En appliquant le principe d’actualisme, expliquer, à l’aide des documents, la présence du « Gros Caillou » dans le quartier de la Croix-Rousse à Lyon.
Doc. 3 Le rôle des glaciers dans l’érosion
L’érosion des sommets entraîne la chute de blocs parfois très volumineux sur le glacier. Le fluage du glacier vers l’aval déplace les blocs jusqu’au front du glacier, où ils se déposent en s’intégrant dans la moraine terminale après avoir « erré » sur des distances pouvant être très importantes.
Doc. 4 Extension des glaciers lors des deux dernières glaciations
Carte géologique de la région de Lyon montrant la position des fronts des glaciers alpins aux deux dernières glaciations : le Riss (de –370 000 ans à –130 000 ans) et le Würm (de –115 000 ans à –11 700 ans).
Corrigé
Le doc. 1 présente un étrange bloc de roche dans le quartier de la Croix-Rousse à Lyon, dont on ne trouve d’équivalent qu’à 175 km de là. Les docs. 2 et 3 nous apprennent qu’actuellement d’énormes blocs de roches peuvent être transportés « sur le dos » des glaciers sur de grandes distances : une forme d’érosion spectaculaire, encore due à l’eau, dans ce cas à l’état solide. Enfin, la carte du doc. 4 présente la position des fronts de glaciers du passé aux maximums glaciaires des deux dernières glaciations du Riss et du Würm ainsi que la position du gros caillou à Lyon.
On comprend alors, en appliquant le principe d’actualisme qui postule que les lois régissant les phénomènes géologiques actuels étaient également valables dans le passé, que c’est lors de la glaciation du Riss que le Gros Caillou a été transporté sur 175 km jusque sur la zone de Lyon, puis déposé lors du réchauffement climatique qui a suivi cette glaciation lorsque le front du glacier a reculé vers l’amont.