Lors d’une guerre, le front désigne la ligne de contact entre deux armées qui s’affrontent et où les combats sont les plus violents.
Pendant la Première Guerre mondiale, les fronts se situent en Europe occidentale et en Europe orientale. Des fronts africains et asiatiques existent également, conséquence des alliances entre les pays protagonistes du conflit.
Remarque : on parle ici du front de l’avant pour le distinguer des autres fronts qui sont étudiés dans les deux autres chapitres de ce thème.
Guerre de mouvement
La guerre de mouvement apparaît pendant la Première Guerre mondiale. Elle consiste à utiliser des tactiques et des stratégies visant à déstabiliser et à perturber l’adversaire en utilisant des mouvements rapides et imprévisibles, plutôt que de se battre dans des positions fixes et défensives. L’objectif est de concentrer les forces militaires sur un point faible de l’adversaire.
L’armée allemande, notamment dirigée par le général Erich Ludendorff, l’applique pour encercler les armées adverses. La bataille de la Marne en est un exemple.
Guerre de position
La guerre de position caractérise les batailles de Verdun et de la Somme. Elle relève de la stratégie défensive pour occuper et tenir des positions fortifiées ou des tranchées afin de résister à l’attaque ennemie.
La guerre de position répond à l’échec de la guerre de mouvement dès la fin de l’année 1914.
Guerre d’usure
La guerre d’usure naît de l’enlisement des armées dans les tranchées dès la fin de l’année 1914.
Le front, en se fixant, conduit les armées qui se font face à chercher à briser la résistance et le moral des soldats de la tranchée adverse par des bombardements nuit comme jour, des phases d’arrêt suivies de fortes reprises.
Les batailles de Verdun et de la Somme en 1916 en sont des exemples.