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1. Méthodes chimiques pour contrôler la procréation

Comme d’autres fonctions, la reproduction est contrôlée par des hormones, dont les hormones sexuelles...

Sommaire

Contexte et problématiqueQuestionnement ouvertQuestionnement guidé
DocumentsDoc. 1 Contrôle du fonctionnement des appareils reproducteurs féminins et masculinsDoc. 2 La contraception hormonale féminineDoc. 4 Conséquences de la prise d’hormones sur le cycle fémininDoc. 5 Contraception d’urgence et contragestionDoc. 6 La contraception hormonale masculineLiens utiles
Savoir-faireUtiliser le logiciel Libmol pour découvrir l’effet des progestatifsLiens utiles
Bilan et exercicesLes méthodes chimiques pour limiter la procréationHormones et contraception - QCM

Contexte et problématique

Comme d’autres fonctions, la reproduction est contrôlée par des hormones, dont les hormones sexuelles (testostérone, œstrogènes et progestérone). Afin de maîtriser sa procréation, l’humain développe des méthodes s’appuyant sur l’action chimique naturelle de ces hormones.
Comment les connaissances scientifiques sur l’action des hormones permettent-elles de développer des méthodes de contrôle de la procréation ?

Questionnement ouvert

À l’aide des divers documents et de vos connaissances sur la procréation humaine et le rôle des hormones, montrer comment les connaissances scientifiques permettent de développer des méthodes chimiques hormonales afin d’éviter une grossesse.
Liste des documents
Doc. 1 Contrôle du fonctionnement des appareils reproducteurs féminins et masculins
Doc. 2 La contraception hormonale féminine
Doc. 3 La progestérone et les progestatifs
Doc. 4 Conséquences de la prise d’hormones sur le cycle féminin
Doc. 5 Contraception d’urgence et contragestion
Doc 6 La contraception hormonale masculine

Questionnement guidé

1.Décrire l’action des hormones sur l’ovulation, l’endomètre et le déclenchement des règles, ainsi que sur la production de spermatozoïdes.
2.Comparer la molécule de progestatif (pilule contraceptive) à la molécule de la progestérone à l’aide du logiciel LibMol pour comprendre leur mode d’action.
3.Expliquer pourquoi on dit que les molécules contenues dans les pilules contraceptives « leurrent » le système de contrôle hormonal de la fonction de reproduction.
Remarque: un leurre chimique est une molécule qui ressemble à une autre et induit la même action sur les cellules/organes.
4.Montrer que la pilule contraceptive féminine permet de contrôler le cycle féminin.
5.Expliquer comment les méthodes chimiques d’urgence permettent d’éviter une grossesse non désirée.
6.Montrer comment les recherches utilisent les connaissances sur la production des spermatozoïdes pour développer une pilule hormonale masculine.
Liste des documents
Doc. 1 Contrôle du fonctionnement des appareils reproducteurs féminins et masculins
Doc. 2 La contraception hormonale féminine
Doc. 3 La progestérone et les progestatifs
Doc. 4 Conséquences de la prise d’hormones sur le cycle féminin
Doc. 5 Contraception d’urgence et contragestion
Doc 6 La contraception hormonale masculine

Documents

Doc. 1 Contrôle du fonctionnement des appareils reproducteurs féminins et masculins

Doc. 2 La contraception hormonale féminine

Les pilules contraceptives féminines sont des médicaments contenant, pour une partie, des molécules proches de la progestérone et des œstrogènes. Ces molécules de synthèse ne sont pas produites par l’organisme, mais peuvent agir sur ce dernier (on parle aussi de molécules exogènes). Ces molécules ont des propriétés en partie similaires aux molécules produites naturellement. La prise de ces pilules permet de maintenir une concentration constante de ces molécules dans le sang.
Elles « doivent être prises tous les jours à heure fixe pendant 21 jours s’il s’agit d’une plaquette de 21 comprimés. La femme attend ensuite 7 jours avant d’en recommencer une nouvelle. S’il s’agit d’une plaquette de 28 comprimés (comprenant des comprimés placebo sans hormone), la femme doit prendre sa pilule tous les jours à heure fixe sans interruption. Le retard de prise ne doit pas dépasser 12 heures. » (Source :ministère du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles)
Bien qu’efficace en matière de contrôle de la reproduction, la pilule reste une méthode qui peut être contraignante et présente encore des effets secondaires, même si ceux-ci sont de moins en moins nombreux.
D’autres moyens de contraception hormonaux féminins existent : patch, implant, dispositif intra-utérin, etc.

Doc. 4 Conséquences de la prise d’hormones sur le cycle féminin

Une pilule œstroprogestative contient des molécules exogènes agissant comme les œstrogènes et la progestérone.
Les hémorragies de privation sont des saignements provenant de l’utérus dus à une chute de la concentration d’hormones dans le sang. Ce ne sont pas de vraies règles.

Doc. 5 Contraception d’urgence et contragestion

La pilule de contraception d’urgence contient une molécule, qui peut être la RU486 (mifépristone) ou le lévonorgestrel. Ces molécules sont dites exogènes et simulent l’action d’une autre molécule. On dit qu’elles agissent comme un leurre. Elles bloquent l’action de la progestérone.
La pilule de contraception d’urgence (aussi appelée pilule du lendemain) doit être prise dans les 72 heures après un rapport à risque de grossesse.
Ces mêmes molécules, prises plus tard, ont un effet contragestif (empêchant la gestation) et sont aussi utilisées lors d’IVG (interruptions volontaires de grossesse) médicamenteuses.
Les IVG médicamenteuses peuvent être pratiquées jusqu’à 9 semaines après les dernières règles.

Doc. 6 La contraception hormonale masculine

Zoom sur les approches hormonales
« [...] De leur côté, les hommes produisent des milliers de spermatozoïdes en permanence. Ce qui signifie qu’il faut trouver un mécanisme capable de tous les neutraliser en permanence. Par ailleurs, tout comme son homologue féminine, la pilule contraceptive masculine doit être facile à prendre, son action, réversible (ne pas affecter la fertilité), et ses effets secondaires, raisonnables.
Une première approche, hormonale, a fait l’objet de plusieurs études. L’idée, comme pour la pilule féminine, est de jouer sur les hormones qui contrôlent la fabrication des gamètes. Chez l’homme, il s’agirait notamment d’administrer une dose hormonale exogène (généralement progestérone + testostérone) afin de faire baisser le taux de testostérone dans les testicules et de diminuer, voire supprimer, la production des spermatozoïdes.
En tout, huit essais cliniques pour tester l’efficacité de ce type de contraceptif ont été menés avec près de 2 000 participants. Les résultats ont indiqué que ces contraceptifs présentent une efficacité similaire à celle des contraceptifs hormonaux féminins, peu d’effets secondaires et un processus réversible. Un gros bémol toutefois : il est nécessaire de patienter quelques mois après avoir commencé à prendre cette pilule pour constater ses effets contraceptifs, mais aussi d’attendre quelques mois après son arrêt pour les voir se dissiper.
Par ailleurs, l’un des axes actuels de la recherche concerne les modes d’administration des contraceptifs hormonaux. En effet, ceux qui ont été testés reposent sur des injections réalisées périodiquement. Une contrainte majeure si l’on espère généraliser leur usage en "vie réelle". Un essai clinique pour tester un contraceptif hormonal sous la forme de gel est en cours. En revanche, il a jusqu’ici été difficile de développer des contraceptifs oraux, qui pourraient être pris sous la forme d’un comprimé d’hormones stéroïdiennes, notamment parce que la prise d’hormones sous cette forme s’avère toxique pour le foie. Certaines équipes de recherche tentent de lever ce frein, avec des résultats mitigés pour le moment. »
Source : « Vers la pilule masculine, vraiment ? », Inserm, 29 août 2022,https://presse.inserm.fr/canal-detox/vers-la-pilule-masculine-vraiment/.

Liens utiles

https://presse.inserm.fr/canal-detox/vers-la-pilule-masculine-vraiment

https://presse.inserm.fr/canal-detox/vers-la-pilule-masculine-vraiment

Savoir-faire

Utiliser le logiciel Libmol pour découvrir l’effet des progestatifs

1.Ouvrir le logiciel :https://libmol.org.
2.Dans l’onglet Fichiers, rechercher dans la librairie de molécules « La progestérone et son récepteur (dimère*) ».
3.Dans « Commandes », choisir de « Colorer » par « Nature ».
Le récepteur à la progestérone apparaît en violet. La progestérone apparaît en jaune.
On peut identifier que la progestérone est incluse dans le récepteur, elle y est fixée et son action peut donc s’exercer.
4.Dans l’onglet Fichiers, rechercher dans la librairie de molécules « Progestatif et récepteur de la progestérone ».
5.Dans « Commandes », choisir de « Colorer » par « Nature ».
Le récepteur apparaît en violet et le progestatif apparaît en jaune.
6.Comparer les localisations des progestatifs et de la progestérone afin de déduire l’action d’un progestatif.
7.Les mêmes actions peuvent être réalisées avec les molécules « RU486 en complexe avec le récepteur de la progestérone ».
* Un dimère, ici, signifie que l’on visualise deux récepteurs à la progestérone.

Liens utiles

https://libmol.org

https://libmol.org

Bilan et exercices

Les méthodes chimiques pour limiter la procréation

Le fonctionnement de l’appareil reproducteur repose sur un dispositif neuroendocrinien faisant intervenir l’hypothalamus, l’hypophyse et les organes sexuels.
Les recherches scientifiques ont permis de comprendre de manière de plus en plus précise l’action deshormones naturelles endogènes(testostérone, œstrogènes, progestérone) qui contrôlent les fonctions de reproduction humaine.
Ces connaissances ont permis (et permettront) progressivement la mise au point demolécules de synthèse exogènes(levonorgestrel, etc.) qui, enleurrant le système de contrôle hormonaldes fonctions de reproduction, permettent de maîtriser son fonctionnement avec de moins en moins d’effets secondaires.

Hormones et contraception - QCM