Nous avons vu comment la banque centrale détermine le taux d’intérêt directeur et les conséquences de ses variations sur le taux d’intérêt des prêts bancaires. Nous avons compris que la banque centrale pouvait ainsi avoir une influence sur le taux d’inflation. Nous allons chercher à comprendre désormais comment les interventions de la banque centrale peuvent avoir un impact sur l’activité économique, autrement dit sur la croissance économique et sur l’emploi.
L'objectif principal de la BCE est, selon l’article 127 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, de « maintenir la stabilité des prix ». Toutefois, l’article 127 du traité de l’UE stipule également que la BCE a comme objectif secondaire la poursuite des objectifs de l’Union, notamment une croissance équilibrée et la poursuite du plein emploi.
La politique monétaire influe les dépenses des ménages et des entreprises
Les banques centrales utilisent les variations du taux d’intérêt directeur comme instrument principal de leur politique monétaire pour stabiliser l’activité économique. La politique monétaire repose sur la capacité de la banque centrale à influencer, avec son taux d’intérêt directeur, les taux d’intérêt des prêts offerts par les banques commerciales, et ainsi les dépenses des ménages et des entreprises (demande sur le marché des biens et des services).
Les dépenses telles que la consommation des ménages ou les achats de biens d’équipement par les entreprises ont un effet direct sur l’activité économique. Si la demande de biens et de services auprès des entreprises est importante, celles-ci sont incitées à produire davantage pour y répondre, et l’emploi augmente, ce qui permet de lutter contre le chômage.
Pour comprendre ce mécanisme de transmission, nous allons étudier comment la baisse du taux d’intérêt directeur permet de stimuler l’activité économique à travers la mise en place d’une politique monétaire de relance ou expansionniste.