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Modéliser la sélection naturelle - Exercice corrigé

Il est possible de modéliser la dérive génétique, soit sous la forme d’un modèle analogique, soit sous...

Sommaire

Contexte et consigneDoc. 1 Matériel à utiliserDoc 2. Rappel du protocole de modélisation de la dérive génétiqueCorrectionUn exemple de résultat

Contexte et consigne

Il est possible de modéliser la dérive génétique, soit sous la forme d’un modèle analogique, soit sous la forme d’un modèle numérique.
Consigne
En utilisant le même matériel que le modèle analogique de la dérive génétique, proposer un protocole qui permettrait de modéliser la sélection naturelle.
On rappelle que la sélection naturelle apporte un avantage pour la reproduction aux individus possédant un caractère favorable à leur survie dans un milieu donné.

Doc. 1 Matériel à utiliser

Des boules de couleur et un dé à jouer.

Doc 2. Rappel du protocole de modélisation de la dérive génétique

Étapes de la mise en œuvre
1.Constituer au hasard la population de départ. Pour cela, tirer, au hasard et sans regarder, 4 boules.
2.Réaliser une première génération : pour chacune des 4 boules, lancer le dé et apporter à la population autant d’individus que le chiffre du dé. Noter le résultat, soit le nombre de boules de chaque couleur. Placer dans une boîte l’ensemble des boules obtenues par le lancer du dé.
3.Réaliser deux autres générations en utilisant les boules obtenues à la génération précédente.

Correction

La mise en œuvre du modèle analogique doit se faire de la même façon que pour la dérive génétique. Il faut seulement considérer qu’un des caractères phénotypiques, c’est-à-dire une des couleurs, est avantageux.
Ainsi, le chiffre obtenu avec le dé à jouer pour la couleur avantageuse sera augmenté de 1. Cela permettra de simuler un avantage reproductif comme dans la sélection naturelle.
Un autre caractère (couleur) sera un phénotype neutre, aucun chiffre ne sera ajouté au nombre obtenu par le dé.
Les essais peuvent montrer que le caractère avantageux est souvent en plus grand nombre au bout de quelques générations. Il peut cependant arriver que cela ne se produise pas, car l’effet conjugué de la dérive génétique et de la sélection naturelle ne permet pas systématiquement l’émergence du caractère. Cela montre qu’un seul essai du modèle peut ne pas être significatif et qu’il doit être reproduit.

Un exemple de résultat