La stratégie britannique pour vaincre la Turquie
« Il ne faut pas s’attendre à une invasion victorieuse de l’Allemagne par la Russie avant des mois. [...] Les lignes franco-britanniques de l’ouest sont très solides et ne sauraient être tournées. [...] Le point essentiel et le seul où nous puissions nous emparer de l’initiative et la conserver, c’est dans la presqu'île des Balkans. Avec la coopération voulue entre l’armée et la marine et les forces dont nous disposons, nous sommes assurés de prendre Istanbul avant la fin de mars et de capturer et de détruire toutes les forces turques d’Europe. [...] L’effet sera décisif dans tous les Balkans. La Turquie sera éliminée en tant que facteur militaire. [...] Si les opérations navales n’ont pas réussi à cette date, elles pourront servir à attaquer la presqu’île de Gallipoli et faire en sorte que la flotte puisse passer. »
Winston Churchill, 26 février 1915, devant le Conseil de guerre.
La bataille des Dardanelles - Carte
Les conditions des combats
Les Alliés débarquent sur les plages de la péninsule alors que les Turcs les attendent depuis les collines.
« Il y a des milliers de morts sur le terrain, ces morts sont des légionnaires, des Anglais ou Australiens, des Zouaves ou des Sénégalais. Les milliers de cadavres qui pourrissent en plein air, à quelques mètres des tranchées, vont amener une épidémie de choléra. Il est impossible d’enterrer les morts car les Turcs descendent avec une incroyable précision tout ce qui s’expose. Ce n’est pas une guerre, c’est une boucherie. »
Témoignage recueilli parLa Revue(publication suisse), 25 juin 1915.