Bartolomé de Las Casas défend les Amérindiens lors de la controverse de Valladolid. Il est convaincu de l'innocence d'une population à convertir.
Dénonciation de la violence des conquistadors qui n'agissent pas selon la foi catholique. La violence est vue comme une punition divine qui s'abat sur les Européens.
Conséquences de la colonisation : la mortalité des Amérindiens, qui s'explique par la violence mais aussi par le choc microbien.
La première mondialisation - Analyse de document corrigée
Selon le texte, la première mondialisation au XVIeet XVIIesiècle est caractérisée par un échange intense de marchandises entre les pays d'Europe et les colonies américaines.
L'Espagne apparaît comme un acteur majeur : le pays fait le lien entre l'Europe et l'Amérique.
On observe le fonctionnement de cette première mondialisation : l'Europe est à la fois un bassin de consommation des produits américains et l'espace de production manufacturière. Les Amériques produisent des matériaux bruts (or, argent, etc.). Il existe donc déjà une forme de spécialisation des territoires dans la production mondiale.
Ce système permet un fort enrichissement, notamment de l'empire espagnol.
L'esclavage et l'exploitation de l'or et de l'argent en Amérique - Analyse de documents corrigée
L'exploitation de l'or et de l'argent en Amérique, au XVIesiècle, est caractérisée par une exploitation intensive des populations indigènes. Les Espagnols, qui ont conquis le continent, ont mis en place un système de travail forcé pénible pour extraire ces métaux précieux.
Les Indiens, considérés comme des sujets coloniaux, sont contraints de travailler dans les mines d'or et d'argent, souvent pendant des périodes prolongées, sans répit ni compensation adéquate. Selon Bartolomé de Las Casas, ils sont soumis à des conditions de travail inhumaines, avec des périodes de travail de cinq mois suivies de quarante jours de "repos", pendant lesquels ils doivent cultiver la terre pour se nourrir. Cependant, ces conditions sont loin d'être respectées, et les Indiens meurent souvent dans les mines ou dans les bois et les rivières, épuisés et affamés.
Pour pallier la pénurie de main-d'œuvre, les Espagnols ont également recours à l'esclavage. Francisco de Anuncibay, dans sa lettre à Philippe II, propose d'importer des esclaves noirs pour exploiter les richesses de la province de Popayan, en Colombie actuelle. Les esclaves noirs sont considérés comme une main-d'œuvre plus résistante et plus fiable que les Indiens, qui sont considérés comme trop faibles et trop malades pour travailler dans les mines.
Ce système d'exploitation, qui combine travail forcé, esclavage et exploitation des ressources naturelles, participe à la première mondialisation en permettant aux puissances coloniales de s'enrichir aux dépens des populations indigènes et des esclaves. Les richesses extraites de l'Amérique sont ensuite exportées vers l'Europe, où elles alimentent la croissance économique et financière des puissances coloniales.