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Somme de variables aléatoires

des variables aléatoires réelles définies sur un même univers fini 

Sommaire

Opérations sur les variables aléatoiresVariables aléatoires indépendantesProduit d'une variable aléatoire par un réel, somme d'une variable aléatoire et d'un réelSomme de variables aléatoires
Espérance, variance et opérations sur les variables aléatoiresLinéarité de l'espéranceVariance et opérations sur les variables aléatoiresApplication à la loi binomiale
Échantillon de variables aléatoiresVariables aléatoires somme et moyenne d'un échantillon

Opérations sur les variables aléatoires

Variables aléatoires indépendantes

Définition
Soit 
n
 un entier naturel et
X_1
, 
X_2
, ..., 
X_n
des variables aléatoires réelles définies sur un même univers fini 
\Omega
.
On dit que les variables aléatoires 
X_1
, 
X_2
, ..., 
X_n
 sont(mutuellement) indépendantes si, pour tous réels 
x_1
,
x_2
, ...,
x_n
, on a 
P(X1=x1∩X2=x2∩⋯∩Xn=xn)=P(X1=x1)×P(X2=x2)×⋯×P(Xn=xn)P(X_1=x_1\cap X_2=x_2 \cap \dots \cap X_n=x_n)=P(X_1=x_1) \times P(X_2=x_2) \times \dots \times P(X_n=x_n)P(X1​=x1​∩X2​=x2​∩⋯∩Xn​=xn​)=P(X1​=x1​)×P(X2​=x2​)×⋯×P(Xn​=xn​)
Exemple
On lance trois fois de suite un dé équilibré à six faces, numérotées de 1 à 6.
On appelle 
XXX
 le numéro obtenu au premier lancer, 
YYY
 le numéro obtenu au deuxième lancer et 
ZZZ
 le numéro obtenu au troisième lancer.Alors, les variables aléatoires 
XXX
, 
YYY
, et 
ZZZ
 sont indépendantes.
Remarque
Plus généralement, si l'on considère une succession d'épreuves aléatoires indépendantes, chacune étant reliée à une variable aléatoire réelle, alors ces variables aléatoires sont indépendantes.

Produit d'une variable aléatoire par un réel, somme d'une variable aléatoire et d'un réel

Définition
Soit 
X
 une variable aléatoire réelle, définie sur un univers `\Omega`, et 
a
 un réel non nul.
La variable aléatoire 
aX
 est définie par : pour tout 
\omega \in \Omega
, 
(aX)(\omega)=a\times X(\omega)
.
Ainsi, pour tout réel 
k
, on a 
P(aX=k)=P(X=\frac{k}{a})
.
Exemple
On considère la variable aléatoire 
X
 dont la loi est résumée dans le tableau ci-dessous.
k125P(X=k)121316\begin{array}{|c|c|c|c|}\hline k & 1 & 2 & 5\\\hline P(X=k) & \dfrac{1}{2} & \dfrac{1}{3} & \dfrac{1}{6} \\ \hline\end{array}kP(X=k)​121​​231​​561​​​
On note 
YYY
 la variable aléatoire définie par 
Y=3XY=3XY=3X
.
L'ensemble des valeurs prises par la variable aléatoire 
YYY
 est donc l'ensemble des triples des valeurs prises par la variable aléatoire 
XXX
, c'est-à-dire 
{3;6;15}\{3 ; 6 ; 15\}{3;6;15}
.
On a alors par exemple
P(Y=15)=P(3X=15)=P(X=5)=16P(Y=15)=P(3X=15)=P(X=5)=\dfrac{1}{6}P(Y=15)=P(3X=15)=P(X=5)=61​
.
La loi de 
YYY
 peut être résumée dans le tableau ci-dessous.
k3615P(X=k)121316\begin{array}{|c|c|c|c|}\hline k & 3 & 6 & 15\\\hline P(X=k) & \dfrac{1}{2} & \dfrac{1}{3} & \dfrac{1}{6} \\ \hline\end{array}kP(X=k)​321​​631​​1561​​​
 Définition 
Soit 
X
 une variable aléatoire réelle, définie sur un univers 
\Omega
, et 
b
 un réel.
La variable aléatoire 
X+b
 est définie par : pour tout 
\omega \in \Omega
, 
(X+b)(\omega)=X(\omega)+b
.
Ainsi, pour tout réel 
k
, on a
P(X+b=k)=P(X=k-b)
.
Exemple
On considère la variable aléatoire 
X
 dont la loi est résumée dans le tableau ci-dessous.
k125P(X=k)121316\begin{array}{|c|c|c|c|}\hline k & 1 & 2 & 5\\\hline P(X=k) & \dfrac{1}{2} & \dfrac{1}{3} & \dfrac{1}{6} \\ \hline\end{array}kP(X=k)​121​​231​​561​​​
On note 
YYY
 la variable aléatoire définie par 
Y=X+2Y=X+2Y=X+2
.
L'ensemble des valeurs prises par la variable aléatoire 
YYY
 est donc l'ensemble des valeurs prises par la variable aléatoire 
XXX
 auxquelles on ajoute 2. Il s'agit donc de l'ensemble 
{3;4;7}\{3;4;7\}{3;4;7}
.
On a alors par exemple
P(Y=3)=P(X+2=3)=P(X=1)=12P(Y=3)=P(X+2=3)=P(X=1)=\dfrac{1}{2}P(Y=3)=P(X+2=3)=P(X=1)=21​
.
La loi de 
YYY
 peut être résumée dans le tableau ci-dessous.
k347P(X=k)121316\begin{array}{|c|c|c|c|}\hline k & 3 & 4 & 7\\\hline P(X=k) & \dfrac{1}{2} & \dfrac{1}{3} & \dfrac{1}{6} \\ \hline\end{array}kP(X=k)​321​​431​​761​​​
Exemple
Au casino, une roulette classique comporte 18 cases rouges, 18 cases noires et 1 case verte. Les joueurs peuvent miser sur la couleur rouge ou la couleur noire. Si la bille de la roulette s'arrête sur la case verte, tous les joueurs perdent automatiquement.
Hélène joue à la roulette et mise à chaque fois 2 euros sur la couleur rouge. À chaque partie, sa probabilité de gagner est de 
18/37
. Si elle gagne, elle récupère sa mise et empoche 2 euros supplémentaires.
Hélène joue 5 parties. On appelle 
X
 le nombre de parties gagnées et 
Y
 le gain algébrique d'Hélène après ces 5 parties.Ainsi, 
X
 suit une loi binomiale de paramètres 
5
 et 
18/37
.
Par ailleurs,au bout des 5 parties, Hélène aura quoi qu'il arrive payé 10 euros. Son gain seraalorsde 4 euros multiplié par le nombre de parties gagnées, quiest donné par
X
. On peut ainsi établir que 
Y=4X-10
.
Connaissant la loi de 
X
, il est alors possible de déterminer facilement la loi de 
Y
.

Somme de variables aléatoires

Définition
Soit 
XXX
 et 
YYY
 deux variables aléatoires définies sur un même univers 
Ω\OmegaΩ
.
La variable aléatoire 
X+YX+YX+Y
 est définiepar : pour tout 
ω∈Ω\omega \in \Omegaω∈Ω
, 
(X+Y)(ω)=X(ω)+Y(ω)(X+Y)(\omega)=X(\omega)+Y(\omega)(X+Y)(ω)=X(ω)+Y(ω)
.
Exemple
Un supporter de football a étudié le nombre de buts marqués par son équipe au cours d'une saison. On considère un match au hasard de cette équipeet on appelle 
XXX
 le nombre de buts marqué par cette équipe en première mi-tempsde ce match et 
YYY
 le nombre de buts marqués en seconde mi-tempsde ce match.Ainsi, 
X+YX+YX+Y
 représente le nombre de buts marqués parcette équipe au cours du match.
D'aprèsl'étude de ce supporter, on peut construire l'arbre de probabilités suivant.
La variable aléatoire 
X+YX+YX+Y
 prend les valeurs 0, 1, 2, 3 et 4.
Il est alors possible d'établir la loi de 
X+YX+YX+Y
 en s'appuyant sur cet arbre de probabilités.
Par exemple, on a 
P(X+Y=1)=P(X=0∩Y=1)+P(X=1∩Y=0)=0,55×0,6+0,4×0,35=0,47P(X+Y=1)=P(X=0 \cap Y=1)+P(X=1 \cap Y=0)=0,55 \times 0,6 + 0,4 \times 0,35 =0,47P(X+Y=1)=P(X=0∩Y=1)+P(X=1∩Y=0)=0,55×0,6+0,4×0,35=0,47
La loi de 
X+YX+YX+Y
 peut alors résumée dans le tableau suivant.
k01234P(X+Y=k)0,1650,470,270,0850,01\begin{array}{|c|c|c|c|c|c|}\hline k & 0 & 1 & 2 & 3 & 4 \\\hline P(X+Y=k) & 0,165 & 0,47 & 0,27 & 0,085 & 0,01 \\ \hline\end{array}kP(X+Y=k)​00,165​10,47​20,27​30,085​40,01​​

Espérance, variance et opérations sur les variables aléatoires

Linéarité de l'espérance

Propriété
Soit 
XXX
 et 
YYY
 deux variables aléatoires réelles définies sur un même univers 
Ω\OmegaΩ
. 
Soit 
aaa
 et 
bbb
 deux réels.
On a alors les propriétés suivantes.
E(aX+b)=a×E(x)+bE(aX+b)=a\times E(x)+bE(aX+b)=a×E(x)+b
E(X+Y)=E(X)+E(Y)E(X+Y)=E(X)+E(Y)E(X+Y)=E(X)+E(Y)
Exemple 1
On considère le jeu suivant : on lance un dé équilibré à 6 faces, numérotées de 1 à 6, et on remporte deux fois la somme inscrite sur le dé.
La participation à ce jeu est fixée à 8 euros.
On considère la variable aléatoire 
XXX
qui donne le résultat du lancer et 
YYY
le gain du joueur à l'issue de ce jeu, ce gain pouvant être positif ou négatif.
On a alors 
Y=2X−8Y=2X-8Y=2X−8
.
Par ailleurs, 
E(X)=16×(1+2+3+4+5+6)=216=72E(X)=\dfrac{1}{6}\times(1+2+3+4+5+6)=\dfrac{21}{6}=\dfrac{7}{2}E(X)=61​×(1+2+3+4+5+6)=621​=27​
.
Ainsi, 
E(Y)=2×E(X)−8=2×72−8=−1E(Y)=2\times E(X)-8=2 \times \dfrac{7}{2}-8=-1E(Y)=2×E(X)−8=2×27​−8=−1
.
En moyenne, on perd 1 euro en jouant à ce jeu.
Exemple 2
On lance deux fois de suite un dé à six faces numérotées de 1 à 6.
On note 
XXX
 le résultat du premier lancer et 
YYY
 le résultat du second lancer.
On a alors 
E(X+Y)=E(X)+E(Y)=72+72=7E(X+Y)=E(X)+E(Y)=\dfrac{7}{2}+\dfrac{7}{2}=7E(X+Y)=E(X)+E(Y)=27​+27​=7
.

Variance et opérations sur les variables aléatoires

Propriété
Soit 
XXX
 une variable aléatoire réelle, 
aaa
 un réel non nul et 
bbb
 un réel.
Alors on a 
V(aX+b)=a2V(X)V(aX+b)=a^2V(X)V(aX+b)=a2V(X)
.
Démonstration
Soit \(X\) une variable aléatoire réelle, 
aaa
 un réel non nul et 
bbb
 un réel.
On rappelle que 
V(X)=E[(X−E(X))2]V(X)=E[(X-E(X))^2]V(X)=E[(X−E(X))2]
.
Ainsi, 
V(aX+b)=E[(aX+b−E(aX+b))2]V(aX+b)=E[(aX+b-E(aX+b))^2]V(aX+b)=E[(aX+b−E(aX+b))2]
.
Or, 
E(aX+b)=aE(X)+bE(aX+b)=aE(X)+bE(aX+b)=aE(X)+b
.
On a donc 
V(aX+b)=E[(aX+b−aE(X)−b)2]=E[(aX−aE(X))2]=E[a2(X−E(X))2].V(aX+b)=E[(aX+b-aE(X)-b)^2]=E[(aX-aE(X))^2]=E[a^2(X-E(X))^2].V(aX+b)=E[(aX+b−aE(X)−b)2]=E[(aX−aE(X))2]=E[a2(X−E(X))2].
Finalement, 
V(aX+b)=a2E[(X−E(X))2]=a2V(X)V(aX+b)=a^2E[(X-E(X))^2]=a^2V(X)V(aX+b)=a2E[(X−E(X))2]=a2V(X)
Propriété
Soit 
XXX
 et 
YYY
 deux variables aléatoires réelles indépendantes,définies sur un même univers \(\Omega\). Alors 
V(X+Y)=V(X)+V(Y)V(X+Y)=V(X)+V(Y)V(X+Y)=V(X)+V(Y)
.
Plus généralement, si 
X_1
, 
X_2
, ..., 
X_n
 sont des variables aléatoires réellesdeux à deux indépendantes, alors 
V(X1+X2+⋯+Xn)=V(X1)+V(X2)+⋯+V(Xn)V(X_1+X_2+\dots + X_n)=V(X_1)+V(X_2)+\dots+V(X_n)V(X1​+X2​+⋯+Xn​)=V(X1​)+V(X2​)+⋯+V(Xn​)
.
Remarque
L'hypothèse d'indépendance des variables aléatoires est indispensable ! 
Exemple
On lance une pièce parfaitement équilibrée et on regarde de quel côté la pièce tombe.
    • On note 
XXX
 la variable aléatoire qui vaut 0 si la pièce tombe sur Face et 1 si la pièce tombe sur Pile.
    • On note 
YYY
 la variable aléatoire qui vaut 1 si la pièce tombe sur Pile et 1 si la pièce tombe sur Face.
Ainsi, 
XXX
 et 
YYY
 suivent des lois de Bernoulli, toutes deux de paramètre 
12\dfrac{1}{2}21​
. On rappelle que la variance d'une variable suivant une loi de Bernoulli de paramètre 
ppp
 est 
p(1−p)p(1-p)p(1−p)
.
Ainsi, 
V(X)=V(Y)=12×(1−12)=14V(X)=V(Y)=\dfrac{1}{2}\times \left(1-\dfrac{1}{2}\right)=\dfrac{1}{4}V(X)=V(Y)=21​×(1−21​)=41​
. On a donc 
V(X)+V(Y)=14+14=12V(X)+V(Y)=\dfrac{1}{4}+\dfrac{1}{4}=\dfrac{1}{2}V(X)+V(Y)=41​+41​=21​
.
Cependant, il est impossible d'avoir 
X=0X=0X=0
 et 
Y=0Y=0Y=0
 ou d'avoir 
X=1X=1X=1
et 
Y=1Y=1Y=1
 : cela signifierait en effet que la pièce est à la fois tombée sur Pile et sur Face.
On a donc 
X=0X=0X=0
 et 
Y=1Y=1Y=1
 (si la pièce tombe sur Face) ou bien 
X=1X=1X=1
 et 
Y=0Y=0Y=0
 (si la pièce tombe sur Pile). Dans tous les cas, on a 
X+Y=1X+Y=1X+Y=1
. En particulier, la variable aléatoire 
X+YX+YX+Y
 est constante, sa variance est donc nulle : 
V(X+Y)=0V(X+Y)=0V(X+Y)=0
.
Ainsi, on a 
V(X)+V(Y)≠V(X+Y)V(X)+V(Y)\neq V(X+Y)V(X)+V(Y)=V(X+Y)
.

Application à la loi binomiale

Propriété
Soit 
n
 un entier naturel et
p\in]0;1[
.
On considère 
nnn
 variables aléatoires 
X_1
, 
X_2
, ..., 
X_n
indépendanteset suivant toutes une loi de Bernoulli de paramètre 
p
.
On appelle 
X
 la variable aléatoire définie par 
X=X1+X2+⋯+XnX=X_1+X_2+\dots+X_nX=X1​+X2​+⋯+Xn​
.
Alors 
XXX
 suit une loi binomiale de paramètres 
nnn
 et 
ppp
.
Remarque
Pour tout entier \(i\)compris entre 
111
et `n`, la variable aléatoire 
XiX_iXi​
 prend ses valeurs dans 
{0;1}\{0;1\}{0;1}
, la valeur 
111
correspondant au succès de l'épreuve de Bernoulli associée à cette variable. La somme des variables 
XiX_iXi​
 correspond donc au nombre de fois où la valeur 
111
est obtenue, c'est-à-dire au nombre de succès de ces épreuves identiques et indépendantes : on se retrouve bien dans le cadre de la loi binomiale.
Propriété
Soit 
n
 un entier naturel et
p\in]0;1[
. Soit
XXX
une variable aléatoire suivant une loi binomiale de paramètres 
nnn
 et 
ppp
. Alors :
E(X)=npE(X)=npE(X)=np
V(X)=np(1−p)V(X)=np(1-p)V(X)=np(1−p)
σ(X)=p(1−p)\sigma(X)=\sqrt{p(1-p)}σ(X)=p(1−p)​
Démonstration
Soit 
X_1
, 
X_2
, ..., 
X_n
des variables indépendantes suivant toutes une loi de Bernoulli de paramètres 
nnn
 et 
ppp
.
Soit 
X=X1+X2+⋯+XnX=X_1+X_2+\dots+X_nX=X1​+X2​+⋯+Xn​
. 
D'après la propriété précédente, 
XXX
 suit une loi binomiale de paramètres 
nnn
 et 
ppp
.
Par ailleurs, par linéarité de l'espérance, on a 
E(X)=E(X1)+E(X2)+⋯+E(Xn)E(X)=E(X_1)+E(X_2)+\dots +E(X_n)E(X)=E(X1​)+E(X2​)+⋯+E(Xn​)
.
Or, 
E(X1)=E(X2)=⋯=E(Xn)=pE(X_1)=E(X_2)=\dots=E(X_n)=pE(X1​)=E(X2​)=⋯=E(Xn​)=p
.
Ainsi, 
E(X)=npE(X)=npE(X)=np
.
De plus, les variables aléatoires 
X_1
, 
X_2
, ..., 
X_n
étant indépendantes, on a également 
V(X)=V(X1)+V(X2)+⋯+V(Xn)V(X)=V(X_1)+V(X_2)+\dots +V(X_n)V(X)=V(X1​)+V(X2​)+⋯+V(Xn​)
.
Or, 
V(X1)=V(X2)=⋯=V(Xn)=p(1−p)V(X_1)=V(X_2)=\dots=V(X_n)=p(1-p)V(X1​)=V(X2​)=⋯=V(Xn​)=p(1−p)
.
Ainsi, 
V(X)=np(1−p)V(X)=np(1-p)V(X)=np(1−p)
.
Enfin, 
σ(X)=V(X)=np(1−p)\sigma(X)=\sqrt{V(X)}=\sqrt{np(1-p)}σ(X)=V(X)​=np(1−p)​
.

Échantillon de variables aléatoires

Définition
Soit 
nnn
 un entier naturel.
On appelle échantillon de taille 
nnn
 tout 
nnn
-uplet de variables aléatoiresindépendantes 
(X1,X2,…,Xn)(X_1, X_2, \dots, X_n)(X1​,X2​,…,Xn​)
 suivant toutes la même loi.
Exemple
On lance cinq fois de suite un dé à 6 faces, numérotées de 1 à 6, et on appelle 
XiX_iXi​
 la variable aléatoire qui donne le résultat du 
iii
-ième lancer. 
(X1,X2,X3,X4,X5)(X_1, X_2, X_3, X_4, X_5)(X1​,X2​,X3​,X4​,X5​)
 est alors un échantillon de taille 5.

Variables aléatoires somme et moyenne d'un échantillon

Définition
Soit 
nnn
 un entier naturel et 
(X1,X2,…,Xn)(X_1,X_2,\dots,X_n)(X1​,X2​,…,Xn​)
 un échantillon de taille 
nnn
.
    • La variable aléatoiresomme, notée 
SnS_nSn​
, est la variable aléatoire définie par 
Sn=X1+X2+⋯+XnS_n=X_1+X_2+\dots+X_nSn​=X1​+X2​+⋯+Xn​
.
    • La variable aléatoiremoyenne, notée 
MnM_nMn​
, est la variable aléatoire définie par 
Mn=X1+X2+⋯+Xnn=SnnM_n=\dfrac{X_1+X_2+\dots+X_n}{n}=\dfrac{S_n}{n}Mn​=nX1​+X2​+⋯+Xn​​=nSn​​
Propriété
Soit 
nnn
 un entier naturel et 
(X1,X2,…,Xn)(X_1,X_2,\dots,X_n)(X1​,X2​,…,Xn​)
 un échantillon de taille 
nnn
. On a les résultats suivants :
E(Sn)=n×E(X1)E(S_n)=n \times E(X_1)E(Sn​)=n×E(X1​)
et
V(Sn)=n×V(X1)V(S_n)=n \times V(X_1)V(Sn​)=n×V(X1​)
E(Mn)=E(X1)E(M_n)=E(X_1)E(Mn​)=E(X1​)
et \(V(M_n)=\dfrac{V(X_1)}{n}\)
Démonstration
Cespropriétés découlent naturellement de la linéarité de l'espérance.
Soit \(n\) un entier naturel et 
(X1,X2,…,Xn)(X_1,X_2,\dots,X_n)(X1​,X2​,…,Xn​)
 un échantillon de taille 
nnn
.
On a alors 
E(Sn)=E(X1)+E(X2)+⋯+E(Xn)E(S_n)=E(X_1)+E(X_2)+\dots+E(X_n)E(Sn​)=E(X1​)+E(X2​)+⋯+E(Xn​)
.
Les 
XiX_iXi​
 étant de même loi, leurs espérances sont égales. Ainsi, 
E(Sn)=n×E(X1)E(S_n)=n\times E(X_1)E(Sn​)=n×E(X1​)
 puis 
E(Mn)=E(Snn)=E(Sn)n=n×E(X1)n=E(X1)E(M_n)=E\left(\dfrac{S_n}{n}\right)=\dfrac{E(S_n)}{n}=\dfrac{n\times E(X_1)}{n}=E(X_1)E(Mn​)=E(nSn​​)=nE(Sn​)​=nn×E(X1​)​=E(X1​)
.
Par ailleurs, les variables aléatoires 
X1X_1X1​
, 
X2,X_2,X2​,
..., 
XnX_nXn​
 étantindépendantes, on a alors 
V(Sn)=V(X1)+V(X2)+⋯+V(Xn)=n×V(X1)V(S_n)=V(X_1)+V(X_2)+\dots +V(X_n)=n \times V(X_1)V(Sn​)=V(X1​)+V(X2​)+⋯+V(Xn​)=n×V(X1​)
 puis 
V(Mn)=V(Snn)=V(Sn)n2=n×V(X1)n2=V(X1)nV(M_n)=V\left(\dfrac{S_n}{n}\right)=\dfrac{V(S_n)}{n^2}=\dfrac{n\times V(X_1)}{n^2}=\dfrac{V(X_1)}{n}V(Mn​)=V(nSn​​)=n2V(Sn​)​=n2n×V(X1​)​=nV(X1​)​
.
Exemple
On considère une variable aléatoire 
XXX
 qui suit une loi binomiale de paramètres 
333
 et 
13\dfrac{1}{3}31​
.
On rappelle que 
E(X)=3×13E(X)=3\times \dfrac{1}{3}E(X)=3×31​
 et 
V(X)=3×13×(1−13)V(X)=3\times\dfrac{1}{3}\times \left(1-\dfrac{1}{3}\right)V(X)=3×31​×(1−31​)
.
On considère un échantillon 
(X1,X2,…,X100)(X_1, X_2, \dots, X_{100})(X1​,X2​,…,X100​)
 de 100 variables aléatoiresindépendantes de même loi que 
XXX
.
On note 
M100=1100(X1+X2+⋯+X100)M_{100}=\dfrac{1}{100}(X_1+X_2+\dots+X_{100})M100​=1001​(X1​+X2​+⋯+X100​)
.
On a alors 
E(M100)=E(X)=1E(M_{100})=E(X)=1E(M100​)=E(X)=1
 et \(V(M_{100})=\dfrac{V(X)}{100}=\dfrac{2}{300}\).