La lutte des Grecs pour l’indépendance - Chronologie
Les Ottomans, turcs musulmans, ont conquis la Grèce et les Balkans aux XIVe et XVe siècles. Les Grecs sont de religion chrétienne-orthodoxe.
1821 : sous l’impulsion du clergé grec et en particulier de l’évêque de Patras, la population grecque se révolte contre les autorités ottomanes.
Janvier 1822 : les Grecs déclarent leur indépendance.
Avril 1822 : les Ottomans massacrent environ 25 000 Grecs à Chios, sur ordre de Mahmoud II. Cette répression émeut l’Europe et ses monarques. Ceux-ci étaient pourtant hostiles à l’indépendance des peuples dans la lignée du congrès de Vienne.
Octobre 1827 : l’alliance anglo-franco-russe l’emporte sur mer face à la flotte turco-égyptienne.
14 septembre 1829 : le sultan reconnaît l’indépendance de la Grèce par le traité d’Andrinople.
2 février 1830 : l’indépendance de la Grèce est effective.
La guerre d’indépendance en Grèce - Vidéo
La guerre d’indépendance en Grèce vue par Delacroix - Site
Chateaubriand, Notes sur la Grèce
En tant que ministre des Affaires étrangères de la France entre 1822 et 1824, François-René de Chateaubriand soutient la cause des Grecs. Il relaie ses idées à la Chambre des pairs, auprès du roi Louis XVIII et dans le Comité philhellénique de Paris.
« Notre siècle verra-t-il des hordes de sauvages étouffer la civilisation renaissante dans le tombeau d’un peuple qui a civilisé la terre ? La chrétienté laissera-t-elle les Turcs égorger des chrétiens ? [...]
Quant à la nation grecque, que la nation turque n’a point incorporée dans son sein en l’appelant au partage de la communauté civile et politique, elle n’est tenue à aucune condition qui lie les sujets aux souverains et les souverains aux sujets. »
François-René de Chateaubriand,Notes sur la Grèce, 1825.
Victor Hugo, Les Orientales
Victor Hugo est l’un des plus grands romanciers français et une figure du mouvement romantique. Sur le plan politique, il évolue de positions initiales monarchiques vers des idées patriotes, libérales puis républicaines.
« Les Turcs ont passé là.
Tout est ruine et deuil.
Chio l’île des vins n’est plus qu’un sombre écueil.
Chio qu’ombrageaient les charmilles,
Chio qui dans les flots reflétait ses grands bois,
Ses côteaux, ses palais, et le soir quelquefois
Un chœur dansant de jeunes filles.
Tout est désert. Mais non, seul près des murs noircis,
Un enfant aux yeux bleus, un enfant grec assis,
Courbait sa tête humiliée ;
Il avait pour asile, il avait pour appui
Une blanche aubépine, une fleur comme lui dans le grand ravage oubliée. »
Victor Hugo,Les Orientales, 1828.