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2. La gestion des risques liés à l’érosion

La ville ancienne d’Ault occupait dès le XIVᵉ siècle une partie de la plage au pied de falaises, qui...

Sommaire

Contexte et problématiqueQuestionnement ouvertQuestionnement guidé
Savoir-faireMesurer la vitesse de recul d’une falaise avec Géoportail - Vidéo (7:10)Mettre en relation des informations à partir de documents et de connaissances pour résoudre un problème
Bilan et exercicesActivité humaine, érosion et risques associésLes risques liés à l’érosion - Mots croisés

Bilan et exercices

Activité humaine, érosion et risques associés

La ville d’Ault est mise en danger par un aléa géologique : l’érosion de la falaise et son recul. Cet aléa a pour origine l’altération de la craie sous l’action des précipitations (action chimique), du gel et du dégel ainsi que de l’apport de sel par les embruns (actions mécaniques). Les vagues sont aussi responsables de l’altération de la craie, d’autant plus que les humains exploitent les galets de silex situés en pied de falaise, galets formant une digue naturelle contre les vagues.
Le risque est caractérisé par la combinaison d’un aléa et de la vulnérabilité d’un enjeu : les enjeux à Ault sont la population et son habitat. La zone non constructible définie par le PPRn de 2013 montre qu’aucune construction n’aurait dû être réalisée dans les zones actuellement habitées ! Le risque est d’autant plus important à Ault que la vitesse du recul de la falaise est impressionnante : le retrait moyen entre 1950-1965 et 2021 est approximativement de 14 m, soit 2 millions de m³ de craie qui se seraient éboulés sur la seule zone d’Ault.
Face au risque encouru par Ault, des aménagements ont été conçus. Depuis le XIXᵉ siècle, on a cherché à limiter l’action des vagues en construisant des digues qui ont été rapidement détruites, puis des épis censés maintenir le cordon de galets protecteurs en place au pied de la falaise, en vain. À la fin du XXᵉ siècle, des mesures de plus grande ampleur ont été prises. En 1981 débutent les constructions destinées à protéger un peu moins de 1 km de falaise, entre Ault et Onival : remblai de craie au pied de la falaise doublé d’un enrochement pour protéger la paroi, console de béton (« casquette ») sur le bord de la falaise et canalisation des eaux de précipitation pour tenter de limiter l’érosion.
L’activité humaine peut limiter ou favoriser l’érosion, entraînant des risques importants dans certaines zones du globe. Des mesures d’aménagement spécifiques peuvent limiter les risques encourus par les populations humaines.

Les risques liés à l’érosion - Mots croisés


Contexte et problématique

La ville ancienne d’Ault occupait dès le XIVᵉ siècle une partie de la plage au pied de falaises, qui comportait un port et une église. Il existait ainsi une ville haute et une ville basse. Au milieu du XVIIIe siècle, la ville basse est abandonnée à la suite des submersions répétées et aux éboulements des falaises. Victor Hugo, dans sa lettre de 1837 à Adèle Fourcher, décrit cette migration du village du bas des falaises vers les hauteurs :
« Il y a cent cinquante ans, c’était un bien plus grand village qui avait sa partie basse abritée par une falaise au bord de la mer. Mais un jour la colonne de flots qui descend la Manche s’est appuyée si violemment sur cette falaise qu’elle l’a fait ployer. La falaise s’est rompue et le village a été englouti. Il n’était resté debout dans l’inondation qu’une halle et une vieille église dont on voyait encore le clocher battu des marées quelques années avant la Révolution. [...] L’océan a eu des vagues pour chaque pierre ; le flux et le reflux ont tout usé, et le clocher qui avait arrêté des nuages n’accroche même plus aujourd’hui la quille d’une barque. »
Victor Hugo,Œuvres complètes. En voyage, tome II, texte établi par G. Simon, Librairie Ollendorff, 1910 (pp. 136-145).
Cette histoire ancienne se poursuit aujourd’hui.
Comment expliquer les risques liés à l’érosion de la falaise d’Ault et quelles sont les actions de prévention mises en œuvre pour les limiter ?

Questionnement ouvert

À l’aide des documents proposés, caractériser le risque lié au recul des falaises à Ault en identifiant l’aléa et les enjeux dans cette zone. Indiquer les actions de prévention mises en œuvre pour faire face à ce recul.
On attend notamment une quantification du recul de la falaise.
Liste des documents
Doc. 1 L’érosion de la falaise
Doc. 2 Définition du risque pour la ville d’Ault
Doc. 3 Cartographie de l’aléa et des enjeux
Doc. 4 Vitesse de l’érosion de la falaise d’Ault
Doc. 5 Les aménagements destinés à limiter la vulnérabilité de la ville d’Ault

Questionnement guidé

1.Identifier d’après le doc. 1 l’aléa dangereux pour la ville d’Ault ainsi que les facteurs qui sont responsables – qui contrôlent – cet aléa.
2.Identifier dans les docs. 2 et 3 les enjeux, puis, en lien avec la réponse à la question 1, caractériser le risque encouru par la ville d’Ault.
3.Pour quantifier le risque, indiquer en utilisant le doc. 4 la vitesse du recul de la falaise à Ault.
4.Présenter les actions de prévention passées et actuelles mises en place pour limiter le risque encouru.
5.Rédiger un court texte conclusif démontrant que les activités humaines peuvent dans certains cas favoriser et dans d’autres limiter les risques liés à l’érosion.
Liste des documents
Doc. 1 L’érosion de la falaise
Doc. 2 Définition du risque pour la ville d’Ault
Doc. 3 Cartographie de l’aléa et des enjeux
Doc. 4 Vitesse de l’érosion de la falaise d’Ault
Doc. 5 Les aménagements destinés à limiter la vulnérabilité de la ville d’Ault

Savoir-faire

Mesurer la vitesse de recul d’une falaise avec Géoportail - Vidéo (7:10)

Mettre en relation des informations à partir de documents et de connaissances pour résoudre un problème

Ce que cela signifie
Faire le lien entre diverses informations utiles prélevées dans des documents et les interpréter à l’aide de ses connaissances pour résoudre le problème scientifique posé.
Comment je dois le faire
1.Je recense (souligne, surligne) et j’extrais (relève, note) les informations utiles, document par document, en me demandant si telle ou telle information permet de répondre au problème ou non.
2.J’interprète les informations relevées avec mes connaissances pour expliquer les phénomènes décrits dans les documents.
3.J’organise en les regroupant dans un paragraphe les informations interprétées qui traitent du même élément d’explication (sans oublier de citer les numéros des documents associés pour cet élément) et j’exploite ces informations en reliant les différents éléments d’explication pour proposer une réponse au problème posé.
Ce que l’on attend de moi
  • J’ai relevé toutes les informations utiles.
  • Ces informations sont correctement interprétées à l’aide de mes connaissances scientifiques.
  • Les informations interprétées sont reliées avec pertinence pour résoudre le problème.