24 février : proclamation de la Deuxième République par Alphonse de Lamartine à l’Hôtel de ville de Paris.
25-27 février : premières mesure politiques et sociales :
- proclamation du droit au travail sur proposition de Louis Blanc ;
- abolition de la peine de mort en matière politique ;
- création des ateliers nationaux pour donner du travail aux chômeurs.
2-5 mars : suite des mesures politiques et sociales :
- limitation de la journée de travail à 10 heures et à 11 heures en province ;
- liberté totale de la presse et de réunion ;
- adoption du suffrage universel masculin : le corps électoral passe de 246 000 électeurs à plus de 9 millions.
27 avril : abolition de l’esclavage sous l’impulsion de Victor Schoelcher.
21-26 juin : suppression des ateliers nationaux et les conséquences :
- suppression par le parti de l’Ordre qui les considère comme trop coûteux ;
- 400 barricades sont dressées dans Paris en réaction à cette suppression ;
- répression violente conduite par le général Eugène Cavaignac : on compte 3 000 morts et 11 000 prisonniers.
4 novembre : adoption de la Constitution de la Deuxième République.
10 décembre : élection de Louis-Napoléon Bonaparte en tant que premier président avec 74,5 % des suffrages exprimés.
Vocabulaire
Ateliers nationaux : organisation proposée par l’État pour fournir du travail aux chômeurs des grandes villes, en particulier les 180 000 chômeurs parisiens. Cette organisation permet de lancer une campagne de grands travaux. Elle dure trois mois, de février à juin 1848.
Démocratie sociale : courant politique favorable à l’obtention de droits sociaux pour aller vers une société plus égalitaire.
Suffrage universel masculin : droit de vote accordé à tous les hommes majeurs, sans condition de ressource. En 1848, la majorité est fixée à 21 ans.
Les institutions de la Deuxième République - Schéma
L’assemblée constituante - Schéma
Pour la fermeture des ateliers nationaux
« On est venu dire aux travailleurs : la vieille société vous a traité injustement. Croisez les bras, ne retournez pas dans vos ateliers, ces ateliers deviendront vides ; nous les exproprierons pour cause d’utilité publique, nous vous les donnerons et quant aux anciens propriétaires, nous les paierons quand nous pourrons. Notre système à nous c’est que les travailleurs doivent faire vivre l’État, ils l’ont toujours fait, ils le feront toujours, rien d’autre n’est possible. »
Discours prononcé par Michel Goudchaux ministre des Finances du gouvernement provisoire, à l’Assemblée constituante du 15 juin 1848.