Un premier traitement dans l'appareil
Dans l'appareil photo numérique, le capteur reçoit la lumière. À sa surface, les photosites mesurent soit de la lumière rouge, soit de la lumière verte, soit de la lumière bleue à travers la matrice de Bayer.
Les photosites émettent alors des signaux électriques qui sont aussitôt traduits en données numériques. Le traitement commence alors dans l'appareil afin de produire une photographie numérique de qualité.
La première étape consiste à utiliser les informations provenant des photosites "rouges", "verts" et "bleus". Chaque pixel de l'image, qui contient trois données (la couleur verte, la couleur rouge et la couleur bleue) sera construit à partir des informations issues de plusieurs photosites.
Puis le microprocesseur de l'appareil corrige la lumière et le contraste de l'image. Il ajuste la balance des blancs, c'est-à-dire la teinte globale de l'image (plutôt vers le rouge, "chaude" ou plutôt vers le bleu, "froide").
L'objectif provoque parfois des déformations optiques, comme des distorsions géométriques ou des aberrations chromatiques. Le microprocesseur corrige certaines de ces déformations en rectifiant les pixels de l'image à l'aide de calculs complexes.
Des signaux électriques parasites peuvent provoquer l'apparition de petits points sur les images, que l'on appelle du "bruit". Il existe des algorithmes de réduction de ce bruit, sans toutefois l'éliminer tout à fait.
Certains appareils capturent plusieurs photographies dans un temps très court pour construire une seule image, de meilleure qualité. Là aussi, les traitements mathématiques peuvent être complexes.
L'appareil réalise donc un nombre de traitements assez important, avant même que l'image ne soit mise à disposition de l'utilisateur.
La retouche d'image a posteriori
L'utilisateur peut corriger l'image produite par l'appareil en agissant sur certains paramètres depuis un téléphone portable ou un ordinateur. Des logiciels permettent en effet d'appliquer différents types de retouche. En voici quelques exemples.
- Le recadrage permet d'ajuster les dimensions et l'orientation de la photographie pour obtenir la composition souhaitée.
- La correction de l'exposition : si la photo est surexposée (trop lumineuse) ou sous-exposée (trop sombre), le photographe peut ajuster les niveaux de luminosité, de contraste et la tonalité pour obtenir une exposition équilibrée.
- Le réglage des couleurs : l'utilisateur peut modifier la saturation, la balance des blancs ou les teintes de la photographie pour obtenir des couleurs plus ou moins vives, ou pour créer une atmosphère particulière.
- L'ajustement de la netteté : on peut améliorer les détails et la clarté de l'image en accentuant les contours et en réduisant (un peu) les flous.
- Les effets artistiques : le photographe peut appliquer divers effets artistiques tels des filtres, des textures ou des superpositions qui donneront une apparence particulière à la photographie.
Des retouches plus élaborées : les trucages et photomontages
Des logiciels permettent de transformer certaines parties de l'image. On peut par exemple :
- adapter l'aspect d'un visage en éliminant des boutons, des cicatrices ou des rougeurs ;
- modifier un arrière-plan, supprimer des objets que l'on ne souhaite pas faire apparaître sur la photo ;
- restaurer des photos anciennes en effaçant des traces d'usure de la photo, des rayures ou autres taches ;
- coloriser une photographie noir et blanc, en connaissant ou en devinant la couleur des éléments de la photographie d'origine ;
- faire subir des transformations géométriques à la photographie ;
- superposer plusieurs photographies ;
- créer des effets spéciaux, comme un flou artificiel, de mise au point ou de mouvement ;
- atténuer l'effet "yeux rouges" produit par l'utilisation de certains flashs lors de la capture d'un portrait ;
- superposer un texte sur une photographie pour la légender ;
- créer un montage photo en combinant plusieurs images pour créer une composition finale.