Le paon est un oiseau chez lequel on observe un dimorphisme sexuel important. Le mâle possède une longue queue, composée de plumes très colorées et comportant des taches rondes également colorées. La femelle est beaucoup plus discrète, moins colorée et elle ne possède pas la longue traîne de plumes qui caractérise les mâles. Les longues plumes colorées qui constituent la queue du mâle ne semblent pas être un avantage évolutif, car elles représentent un caractère visible par les prédateurs.
On peut donc se demander quel mécanisme peut expliquer le maintien de cette caractéristique chez les mâles et ainsi l’origine du dimorphisme sexuel.
Consigne
En utilisant l’ensemble des informations apportées par les documents et vos connaissances, expliquer l’origine du dimorphisme sexuel chez cet oiseau.
Doc. 2 Étude de l’influence du nombre d’ocelles
Chaque mesure est représentée par un point. La moyenne est modélisée par une droite (en bleu).
Correction
Chez le paon, il existe un dimorphisme sexuel, c’est-à-dire que les mâles possèdent des caractères qui n’existent pas chez la femelle. Les mâles ont une longue queue constituée de longues plumes colorées. Il y a également des taches rondes colorées appelées des ocelles (doc. 1).
Plus les paons mâles ont une longue queue colorée et plus ils ont d’ocelles, plus ils ont de partenaires sexuels (doc. 2). Un mâle possédant entre 142 et 148 ocelles a 1 seul partenaire sexuel alors qu’un mâle possédant environ 162 ocelles a 8 partenaires sexuels. Ainsi, plus un mâle possède d’ocelles, plus il a de chances d’être choisi par la femelle pour la reproduction. Cet avantage pour le rapprochement des partenaires sexuels est appelé la sélection sexuelle.
Si les mâles ont davantage de partenaires sexuels, ils transmettent davantage l’allèle qui favorise une longue queue avec un nombre plus élevé d’ocelles à la génération suivante. Même si le caractère « longue queue avec nombreux ocelles » est un désavantage par rapport aux prédateurs, il apporte un avantage reproductif par sélection sexuelle. Le dimorphisme sexuel peut donc s’expliquer par un mécanisme de sélection sexuelle.