En s’appuyant sur l’origine des « cheminées de fée » de Théus dans les Hautes-Alpes, expliquer l’origine des orgues d’Ille-sur-Tet dans les Pyrénées Orientales.
Doc. Les demoiselles coiffées
Les « demoiselles coiffées », plus souvent connues sous le nom de « cheminées de fée », correspondent à des sortes de grandes colonnes naturelles faites de roches friables et dont le sommet est constitué d’une roche plus résistante aux effets de l’érosion. À Théus, Hautes-Alpes, les demoiselles coiffées sont si nombreuses qu’on appelle le site où elles abondent la « salle de bal des demoiselles coiffées ».
Correction
L’érosion est bien à l’origine de l’étonnant paysage des orgues d’Ille-sur-Têt. On constate en effet la présence au sommet des orgues, comme c’est le cas à Théus au sommet des demoiselles coiffées, de blocs de roche apparemment plus résistants à l’érosion que la roche qui les porte. Ce bloc a pour effet de protéger de l’érosion, due notamment aux précipitations, la roche tendre située en dessous : il agit comme un parapluie. Avec le temps, l’érosion forme une colonne ou, si elles restent groupées, des orgues.
Remarque: ces colonnes sont cependant fragiles en raison de leur hauteur et de la charge de la coiffe qui ne manquera pas de chuter. Ce qui reste de la colonne, alors sans protection, subit l’érosion à son tour et ne tardera pas à se fondre dans le paysage.