Leonora Carrington (1917-2011), artiste britannique farouchement libre et anticonformiste, ne voulait pas de ce statut de muse comme elle l'écrivait : « Je n'ai pas eu le temps d'être la muse de qui que ce soit... J'étais trop occupée à me rebeller contre ma famille et à apprendre à être une artiste », ou encoreLee Miller (1907-1977), artiste américaine qui exprimait aussi cette idée : « Je préférerais prendre une photo que d'en être une. » Par leurs œuvres, elles ont subverti l'idéalisation surréaliste de la « femme-muse », en détournant la fétichisation de leur corps, comme l'œuvre « Maîtresse » de 1995, de Mimi Parent (1924-2005) – audacieuse et singulière artiste fidèle au surréalisme durant toute son existence –, sorte de fouet sadomasochiste, s'appuyant sur le jeu de mots « maîtresse/mes tresses ».