur à bord, pour que les usagers puissent rentabiliser leur achat."Les niveaux 4 et 5 apportent du temps libre au conducteur", explique Oussama Ben Moussa. Et sur ce sujet, les constructeurs ont largement communiqué en présentant différents concept cars, plus ou moins futuristes. Mais sauront-ils remplir leurs promesses ?
Cette expérience utilisateur est d'autant plus nécessaire que la question du renforcement de la sécurité aura été réglée avec les niveaux 2 et 3 SAE. A l'inverse, Tony Jaux ne croit pas au véhicule autonome pour les particuliers en raison de son coût. Un sentiment partagé par Carlos Tavares, le patron de PSA. Reste alors les cas d'usages autour de la mobilité partagée, que beaucoup d'observateurs jugent plus pertinents.
"Il faut penser la réussite des véhicules autonomes selon les cas d'usages et les besoins", observe d'ailleurs Franck Cazenave. Il n'est pas nécessaire de déployer de tels véhicules à Paris, qui a déjà une offre de transport pléthorique. Le manque est dans les zones péri-urbaines, rurales ainsi que pour les liaisons de banlieue à banlieue, avec l'intention de désenclaver les zones dépourvues de transport public. Par exemple, il est possible de déployer des navettes autonomes à la demande comme l'expérimentation menée dans le cadre du programme 5G Open Road à Velizy.
Mais il n'est pas si simple de conduire en milieu rural. Les routes n'ont pas toujours de marquage au sol, important pour que le véhicule autonome puisse se repérer facilement. Elles peuvent être étroites et sinueuses. Comme en ville, d'autres usagers sont présents. Cela peut être des cyclistes, des piétons, des engins agricoles ou de chantiers – qui peuvent rendre la route glissante en y déposant de la boue – voir même des animaux sauvages, si imprévisibles.
Les premiers déploiements aux Etats-Unis s'expliquent aussi par la présence de grands boulevards et de nombreux feux de signalisation aux intersections. Des voies publiques qui contrastent avec les routes européennes, plus difficiles à appréhender pour des systèmes de conduite autonome. Une autre difficulté à relever est que le système puisse fonctionner sous toutes les conditions climatiques (nuit, journée ensoleillée, pluie, neige, verglas, brouillard...) ce qui semble loin du compte aujourd'hui, les véhicules autonomes pouvant encore être éblouis par le soleil ou aveuglés par la pluie.
Un autre secteur pertinent est celui du transport de marchandises, qui est un marché colossal qui souffre d'une pénurie de chauffeurs. Ce cas d'usage est d'autant plus intéressant qu'il est possible d'avoir des camions autonomes sur des autoroutes, un endroit moins complexe qu'une zone urbaine. Les convois en platooning, qui consistent en un camion conduit par un chauffeur et d'autres camions autonomes le suivant, semble également être un cas d'usage qui pourrait voir le jour plus rapidement. Les investissements, directs ou indirects, d'Amazon et Walmart dans le transport autonome confirment d'ailleurs cette tendance.

Les freins réglementaires en Europe

"Est-ce-que le véhicule autonome a besoin de passer place de l'Etoile [à Paris, ndlr] pour proposer de nombreux services ?", s'interroge Franck Cazenave. "Déjà que des conducteurs ne s'aventurent pas sur des endroits compliqués, s'il faut imaginer le cas le plus difficile pour les véhicules autonomes et affirmer qu'ils ne sont pas près tant qu'ils ne peuvent pas circuler à ces endroits, ce n'est pas logique."
Aux Etats-Unis, ils ont une approche plus pragmatique où des véhicules autonomes de Waymo et Cruise sont déjà en circulation sans opérateur de sécurité à Phoenix et San Francisco (dans certaines zones uniquement). Certains peuvent même transporter du public dans des zones au préalable largement cartographiées. Mais la réalité semble plus complexe, comme le rapporte Bloomberg, et ces véhicules empiètent parfois sur des propriétés privées et ne savent pas comment réagir face à certains obstacles.
Waymo avait commencé à tester son service de robots taxis à Phoenix en 2017, et l'a ouvert au grand public sous le nom Waymo One en 2020. Force est de constater que les déploiements ne se sont pas succédés depuis, puisque San Francisco est la seconde ville à accueillir ce service et que la filiale d'Alphabet vient seulement d'y faire la demande pour commercialiser des courses à bord de ses robots taxis.
En parallèle, la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), l'agence américaine en charge de la sécurité routière, enquête sur les arrêts soudains des véhicules autonomes de Cruise sur les routes de San Francisco. Arrêts qui pourraient avoir entraînés des accidents et ont engendré une série de plaintes. Pourtant Cruise a lancé son service dans cette ville en grande pompe, après de long mois de retard sur ses promesses originelles. Pour l'instant seuls certains quartiers sont desservis.
Ces expérimentations sont rendues possibles parune réglementation plus permissive."Les cadres légaux français et européen contraignants sur l'innovation limitent la possibilité d'avoir des véhicules avec des fonctionnalités de conduite déléguée sur les routes", fustige Franck Cazenave. La convention de Vienne sur la circulation routière, qui impose un conducteur derrière le volant, est notamment mise en cause. Elle a été révisée pour permettre les délégations de conduite de manière temporaire (niveau 3 SAE) mais à une vitesse limitée de 60 km/h, qui devrait être augmentée. Une évolution jugée trop lente.
Beaucoup d'expérimentations ont dépassé le stade de simples tests aux Etats-Unis. Mais cela n'est pas le cas en Europe, qui accueille de très nombreuses expérimentations de navettes autonomes sur routes ouvertes mais à vitesse limitée (souvent 30 km/h même s'il y a des pics à 50 km/h)."La France est championne de la navette autonome", résume tout simplement Oussama Ben Moussa. Côté constructeur automobile, les Français"restent à l'état d'expérimentation, sans planning de massification des déploiements", ajoute-t-il. Font-ils preuve de frilosité ?

Les constructeurs se renforcent dans le logiciel

Un autre frein au développement de cette technologie en Europe est le fait que cette zone n'est pas un pays unifié comme laChine ou les Etats-Unis. Cela se voit par exemple avec les panneaux routiers qui changent d'un pays à l'autre, ce qui oblige à adapter et entraîner les modèles d'intelligence artificielle pour les différents pays. C'est une question de coût de développement et de retour sur investissement. Question d'autant plus essentielle que les constructeurs automobiles sont en train d'opérer une transition pour se mettre à niveau côté logiciel.
Originellement, les sujets touchants au logiciel relevaient des équipementiers automobiles. Mais avec l'arrivée des véhicules électriques, connectés et autonomes, les constructeurs cherchent à prendre la main sur ces sujets. La présence de Waymo (Google) et Apple sur le champ du véhicule autonome montre que les entreprises technologiques ont une carte à jouer. Mobileye a su s'imposer comme un acteur majeur du secteur et de nombreuses start-up cherchent à se faire un nom.
Des rapprochements et partenariats sont noués pour partager les connaissances et… les coûts de développement. La recherche dans ce domaine se poursuit dans l'automobile et d'autres secteurs qui pourront bénéficier des technologies de conduite autonome comme le ferroviaire, l'aérien et le nautique. Un partage de connaissance essentiel pour avancer dans un domaine aussi complexe et sensible.

Faible visibilité

La réalité d'un véhicule autonome en circulation sur les routes de France semble très lointaine aujourd'hui. Le prochain cap à passer sera celui de la mise en circulation de tels véhicules dans des milieux fermés, type usine, à des routes ouvertes. Le pallier technologique à franchir est conséquent. Les expérimentations menées dans ce domaine semblent caler depuis quelques années, ou tout du moins tourner en rond autour de cas d'usage assez similaires (des voitures qui rencontrent quelques difficultés aux Etats-Unis, et des navettes autonomes qui avancent à 30 km/h en Europe).
Le déploiement de fonctionnalités semi-autonomes, des ADAS de niveau 3 SAE, va se faire progressivement sur plusieurs années. Il est aussi probable que les constructeurs parviennent à proposer des systèmes de conduite autonome sur des zones précises ce qui correspond au niveau 4 SAE. Mais la mise au point d'un véhicule autonome qui puisse rouler à la fois en ville, à la campagne et sur autoroute tout en pouvant franchir des frontières semble aujourd'hui encore assez utopique.

Liens utiles

https://www.usinenouvelle.com/chine/

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À San Francisco, les taxis roulent... sans chauffeur ! - Vidéo

https://www.youtube.com/watch?v=TuraV7eufA4

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Agacés par les taxis autonomes, les habitants de San Francisco ont trouvé une astuce low tech pour arrêter l’invasion - Article

Article de Mallory Delicourt, paru sur Clubic, le 8 juillet 2023.
Des vidéos virales qui circulent sur TikTok semblent démontrer que certains habitants de San Francisco parviennent à bloquer les taxis autonomes avec de simples cônes de signalisation.
L'utilisation de ces véhicules fait largement débat, notamment en raison des problèmes causés ces dernières années.

Vous ne passerez pas !

Les véhicules autonomes font partie des nombreuses évolutions promises pour les déplacements de particuliers, mais la route semble encore longue. À San Francisco, où Waymo et Cruise, respectivement filiales d'Alphabet et de General Motors, ont déployé des flottes de taxis autonomes, les habitants manifestent régulièrement leur opposition à leur présence dans certains quartiers. Il faut dire qu'en raison de nombreux soucis, ces véhicules font régulièrement l'actualité et exaspèrent aussi bien les utilisateurs que les locaux, les automobilistes et les élus.
Sur TikTok, on retrouve de nombreuses vidéos mettant en avant les déboires de ces véhicules autonomes, parfois avec humour, parfois avec beaucoup d'agacement. Mais récemment, une nouvelle forme de résistance semble prendre de l'ampleur. Dans plusieurs posts diffusés, on voit des personnes poser des cônes de signalisation sur le capot des taxis autonomes. Cela poserait de gros soucis aux capteurs et aux caméras des véhicules, qui s'immobiliseraient. Restons prudents malgré tout, car rien ne permet pour le moment de prouver l'efficacité réelle de la démarche.
Le phénomène devient récurrent et trouve visiblement son origine du côté d'un groupe d'activistes antivéhicule autonome se faisant appeler « Safe Street Rebels ». La vidéo la plus consultée cumule plus de 900 000 vues rien que sur Twitter où elle est relayée et fait actuellement le tour du monde. Pour les entreprises faisant rouler ces véhicules, il s'agit d'actes de vandalisme qui encouragent « un comportement dangereux et irrespectueux » et qui démontrent une incompréhension du fonctionnement des taxis autonomes.

Accidents, bouchons, infractions… Les véhicules autonomes font débat

On parle depuis longtemps des véhicules autonomes, mais les phases de test et leur déploiement ne se font pas sans heurts. Dans un premier temps, il y a évidemment eu des ratés et des accidents, mais la technologie s'est rapidement améliorée. Pour prouver que ces véhicules ont leur place en ville, Waymo et Cruise ont mis de nombreux véhicules autonomes sur les routes de San Francisco, avec l'autorisation d'opérer de 22 heures à 6 heures.
En janvier dernier, les élus se sont mobilisés pour alerter le gouvernement fédéral et demander de limiter l'expansion des deux entreprises, qui réclament par ailleurs de pouvoir faire circuler leurs taxis toute la journée. Ils se plaignent de devoir faire face à de nombreux problèmes avec ces véhicules, qui causent parfois d'énormes bouchons, bloquent les transports en commun, se mettent seuls sur le bas-côté en cas de brouillard et gênent l'intervention des services d'urgence.
Du côté de Cruise, on assure que le bilan en matière de sécurité est bon, avec « 3 millions de kilomètres sans conducteur, sans décès ou sans blessures potentiellement mortelles ». Le porte-parole de l'entreprise tente également de minimiser les problèmes causés sur le trafic en rappelant que la flotte propose des trajets gratuits aux travailleurs nocturnes, livre des repas aux plus démunis et récupère les déchets des entreprises locales. Enfin, Cruise rappelle que bloquer les véhicules alors que les personnes déclarent lutter contre l'impact de ces voitures sur le trafic est contradictoire.

Vay rêve de déployer un réseau de taxis téléopérés à distance en Allemagne - Article

Article de Léna Corot dans L'usine digitale paru le 08 septembre 2021 à 18h15Vay, spécialiste du contrôle à distance des véhicules, ambitionne d'être la première start-up à déployer un réseau de taxis sans chauffeur dans des métropoles européennes. Vay a annoncé mardi 7 septembre 2021 vouloir déployer un service commercial opérant sur des routes publiques en Europe dès l'année prochaine.La start-up, qui a levé 30 millions de dollars à l'occasion d'une Série A, a été fondée en septembre 2018 par Thomas von der Ohe, Fabrizio Scelsi, et Bogdan Djukic. Les cofondateurs sont passés auparavant par des entreprises comme Tesla, Google, Waymo, Zoox, Argo, Amazon, Uber ou encore Audi, BMW et Daimler. Cofondateurs qui réfléchissent déjà à d'autres cas d'usage dans la livraison de courses ou de bien, le transport par bus et camion ou encore l'exploitation d'engins dans des mines ou sur des chantiers.La redondance du système de communication "Notre technologie avancée permet à une personne (un télé-conducteur) de conduire à distance un véhicule", explique simplement le CEO Thomas von der Ohe. Les téléopérateurs ont une vision à 360° de l'environnement du véhicule ce qui rend les opérations plus sûre selon la start-up. Côté sécurité, Vay met également en avant la redondance de son système et notamment l'utilisation simultanée de plusieurs réseaux cellulaires.Vay a déjà commencé à opérer des véhicules à Berlin et la start-up pense pouvoir se passer des chauffeurs de sécurité, présents dans ses véhicules, l'année prochaine en raison de ses progrès techniques et de l'évolution de la réglementation. "Notre façon de déployer des véhicules sans conducteur permettra non seulement aux consommateurs de faire l'expérience de la mobilité sans chauffeur plus tôt, mais fournira également une solution hautement évolutive qui peut être intégrée dans chaque voiture", assure Thomas von der Ohe.Vay vise-t-elle le bon marché ? Si la solution développée par Vay semble avoir des intérêts dans certains secteurs, développer un réseau de taxis contrôlés à distance ne semble pas forcément être le meilleur usage. Toutefois, Vay ajoute vouloir utiliser son réseau et les nombreuses données qui en seront issues pour déployer progressivement des fonctionnalités de conduite autonome. Elle se targue également de pouvoir lancer un service de transport de personne à la demande moins coûteux que celui proposé par Uber.Toutefois, contrairement à des start-up ou des entreprises qui planchent sur des véhicules autonomes pour les déployer dans des services de mobilité (Waymo, Zoox, Argo, etc.), Vay sera contrainte d'avoir recours à des téléopérateurs et ne pourra diminuer ce coût. A l'inverse la jeune pousse affirme diminuer le coût du véhicule puisqu'il n'est pas nécessaire de l'équiper d'un Lidar, un capteur coûteux assez largement utilisé pour la conduite autonome.
Vay, spécialiste du contrôle à distance des véhicules, ambitionne d'être la première start-up à déployer un réseau de taxis sans chauffeur dans des métropoles européennes. Vay a annoncé mardi 7 septembre 2021 vouloir déployer un service commercial opérant sur des routes publiques en Europe dès l'année prochaine.
La start-up, qui a levé 30 millions de dollars à l'occasion d'une Série A, a été fondée en septembre 2018 par Thomas von der Ohe, Fabrizio Scelsi, et Bogdan Djukic. Les cofondateurs sont passés auparavant par des entreprises comme Tesla, Google, Waymo, Zoox, Argo, Amazon, Uber ou encore Audi, BMW et Daimler. Cofondateurs qui réfléchissent déjà à d'autres cas d'usage dans la livraison de courses ou de bien, le transport par bus et camion ou encore l'exploitation d'engins dans des mines ou sur des chantiers.
La redondance du système de communication"Notre technologie avancée permet à une personne (un télé-conducteur) de conduire à distance un véhicule", explique simplement le CEO Thomas von der Ohe. Les téléopérateurs ont une vision à 360° de l'environnement du véhicule ce qui rend les opérations plus sûre selon la start-up. Côté sécurité, Vay met également en avant la redondance de son système et notamment l'utilisation simultanée de plusieurs réseaux cellulaires.
Vay a déjà commencé à opérer des véhicules à Berlin et la start-up pense pouvoir se passer des chauffeurs de sécurité, présents dans ses véhicules, l'année prochaine en raison de ses progrès techniques et de l'évolution de la réglementation."Notre façon de déployer des véhicules sans conducteur permettra non seulement aux consommateurs de faire l'expérience de la mobilité sans chauffeur plus tôt, mais fournira également une solution hautement évolutive qui peut être intégrée dans chaque voiture", assure Thomas von der Ohe.
Vay vise-t-elle le bon marché ?
 Si la solution développée par Vay semble avoir des intérêts dans certains secteurs, développer un réseau de taxis contrôlés à distance ne semble pas forcément être le meilleur usage. Toutefois, Vay ajoute vouloir utiliser son réseau et les nombreuses données qui en seront issues pour déployer progressivement des fonctionnalités de conduite autonome. Elle se targue également de pouvoir lancer un service de transport de personne à la demande moins coûteux que celui proposé par Uber.
Toutefois, contrairement à des start-up ou des entreprises qui planchent sur des véhicules autonomes pour les déployer dans des services de mobilité (Waymo, Zoox, Argo, etc.), Vay sera contrainte d'avoir recours à des téléopérateurs et ne pourra diminuer ce coût. A l'inverse la jeune pousse affirme diminuer le coût du véhicule puisqu'il n'est pas nécessaire de l'équiper d'un Lidar, un capteur coûteux assez largement utilisé pour la conduite autonome.